Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


5 critères pour reconnaître un syndrome métabolique

Publié par MaRichesse.Com sur 22 Août 2016, 12:58pm

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #5-TRUCS-A-SAVOIR

5 critères pour reconnaître un syndrome métabolique

Tension artérielle survoltée, tour de taille généreux, glycémie élevée... Gare au syndrome métabolique ! "Ce syndrome n'est pas une maladie en soi, mais un ensemble de signes qui, lorsqu'ils sont associés, sont le témoin d'un excès de graisses toxiques pour l'organisme" explique le docteur Boris Hansel, endocrinologue et nutritionniste à l'hôpital Bichat-Claude-Bernard (Paris). Le syndrome métabolique constitue actuellement un problème de santé publique majeur, selon la Fédération Internationale du Diabète (FID) qui a participé en 2009 à la mise en place d'un consensus pour le définir.

Cinq critères pour reconnaître un syndrome métabolique

Les graisses toxiques à l'origine du syndrome métabolique sont des graisses viscérales, appelées communément graisses abdominales . Cinq critères permettent de savoir si une personne souffre ou non de syndrome métabolique :

  1. le tour de taille , s'il est supérieur à 94 cm pour les hommes et à 80 cm pour les femmes en Europe
  2. le taux de sucre dans le sang (ou glycémie ) à jeun, s'il est supérieur à 1 gramme par litre (g/l)
  3. le taux de graisses dans le sang, notamment celui des triglycérides , s'il dépasse 1,5 g/l
  4. le taux de  "bon" cholestérol (ou HDL-cholestérol), s'il est inférieur à 0,4 g/l chez les hommes et à 0,5 g/l chez les femmes
  5. la tension artérielle si elle est supérieure à 130/85 mmHg.

Le médecin parlera de syndrome métabolique si une personne présente au moins trois de ces anomalies.

La sédentarité, la mauvaise alimentation et la génétique mis en cause

Le syndrome métabolique touche autant les femmes que les hommes. En France, il concerne environ 15 % de la population adulte. Premier facteur : la génétique. "Mais impossible d'agir dessus ou de savoir à l'avance si on aura ou non un syndrome métabolique", précise le docteur Hansel. En parallèle, des facteurs environnementaux contrôlables entrent en jeu dans la survenue de ce syndrome : la  sédentarité , une alimentation trop riche en quantité , letabac et le manque de sommeil , qui participent tous à une accumulation de graisse abdominale. Enfin, le risque de développer un syndrome métabolique augmente avec l'âge car "plus on vieillit, plus la graisse abdominale s'accumule", avertit le docteur Hansel.

Des signes annonciateurs de maladies cardiovasculaires et de diabète

Les critères du syndrome métabolique doivent être interprétés comme dessignes d'alerte . Ainsi, les deux complications les plus fréquentes du syndrome métabolique sont le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires (AVC , thrombose, infarctus ...). Les personnes souffrant de ce syndrome ont également plus de risques de développer une maladie du foie métabolique (ou hépatopathie métabolique) qui correspond à une accumulation de graisse à l'intérieur du foie, pouvant évoluer en cirrhose . Le syndrome métabolique augmente par ailleurs les risques de syndrome des ovaires polykystiques , qui peut diminuer la fertilité, voire même causer une stérilité chez la femme en âge de procréer. Parmi les autres complications possibles, le docteur Hansel cite aussi l' apnée du sommeil et la goutte . Enfin, plusieurs études ont mis en avant un lien entre le syndrome métabolique et la démence ou les cancers(tels que la leucémie, le myélome, le cancer colorectal, le cancer du foie, de l'estomac, de l'œsophage, du pancréas, du sein, de l'ovaire ou de l'utérus). Mais pour le moment, la relation de cause à effet entre le syndrome et ces pathologies n'a pas pu être démontrée.

Revoir son hygiène de vie est le seul traitement qui existe

Comme le syndrome métabolique n'est pas une maladie en soi, il n'existe pas de traitement médicamenteux. La solution ? Revoir son mode de vie. "Il faut corriger plusieurs critères hygiéno-diététiques pour faire régresser le syndrome métabolique", révèle Boris Hansel. Cinq facteurs peuvent ainsi limiter les risques de complications du syndrome métabolique :

  • Lutter contre la sédentarité en marchant 10 000 pas par jour .
  • En plus des 10 000 pas quotidien, pratiquer une activité physique ou sportive conformément aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé ( OMS ). Cette activité doit faire appel à l'endurance, durer au moins 10 minutes sans interruption et, sur la semaine, atteindre un cumul de 150 minutes (2h30) au minimum, 300 minutes (5h) dans l'idéal. "Sortir son chien, monter les escaliers quelques fois dans la journée et descendre une station de métro plus tôt ne constituent pas des pratiques suffisantes pour lutter contre la sédentarité. Il faut aussi s'adonner à une véritable activité physique ou sportive de façon soutenue et régulière", insiste le docteur Hansel.
  • Niveau alimentation, il faut réduire les quantités totales pour réduire les quantités de graisses absorbées. A noter : "on mange tous 20 à 30% de trop en quantité !" remarque l'endocrinologue. Petite astuce simple pour réduire les quantités : utiliser des assiettes plus petites ... C'est simple mais ça marche !
  • Ne pas fumer. Même si l'arrêt du tabac peut faire prendre deux ou trois kilos, sur le long terme, le tabac favorise la montée de la graisse dans le ventre. "Pour un même poids, un fumeur a donc plus de graisses dans le ventre qu'un non-fumeur" explique le docteur Hansel.
  • Respecter le rythme de sommeil que notre corps souhaite avoir, en instaurant un rythme régulier, avec des horaires de coucher et de lever identiques tous les jours, la semaine comme le week-end.

Bon à savoir, pour s'éviter des frais ou des efforts inutiles : la liposuccion et les abdos ne sont d'aucun recours contre le syndrome métabolique.

Sources :

Commenter cet article

Archives