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Conseils, science, sante et bien-être


Doit-on s’inquiéter du mercure?

Publié par MaRichesse.Com sur 1 Août 2016, 10:14am

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE

Doit-on s’inquiéter du mercure?

La pêche est une activité très prisée en été. Rien n’égale le goût d’un bon poisson qu’on vient tout juste de pêcher. En prime, le poisson est excellent pour la santé. Il apporte de précieux oméga 3, de la vitamine D et des protéines. Pourtant, certains poissons contiennent davantage de mercure et doivent être consommés avec modération.

DU MERCURE DANS MON ASSIETTE ?

Doit-on s’inquiéter du mercure?
PHOTO FOTOLIA

Le mercure est naturellement excrété dans l’air par les roches et le sol mais c’est l’activité humaine (activité agricole, industrie chimique, etc.) qui augmente d’avantage sa concentration. Ce ­métal gazeux à température ambiante est transporté dans l’air et se dépose sur les forêts, dans les rivières et les lacs avec la poussière, la pluie et la neige. Il est alors assimilé par les végétaux et les animaux. Au fond des eaux, le mercure est transformé par les bactéries en méthylmercure (la forme du mercure la plus toxique), puis passe dans la chaine alimentaire des sédiments jusqu’aux poissons. Le méthylmercure a la capacité de s’accumuler dans les tissus des organes et de se concentrer de plus en plus tout au long de la chaine alimentaire. La contamination des poissons varie en fonction de plusieurs facteurs :

  • L’espèce : Les espèces ­piscivores, c’est-à-dire les poissons qui se nourrissent d’autres poissons, sont les plus contaminées;
  • L’âge : Dans la même espèce, les plus gros poissons contiennent généralement une plus grande concentration en mercure;
  • Le lieu : La mise en eau de réservoirs crée une augmentation de la teneur en mercure dans les poissons.

LES RISQUES POUR LA SANTÉ HUMAINE

Doit-on s’inquiéter du mercure?
PHOTO FOTOLIA

Le mercure que l’on retrouve dans les poissons (sous forme de méthylmercure) pénètre facilement le cerveau, où il peut demeurer longtemps. Le corps est incapable de rejeter le mercure ingéré. Chez la femme enceinte, il peut même traverser le placenta et s’accumuler dans le cerveau et les tissus du fœtus. L’enfant peut également être contaminé par l’ingestion du lait maternel. Le système nerveux, spécialement le système en développement d’un enfant, est très sensible au méthylmercure. Les effets varient selon le niveau d’exposition. Ils incluent une baisse du QI, des retards moteurs et verbaux, un manque de coordination, des problèmes de cécité ou encore des crises d’épilepsie. Chez les adultes, les effets d’une exposition importante au méthylmercure se traduisent par des changements de personnalité, des tremblements, des troubles visuels, des problèmes de surdité, la perte de coordination musculaire et de sensation, des troubles de la mémoire et des déficiences intellectuelles. De plus, il n’existe malheureusement aucun traitement pour enlever le mercure de l’organisme. La prévention est donc de mise.

 

Les limites de consommation suggérées

Doit-on s’inquiéter du mercure?
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Aucune limite

Grand corégone, omble de fontaine (truite mouchetée), autres truites (sauf le touladi), éperlan arc-en-ciel, saumon de l’Atlantique, poulamon, et alose savoureuse

1 repas par semaine ou moins

Barbotte, crapet, esturgeon, lotte, meunier, et perchaude

2 repas par mois

Achigan, brochet, doré, maskinongé, et touladi (truite grise)

BONNE NOUVELLE

Les bienfaits de la consommation de poisson dépassent amplement les désavantages associés à la contamination au mercure, en autant que l’on surveille la quantité consommée. Plusieurs études ont associé la consommation de poisson à un plus faible risque cardiovasculaire. Sa richesse en oméga-3 et sa faiblesse en gras saturés en font une protéine de choix. Le poisson apporte aussi du sélénium, de la vitamine D, du magnésium, du fer et du cuivre.

Teneur en oméga-3 de quelques poissons /portion de 75 g cuit

  • Saumon atlantique sauvage 1300 mg
  • Éperlan arc-en-Ciel 620 mg
  • Truite arc-en-Ciel 530 mg
  • Corégone 310 mg
  • Doré jaune 280 mg
  • Grand Brochet 250 mg
  • Perchaude 230 mg

LES MEILLEURES OPTIONS

Doit-on s’inquiéter du mercure?
PHOTO FOTOLIA

Parmi les poissons de pêche sportive du Québec qui contiennent des quantités appréciables d’oméga-3 et qui sont à la fois peu contaminés par le mercure, on trouve l’omble, le saumon, l’éperlan, la truite arc-en-ciel et le corégone.

Conseils de la nutritionniste

Doit-on s’inquiéter du mercure?
PHOTO FOTOLIA
  1. On mange du poisson au moins deux fois par semaine en respectant les limites de consommation pour les poissons les plus riches en mercure
  2. On opte pour des modes de cuisson santé (grillé, poché, au four, au BBQ)
  3. On choisit des produits issus de pêche durable
  4. On varie les sortes de poisson

 

Pêche responsable pour savourer de bons produits toute l’année

  • Il est essentiel d’apprendre à faire des choix respectueux de ­l’environnement si on veut que les générations futures puissent elles aussi profiter des produits marins. Quelques conseils :
  • Éviter de consommer les poissons qui se trouvent sur la liste rouge de Greenpeace (www.greenpeace.ca /poisson);
  • Choisir des poissons capturés par des engins de pêche sélectifs (à la main, au harpon, à la canne ou avec des casiers);
  • Acheter des produits marins locaux;
  • Manger des espèces situées au bas de la chaîne alimentaire.

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