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Conseils, science, sante et bien-être


Aux États-Unis, une jeunesse noire sapée comme jamais

Publié par MaRichesse.Com sur 29 Août 2016, 13:07pm

Catégories : #PHOTO, #RACISME, #ETATS-UNIS

Maï Lucas parcourt les rues de New York depuis vingt ans. «Mon objectif  aux États-Unis, c’est de rendre compte de cette jeunesse afro-américaine et latino qui vit et qui crée et dont on parle tres peu et rarement de maniere valorisante.» La photographe expose au Festival portrait(s) de Vichy (jusqu'au 4 septembre), un travail intitulé «We American Flavor», pour renforcer l'idée de cette présence qui «change le cours de l'Amérique et apporte du goût à ce pays».

We American Flavor | Maï Lucas   «Je suis arrivée aux États-Unis lorsque naissait la culture hip-hop avec son audace, sa fraîcheur dans la danse, la musique et l’art en général. L'envie d'en être témoin était un mélange entre une curiosité et une envie de mémoire.»

We American Flavor | Maï Lucas «Je suis arrivée aux États-Unis lorsque naissait la culture hip-hop avec son audace, sa fraîcheur dans la danse, la musique et l’art en général. L'envie d'en être témoin était un mélange entre une curiosité et une envie de mémoire.»

We American Flavor | Maï Lucas   «J’ai alors commencé un travail personnel autour des Afro-Américains et je suis revenue chaque année, comme un pèlerinage, pour témoigner de cette culture à New York. On ne parle pas de cette Amérique, ou seulement à travers des faits divers, et on la connaît très mal.»

We American Flavor | Maï Lucas «J’ai alors commencé un travail personnel autour des Afro-Américains et je suis revenue chaque année, comme un pèlerinage, pour témoigner de cette culture à New York. On ne parle pas de cette Amérique, ou seulement à travers des faits divers, et on la connaît très mal.»

«L’environnement des noirs américains dans lequel j’évolue est très austère. La seule beauté et le soleil des quartiers, ce sont les gens et ce qu’ils y amènent. Il y a des grillages et peu de lieux de loisir. On peut y voir un côté artificiel de la représentation alors qu’en fait c’est l’essence même de l’existence. À travers ces photos, je témoigne d’un combat des jeunes pour ne pas être invisibles.»

«L’environnement des noirs américains dans lequel j’évolue est très austère. La seule beauté et le soleil des quartiers, ce sont les gens et ce qu’ils y amènent. Il y a des grillages et peu de lieux de loisir. On peut y voir un côté artificiel de la représentation alors qu’en fait c’est l’essence même de l’existence. À travers ces photos, je témoigne d’un combat des jeunes pour ne pas être invisibles.»

«Ma démarche part de la street photography. Je photographie les quartiers, leurs rues et leurs jeunes. La rue est un véritable salon dans ces quartiers, il y a de la musique, on traîne, on boit des coups, et c'est essentiellement la jeunesse qui occupe les lieux. Comme je suis photographe de mode, je vois la fraîcheur des jeunes, leur manière de s’inventer et ce qu'ils apportent aux différents styles. Mes portraits témoignent de leur vie, de leur manière de participer à leur communauté et de leur volonté d’exister en employant le magnifique.»

«Ma démarche part de la street photography. Je photographie les quartiers, leurs rues et leurs jeunes. La rue est un véritable salon dans ces quartiers, il y a de la musique, on traîne, on boit des coups, et c'est essentiellement la jeunesse qui occupe les lieux. Comme je suis photographe de mode, je vois la fraîcheur des jeunes, leur manière de s’inventer et ce qu'ils apportent aux différents styles. Mes portraits témoignent de leur vie, de leur manière de participer à leur communauté et de leur volonté d’exister en employant le magnifique.»

«J’ai voulu imprimer cette jeunesse, cette génération qui existe bel et bien, qui brille, qui a des styles, crée des mouvements: punk, afro-punk, soul, hip-hop… C’est elle qui porte ces mouvements. Et je veux témoigner de cette créativité naissante de la rue qui s’imprègne et qui devient culture auprès du peuple.»

«J’ai voulu imprimer cette jeunesse, cette génération qui existe bel et bien, qui brille, qui a des styles, crée des mouvements: punk, afro-punk, soul, hip-hop… C’est elle qui porte ces mouvements. Et je veux témoigner de cette créativité naissante de la rue qui s’imprègne et qui devient culture auprès du peuple.»

«Quand on voit les photos en petit, on est frappé par la couleur, l’éclat. Quand on les voit en grand, on est frappé par les regards de ces jeunes qui portent quelque chose en eux de très mature.»

«Quand on voit les photos en petit, on est frappé par la couleur, l’éclat. Quand on les voit en grand, on est frappé par les regards de ces jeunes qui portent quelque chose en eux de très mature.»

«Même si depuis quelques années, j'observe une sorte de rêve qui hélas s’essouffle, j'y vois tout de même beaucoup d'espoir. Le sort des noirs américains évolue, mais d’une manière infime et les opportunités restent très faibles. Pourtant, cette jeunesse est dans une continuelle créativité et a un impact sur celle du monde entier.»

«Même si depuis quelques années, j'observe une sorte de rêve qui hélas s’essouffle, j'y vois tout de même beaucoup d'espoir. Le sort des noirs américains évolue, mais d’une manière infime et les opportunités restent très faibles. Pourtant, cette jeunesse est dans une continuelle créativité et a un impact sur celle du monde entier.»

«Mon travail a grandi autour des quartiers noirs américains et ensuite des quartiers latinos américains. Au début, j’allais dans les quartiers les plus proches de New York (Queen, Brooklyn, Harlem), mais petit à petit la gentrification a poussé les noirs plus loin dans le ghetto. Aujourd'hui, je dois aller de plus en plus loin, faire trois heures de métro, pour retrouver leur identité à l’état pur.»

«Mon travail a grandi autour des quartiers noirs américains et ensuite des quartiers latinos américains. Au début, j’allais dans les quartiers les plus proches de New York (Queen, Brooklyn, Harlem), mais petit à petit la gentrification a poussé les noirs plus loin dans le ghetto. Aujourd'hui, je dois aller de plus en plus loin, faire trois heures de métro, pour retrouver leur identité à l’état pur.»

«Je ne photographie pas les gens parce qu’ils sont bling-bling ou extraordinaires, je photographie les gens que je trouve juste, qui créent un style qui leur est unique et qui leur va. Ils sont porteurs d’authenticité.»

«Je ne photographie pas les gens parce qu’ils sont bling-bling ou extraordinaires, je photographie les gens que je trouve juste, qui créent un style qui leur est unique et qui leur va. Ils sont porteurs d’authenticité.»

«Pour moi, un portrait est un échange. Un bon portrait, c’est un moment où la personne se dévoile et s’abandonne, où elle accepte de se faire photographier dans son intégrité du moment. En fait, j’espère être un passeur à travers mes photos.»

«Pour moi, un portrait est un échange. Un bon portrait, c’est un moment où la personne se dévoile et s’abandonne, où elle accepte de se faire photographier dans son intégrité du moment. En fait, j’espère être un passeur à travers mes photos.»

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