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Trois candidats pour succéder à David Cameron

Publié par MaRichesse.Com sur 7 Juillet 2016, 03:53am

Catégories : #POLITIQUE, #ANGLETERRE

Trois candidats pour succéder à David Cameron

Il s’agit du deuxième et dernier tour de ce vote qui devait départager au départ cinq candidats. Mais après un premier tour, mardi, l’ancien ministre de la Défense Liam Fox a été éliminé et le secrétaire d’État aux Retraites Stephen Crabb a annoncé son retrait.

Restent en lice la ministre de l’Intérieur Theresa May, arrivée largement en tête mardi avec 165 voix, soit la moitié des députés tories, la secrétaire d’Etat à l’Énergie Andrea Leadsom et le ministre de la Justice Michael Gove.

A l’issue du scrutin, dont le résultat devrait être connu jeudi en milieu d’après-midi, les deux finalistes seront départagés durant l’été par un vote par correspondance des 150 000 adhérents du Parti conservateur. L’élu(e) sera désigné(e) officiellement le 9 septembre, et aura la lourde tâche de mener les négociations de sortie de l’Union européenne tout en tenant la barre d’un pays pris dans les turbulences économiques du Brexit.

La campagne pour la succession de M. Cameron, qui avait annoncé sa démission au lendemain du référendum du 23 juin, a elle viré à l’aigre ces derniers jours avec une série de coups bas. Nick Boles, directeur de campagne de Michael Gove, a ainsi dû présenter publiquement ses excuses après avoir incité les partisans de Theresa May à voter pour son candidat afin d’écarter de la course Andrea Leadsom, arrivée en deuxième position mardi. M. Boles a assuré sur Twitter que Michael Gove, un des principaux acteurs de la campagne pour le Brexit, n’était «pas au courant» de ses agissements.


La leader Theresa May

La ministre de l’Intérieur Theresa May, restée à l’écart de la guerre intestine qui a secoué le Parti conservateur pendant la campagne du référendum, fait figure de candidate de consensus pour incarner l’alternative à Boris Johnson dans la succession à David Cameron. «Elle a fait profil bas pendant la campagne et peut, de ce fait, bénéficier d’un soutien plus large au sein du Parti conservateur», a affirmé à l’AFP, David Cutts, professeur de science politique à l’université de Bath.

Eurosceptique dans l’âme, elle avait pourtant choisi en début d’année, à la surprise générale, de rester fidèle au Premier ministre et de défendre le maintien dans l’UE. Mais elle a fait le service minimum, défendant même une limitation de l’immigration, thème favori des pro-Brexit. Une posture de consensus qui a amené le Sunday Times à la présenter comme «la seule figure capable d’unifier les factions rivales du parti» conservateur.

Mardi, alors qu’elle est sortie largement en tête du premier tour du vote des députés conservateurs, elle s’est targuée d’être la seule candidate capable d’affronter la tâche énorme qui attend le futur Premier ministre britannique. «Un gros travail nous attend: unifier notre parti et le pays, négocier le meilleur accord possible en quittant l’UE et faire en sorte que le Royaume-Uni soit au service de tous», a déclaré Mme May, ajoutant: «Je suis la seule candidate capable de remplir ces trois tâches».

La nouvelle Thatcher

Theresa May, 59 ans, a fait montre au ministère de l’Intérieur d’une ligne très ferme, qu’il s’agisse des délinquants, des immigrés clandestins ou des prêcheurs islamistes.

Cette fille d’un révérend anglican a commencé sa carrière politique en 1986, après des études de géographie à Oxford et un bref passage à la Banque d’Angleterre. C’est à cette date qu’elle est élue conseillère du district londonien cossu de Merton. Après deux échecs aux législatives, elle est élue en 1997 députée conservatrice dans la circonscription prospère de Maidenhead, dans le Berkshire (sud de l’Angleterre).

De 2002 à 2003, elle est la première femme à être secrétaire générale d’un parti conservateur. En 2005, elle prête main-forte à David Cameron dans sa conquête du parti.

Détermination féroce

Lorsqu’il est élu chef du gouvernement en 2010, il la récompense en lui attribuant le portefeuille de ministre de l’Intérieur, un mandat qu’elle conservera lors de la réélection du Premier ministre en 2015.

Coiffure au carré poivre et sel et tenues colorées, Theresa May sait se faire cassante, ce qui lui vaut le surnom de «nouvelle Margaret Thatcher». Le Daily Telegraph qui la désigne comme la femme politique la plus puissante du pays, estime qu’elle «est arrivée au sommet grâce à une détermination féroce».

Si sa grande force de travail est unanimement louée, ce n’est pas le cas de son charisme. Mariée depuis 1980 à Philip John May, un banquier, elle n’a pas d’enfant, aime la marche et la cuisine.


Andrea Leadsom, la pro-Brexit

Andrea Leadsom, une eurosceptique également, a de son côté dû rendre public son CV après que des opposants l’eurent accusée d’avoir enjolivé son expérience professionnelle à la City. Mais, selon le Guardian, le document publié présenterait lui-même des omissions.

