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AVC : les oméga 3 diminueraient les dommages cérébraux après une attaque

Publié par MaRichesse.Com sur 24 Août 2016, 17:33pm

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #CERVEAU, #NUTRITION

AVC : les oméga 3 diminueraient les dommages cérébraux après une attaque

Une étude américaine montre les effets réparateurs d'injections d' omégas 3, ces acides gras essentiels, sur le cerveau de souris victimes d'un accident cérébral à la naissance. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements chez les nourrissons et les adultes victimes d'attaque cérébrale.

Des chercheurs américains du Columbia University Medical Center (CUMC) ont traité des souris âgées de 10 jours victime d'un accident cérébral à la naissance avec une émulsion grasse contenant de l'EPA (acide eicosapentaénoïque) et du DHA (acide docosahexaénoïque), deux acides gras polyinsaturés de la famille des Oméga 3, présents en abondance dans la chair des poissons des mers froides.

Ces acides gras entrent également dans la composition de certaines huiles comme l'huile de colza ou l'huile de noix. Ils sont apportés en faible quantité par notre alimentation. Lors de tests scientifiques préalables, l'huile de foie de morue s'est révélée efficace pour protéger des organes et des cellules après la privation d'oxygène, réduisant ainsi l'inflammation et la mort cellulaire.

Les chercheurs ont évalué la fonction neurologique des souris après 24 heures puis 8 à 9 semaines après la blessure cérébrale, sachant que l'accident atteint la motricité (hémiplégie), la sensibilité (anesthésie, douleurs), le langage chez l'homme (apahasie), et la vision.

Le lendemain du traitement, les souris qui ont reçu une injection de DHA montrait une réduction significative de la blessure cérébrale. Dans les semaines suivantes, le groupe de "souris DHA" manifestait de meilleures fonctions cérébrales comparées aux souris non traitées.

Les chercheurs ont également constaté une augmentation des concentrations de DHA dans les mitochondries du cerveau, ces usines productrices d'énergie au sein des cellules qui peuvent être lésées par des radicaux libres quand le flux sanguin est rétabli dans le cerveau après une attaque. Ce processus, connu comme "la blessure de reperfusion", est une des causes de dégâts cérébraux après la privation d'oxygène et de nutriments.

"Nos découvertes suggèrent que l'injection de l'oméga 3, effectuée après un événement semblable à une attaque, a la capacité de protéger les mitochondries du cerveau contre les effets négatifs des radicaux libres", indique Vadim S. Ten, pédiatre et coauteur de l'étude.

L'interruption de flux sanguin et l'apport d'oxygène au cerveau pendant ou peu de temps après la naissance est une cause majeure de dégâts cérébraux chez les nouveau-nés, engendrant des séquelles neurologiques irréparables chez plus de 25 % des nourrissons touchés. Les scientifiques expliquent que ce phénomène est identique à une attaque adulte qui survient chez un adulte."

Désormais, des essais cliniques sont nécessaires pour déterminer si administrer des émulsions de lipides contenant de la DHA rapidement après une atteinte cérébrale offre une même action neuroprotectrice neuroprotective chez les bébés et les adultes. Selon les chercheurs, si les tests s'avèrent efficaces, une nouvelle thérapie pourrait voir le jour.

Selon France AvC, il y a près de 150 000 personnes atteintes chaque année en France par un accident neuro-vasculaire et 500 000 en général. L'âge moyen de survenue d'un AVC est de 73 ans: 70 ans pour les hommes et 76 ans pour les femmes. Les facteurs de risque sont l'âge, les antécédents familiaux, le diabète, l'hypertension artérielle, le tabagisme, un taux élevé de cholestérol, l'obésité et le surpoids.

Cependant, l'AVC peut survenir chez l'enfant en phase prénatale, ou dans l'utérus, pendant les 28 premiers jours de vie, chez le nouveau-né, ou pendant l'enfance, jusqu'à l'âge de 16 ans. La cause est inconnue la plupart du temps. 70 % d'entre eux en gardent des séquelles. 

Ces travaux ont été publiés dans la revue Plos One.

Pour consulter l'étude : http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0160870

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