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Arnaud Montebourg : programme, primaire, Hollande... Ce qu'il faut retenir de son discours à Frangy-en-Bresse

Publié par MaRichesse.Com sur 22 Août 2016, 05:18am

Catégories : #FRANCE, #POLITIQUE

Arnaud Montebourg : programme, primaire, Hollande... Ce qu'il faut retenir de son discours à Frangy-en-Bresse

Ancien ministre socialiste de l'Économie, Arnaud Montebourg a annoncé dimanche sa candidature à la présidentielle de 2017, depuis la tribune de Frangy-en-Bresse en Saône-et-Loire. "Je suis candidat à la présidence de la République française", a ainsi déclaré le Bourguignon. Il en a également profité pour dresser un bilan de la France. Bilan qu'il juge catastrophique, mais qu'il compte redresser à l'aide d'un projet "socialiste", et de gauche, mais "une gauche ancrée dans la réalité". 

Outre les fondations d'une nouvelle République, et l'introduction en politique de citoyens lambdas, Arnaud Montebourg a une fois de plus réitéré son souhait de remettre au centre de l'activité économique les PME, "les héroïnes du Made in France", si cher à ses yeux. L'ancien ministre estime qu'il est bien placé pour en parler puisque lui-même, après avoir démissionné de son poste ministériel en 2014, a tenté l'aventure de entrepreneuriat en montant sa propre structure : Les équipes du Made in France. À Frangy ce dimanche, le candidat a souhaité entre autres réaffirmer ses valeurs de préférence nationale et sa critique du gouvernement actuel.  

Le bilan "indéfendable" de François Hollande

Première cible d'Arnaud Montebourg dans son discours : François Hollande. L'ancien ministre du Redressement productif a ouvertement critiqué le bilan de l'actuel chef de l'Etat, un bilan qui "n'est pas défendable" selon lui. Expliquant que son opposition à la politique du président était la raison pour laquelle il annonçait sa candidature. "Si je suis candidat au rassemblement d'une majorité de Français, c'est d'abord parce qu'il m'est impossible, comme à des millions de Français, de soutenir l'actuel président de la République", a-t-il ainsi déclaré.

Il a par ailleurs invité François Hollande à "bien réfléchir à sa décision" de se représenter ou non, "en prenant en compte l'intérêt supérieur du pays". Il a mentionné au passage "la faiblesse inédite et historique qui est la sienne au regard des Français", et son refus de suivre l'actuel président les yeux fermés, affirmant qu'il n'était pas "l'un de ses inconditionnels" et qu'il ne l'avait "jamais été".

Quid de la primaire à gauche ?

Arnaud Montebourg est cependant resté silencieux sur son éventuelle participation à la primaire à gauche. Réaffirmant que son projet était un projet socialiste "par filiation" et de par son identité politique. Il a toutefois précisé préférer "l'efficacité" à l'idéologie, sans jamais évoquer la primaire organisée par le PS. L'ancien ministre attendra-t-il de prendre connaissance des modalités d'organisation du scrutin, dévoilées en octobre prochain, avant de se prononcer ? 

Dans son discours, long de plus d'une heure, il n'a pas une seule fois prononcé le mot de "primaire", ni même celui de "parti socialiste". Mais a cependant eu cette phrase : "Je sais que jusqu'au mois de mai 2017 le chemin sera escarpé et les obstacles à vaincre seront innombrables", évoquant l'idée d'un duel dépassant le simple cadre de la primaire à gauche.

L'Union européenne : bras de fer avec une "entreprise en faillite"

Arnaud Montebourg ne s'est jamais caché de son scepticisme à l'égard de l'Union européenne, entité qui selon lui réduisait les peuples à de simples petites mains, pendant que les gros poissons tiraient leurs épingles du jeu. Dans son discours de Frangy, l'homme politique n'a pas hésité à aller plus loin encore, évoquant une union semblable à une entreprise en faillite. "L'union n'a pas été capable de sortir l'Europe de la crise pendant que le monde entier en est sorti, elle s'y est enlisée et nous y a même inutilement enfoncés. L'union n'a pas été capable de transformer le système financier, lequel a réussi, comble du scandale, à transférer sur les contribuables le fardeau de ses erreurs". 

À ce titre, Arnaud Montebourg souhaite une refonte complète du traité de Rome, critiquant un projet devenu "libéral extrémiste, autoritaire et oligarchique". Il s'engage à assumer les sanctions que déciderait Bruxelles en cas de non respect du principe de "concurrence libre et non faussée", inscrite dans les traités européens.

La menace terroriste imputée à Sarkozy

Sur le volet de la lutte anti-terroriste, Arnaud Montebourg n'a pas mâché ses mots et n'a pas hésité à accuser Nicolas Sarkozy d'être la raison première de la défaillance du système français. "L'affaiblissement du renseignement territorial a été organisé avec la disparition des renseignements généraux et la destruction de la police de proximité a été décidé", a lancé le candidat en rappelant les décisions prises pendant le mandat du Républicain. "Ce qui nous a fait perdre dix ans de vigilance et d'encadrement dans les zones sensibles aujourd'hui minées par le djihadisme".

La loi Travail restera mais pas en l'état

Alors que certains candidats de gauche, à l'instar de Benoît Hamon, ont fait de l'abrogation de la loi Travail une de leurs promesses de campagne, Arnaud Montebourg entend prendre un chemin quelque peu différent. L'ancien ministre n'a donc pas parlé de retirer la loi mais de la "rediscut[er], réform[er], renégoci[er]". Sans toutefois apporter davantage de précisions quant aux modifications à apporter. 

Supprimer les impôts prélevés pendant le quinquennat de François Hollande

Alors que la question de l'impôt a empoisonné le quinquennat de François Hollande depuis son élection, Arnaud Montebourg a affirmé qu'il souhaitait une annulation "progressive" des hausses d'impôts observées sur ces cinq dernières années. Cette mesure ne concernerait pas tous les Français, mais les classes "moyennes et populaires". Le candidat va même plus loin : il promet de diminuer l'impôt sur les revenus, les salaires et l'emploi afin de relancer l'économie française. 

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