Révélation de la campagne des pro-Brexit, Andrea Leadsom espère déjouer les pronostics pour devenir la deuxième femme au poste de Premier ministre britannique après Margaret Thatcher, à laquelle elle n’hésite pas à se comparer. La secrétaire d’État à l’Énergie de 53 ans était quasiment inconnue avant le référendum. Au premier tour de scrutin des députés conservateurs, elle a terminé en deuxième position.

Charisme

Andrea Jacqueline Leadsom, née dans le Buckinghamshire, n’est députée que depuis six ans et n’a jamais tenu un portefeuille important au sein du gouvernement conservateur, d’où sa notoriété très limitée.

Elle a passé trois décennies à la City de Londres où elle a notamment travaillé pour la banque Barclays. Elle a commencé à se faire un nom lors de la campagne du référendum grâce à ses interventions remarquées lors des débats télévisés. La blonde aux cheveux courts bouclés, mère de trois enfants, y a défendu avec passion la sortie de l’UE sans jamais se départir de son sourire.

Elle est loin de faire l’unanimité auprès des députés de son parti. De crainte qu’elle puisse séduire les militants, plusieurs d’entre eux ont même monté un front «tout sauf Leadsom» pour tenter de torpiller sa candidature. Pas assez expérimentée, illégitime, disent-ils.

Manque d’expérience

Dans la presse aussi, des articles mettent en doute sa compétence, l’importance de ses fonctions à la City ou même la moralité de ses déclarations d’impôts. Des responsables au Trésor se rappellent, sous couvert de l’anonymat, d’un «désastre» lorsqu’elle était secrétaire d’État en charge de la City. «Si elle gagne, il faudra de nouvelles élections» législatives, écrit l’éditorialiste David Finkelstein dans le Times en critiquant son manque d’expérience.

Andrea Leadsom balaye ces arguments d’un revers de main et rêve, portée par sa foi chrétienne, d’un destin à la Thatcher, qui a dirigé le pays entre 1979 et 1990. Elle dit avoir admiré «la Dame de fer» dès son plus jeune âge et insiste à quel point elle a été impressionnée lorsqu’elle l’a finalement rencontrée. Margaret Thatcher «a toujours été sympathique et courtoise en privé tout en faisant preuve d’une détermination en acier en tant que leader. J’estime que c’est la combinaison idéale, et j’aime penser que j’en suis là», a-t-elle confié récemment au Sunday Telegraph.


Michael Gove, le Judas

Esprit fin et ambitieux, le ministre de la Justice Michael Gove a été l’un des artisans de la victoire du Brexit après avoir rompu avec son ami David Cameron qu’il aspire désormais à remplacer à la tête de l’exécutif britannique.

Après avoir indiqué à plusieurs reprises que la fonction ne l’intéressait pas, M. Gove, 48 ans, a finalement annoncé sa candidature avec un nouveau baiser de Judas, cette fois à l’endroit de Boris Johnson, le chef de file des «brexiters» dont il a été l’un des principaux lieutenants pendant la campagne référendaire.

Lors de sa profession de foi en faveur d’une sortie du bloc des 28, il s’était justifié en clamant que le Royaume-Uni serait «plus libre, plus juste et plus fort en dehors de l’UE». «L’Union européenne, malgré l’indubitable idéalisme de ses fondateurs et les bonnes intentions de nombreux de ses dirigeants, s’est révélée un échec à plusieurs niveaux», écrivait-il alors, en décrivant une organisation «figée dans le passé».

Ressentiment envers l’Europe

Mais c’est depuis l’enfance que Michael Gove nourrit un ressentiment vis-à-vis d’institutions européennes qu’il rend responsables de la fermeture de l’entreprise de son père. «L’affaire dans laquelle il avait investi tant de temps et d’efforts a dû fermer à cause de la politique commune de la pêche», a-t-il déclaré.

Né en 1967 à Edimbourg, Gove n’a que quatre mois quand il est adopté par un mareyeur et une assistante de laboratoire d’Aberdeen (côte est de l’Ecosse), où il passe son enfance. A l’école, le jeune Michael fait preuve d’une agilité intellectuelle et d’une répartie qui étonnent ses professeurs. «Chaque fois qu’on commençait une leçon, il y a avait quelqu’un qui levait la main, c’était Michael. Je pensais alors: «Qu’est-ce qu’il va me demander et est-ce que je vais connaître la réponse?», confie un de ses anciens enseignants au Times.

Pas suffisamment conservateur

Après des études à Oxford, ce passionné de politique tente sa chance au Parti conservateur, mais l’entretien d’embauche tourne court, le jeune diplômé se voyant reprocher de ne pas être «suffisamment conservateur» ni suffisamment calé en «politique», selon le Guardian. Il opte alors pour le journalisme et trouve une place au Press and Journal, à Aberdeen. Il travaillera ensuite pour la BBC et pour le quotidien The Times.

Rattrapé par le démon de la politique, Michael Gove, réputé courtois et drôle, est élu en 2005 député dans la circonscription de Surrey Heath, au sud-ouest de Londres, première étape d’une ascension rapide des marches du pouvoir. Membre du cabinet fantôme conservateur entre 2005 et 2010, il récolte le portefeuille de l’Education après la victoire de David Cameron aux législatives de 2010. En 2015, après la réélection de David Cameron, il se voit confier le ministère de Justice.

Mariée à Sarah Vine, éditorialiste au tabloïd eurosceptique The Daily Mail, il est père de deux enfants. 

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