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Valls accuse Macron de céder aux «sirènes du populisme»

Publié par MaRichesse.Com sur 13 Juillet 2016, 03:32am

Catégories : #POLITIQUE

Valls accuse Macron de céder aux «sirènes du populisme»

En faisant un pas de plus vers une candidature mardi soir, le ministre de l'Économie a provoqué une crise au sommet de l'État.

Tension au sein de la majorité au lendemain de la grande offensive politique menée par Emmanuel Macron. Mardi soir, salle de la Mutualité à Paris, l'ambitieux ministre de l'Économie a fait un pas de plus vers une possible candidature. Sans se déclarer officiellement, il a distillé les petites phrases et n'a pas fait de mystères sur ses ambitions, déclarant ainsi vouloir porter son mouvement «jusqu'en 2017 et jusqu'à la victoire». De quoi agacer ses collègues du gouvernement, échaudés par son jeu ambigu.

Le premier ministre en personne a tenu à recadrer Emmanuel Macron ce mercredi. Devant des parlementaires réunis à Matignon, Manuel Valls a haussé le ton en critiquant la sortie de son ministre contre le «système» qui «ne voulait pas changer». «L'éthique de responsabilité, c'est ne jamais entretenir la rupture entre le peuple et ses représentants - vous êtes les représentants du peuple, de la démocratie représentative», a déclaré Manuel Valls, selon un texte fourni par ses services. «On ne peut pas dénoncer un prétendu ‘système' en cédant aux sirènes du populisme quand, circonstance aggravante, on est soi-même le produit le plus méritant de l'élite de la République», a-t-il ajouté à l'adresse du ministre de l'Economie. C'est la première fois que le premier ministre se désolidarise de manière aussi claire d'Emmanuel Macron.

 

Mardi, Manuel Valls avait déjà fait part de son agacement face à l'effervescence suscitée par le meeting d'Emmanuel Macron: «Il est temps que tout cela s'arrête», a-t-il commenté. «On a besoin de cohérence au niveau du gouvernement. C'est ce qu'a voulu dire le premier ministre hier», a commenté le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, à l'issue du conseil des ministres.

 

«Sans loyauté»

«Quand j'entends le ministre Macron parler, je pense à cette chanson d'Alain Souchon: “On avance on avance, on n'a pas assez d'essence pour faire la route dans l'autre sens”», a réagi sur RTL le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas, proche de Manuel Valls. Ajoutant: «Quand on est ministre, on parle au présent, on agit, on ne pense pas au futur». La ministre du Logement Emmanuelle Cosse n'a quant à elle pas apprécié le discours d'Emmanuel Macron sur les élites. «J'ai trouvé un peu faciles les critiques anti-système, quand on est totalement du système», a-t-elle affirmé sur France Info.

La maire de Paris Anne Hidalgo est encore plus catégorique: pour elle, Macron est «la caricature d'un système de reproduction des élites». Sur France inter, elle raille «un personnage qui se présente comme anti-système, sans trop de loyauté». Critique reprise par le patron des sénateurs socialistes Didier Guillaume, interrogé sur Public Sénat et Sud Radio. «Il doit tout au président», rappelle-t-il, appelant le ministre à «clarifier sa situation» après son «show de communication». «Il y a eu beaucoup de comètes dans la vie politique mais certaines se sont éteintes», prévient-il encore, ajoutant: «Il n'y a pas de place dans ce pays pour les aventures individuelles». 

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