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Copacabana, la plage où le sport est roi

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Août 2016, 06:46am

Catégories : #BRESIL, #SPORTS

Copacabana, la plage où le sport est roi

Avec son impressionnant à-pic au-dessus de la plage, le stade de beach volley est déjà le souvenir iconique de Rio 2016. Copacabana,

qui accueille aussi le triathlon, la nage en eau libre et les arrivées des compétitions cyclistes sur route, est l’un des hauts lieux des Jeux olympiques. Lorsque tout ceci sera fini, il restera Copacabana et ses sportifs amateurs par dizaines de milliers.

C’est la première chose qui étonne lorsque l’on découvre cette plage mythique, un parfait arc de cercle de 4,5 kilomètres de long: partout, des gens font du sport. Natation, surf, paddle, beach volley, course à pied, cyclisme, musculation, football et divers jeux de raquette. Ils s’y adonnent avec application et sans souci du regard extérieur, tels ces joueurs de «frescobol», un jeu de raquettes auquel tous les vacanciers du monde ont sans doute joué au moins une fois. Mais ici, pardon, c’est du sérieux. Les joueurs, distants d’une dizaine de mètres, frappent fort et à l’horizontal. But du jeu: réussir le plus d’échanges possible en une minute. Lorsque plusieurs parties sont engagées simultanément, les balles de caoutchouc claquent sur les raquettes de bois et donnent vie à un orchestre de percussion. C’est le rythme de Copacabana.

En Europe, plage est synonyme de repos. «Farniente», disent les Italiens. C’est tout l’opposé à Rio où Copacabana – ses eaux tempérées, son sable blanc qui crisse légèrement sous le pied, sa promenade aux célèbres mosaïques ondulées et la piste cyclable qui la borde – offre aux habitants l’une de ses rares surfaces planes, dégagées et sûres. Alors Rio se bouge du matin jusqu’à la tombée de la nuit (18h en ce mois d’août). Il y a quelques années, un décret a repoussé les amateurs de jeux de balle au fond de la plage, où des cages de football et des filets de volley ont été plantés dans le sable.

Copacabana revendique la paternité du beach soccer et du beach volley. C’est discutable pour le volley, Malibu a quelques arguments. «Disons que le beach volley professionnel est né ici», tranche la sélectionnée olympique suisse Nadine Zumkehr. Pas de discussion en revanche pour le football de plage. Il fait partie de l’âme carioca. «Ici, il y a une trentaine d’années, il y avait au moins vingt terrains de Botafogo jusqu’à Leblon, avec un championnat très suivi, explique un sexagénaire affairé à regarder un match. Même un joueur comme Romario venait jouer sur la plage quand il venait en vacances.»

Le jeu est d’un niveau moyen, même si la technique imposée par le sable (soulever le ballon, pas les pieds) est très particulière. «C’est très fatigant et ça vous laisse les pieds dans un sale état», explique Luis, qui loue des parasols et des chaises longues après avoir vécu sept ans à Sion. Le match est fini, Luis retourne à ses clients, le retraité déterre le poteau de corner aux couleurs du Vasco de Gama et ramasse le ruban qui fait office de ligne de touche.

A ce futebol classique adapté au sable, d’autres préfèrent des versions plus libres, comme l’altinho, où les joueurs forment un cercle et s’efforcent de ne jamais laisser le ballon tomber au sol. Il y a aussi le futo vôlei, du beach volley pratiqué sans les mains. Les joueurs frappent le ballon de la poitrine avec une souplesse et une force étonnantes. Pas assez cependant pour deux touristes françaises qui, comme tant d’autres, s’étaient arrêtées pour jeter un coup d’oeil, des fois qu’il y aurait là le futur crack du football brésilien. «Allez, on se tire, ils ne savent pas faire trois passes de suite…»

C’est que tout le monde n’est pas un champion. D’ailleurs, tous les Cariocas ne sont pas beaux et musclés, loin s’en faut. Mais tous ont un rapport au corps libre et décomplexé. Les amputés exhibent leur moignon dans l’indifférence. On se promène torse nu sur Avenida Atlantico, parfois même pieds nus. Ceux qui sont vêtus portent souvent le maillot de leur club de football favori, noir et blanc pour Botafogo, blanc, vert et grenat pour Fluminense, rouge et noir pour Flamengo, et auriverdepour tous les autres.

A ce qui ressemble à un arrêt de bus, un vieil homme fait quelques étirements. Il habite juste de l’autre côté de l’Avenida. «Avant, je courais; désormais je me contente de marcher.» On lui demande d’où vient cette passion de la ville pour le sport. «Des conditions de vie. Ici, il fait beau tout le temps, faire du sport, c’est sain et c’est facile à faire.»

L’arrêt de bus est en fait une station de fitness, avec quelques appareils sommaires et un tableau d’exercices. Il y en a tous les 200 m mais les vrais adeptes de street workout (la musculation en plein air, souvent avec des machines rudimentaires) se retrouvent à l’autre bout de la plage, sur le surplomb rocheux qui sépare Copacabana d’Ipanema. On y trouve également les amateurs de surf, car les rouleaux y sont plus réguliers et mieux formés.

Soudain, un vent violent obscurcit le ciel, soulève le sable et fait chuter la température de plusieurs degrés. Les parties s’arrêtent pour un autre sport: la chasse aux casquettes et au parasol. Après tout, on est en plein hiver. 

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