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Conseils, science, sante et bien-être


Solar Impulse, 13 ans pour un vol autour du monde à l'énergie solaire

Publié par MaRichesse.Com sur 25 Juillet 2016, 03:44am

Catégories : #TECHNOLOGIE, #VOYAGE

Solar Impulse, 13 ans pour un vol autour du monde à l'énergie solaire
  • Lever de soleil sur le projet

    En 1999, le psychiatre et aérostier vaudois Bertrand Piccard réalise le premier tour du monde en ballon. Reconnu en tant qu’aventurier du ciel, il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Dans une interview publiée en novembre 2003, il dit vouloir «réécrire l’histoire de l’aviation avec l’énergie solaire». Une année plus tard, au printemps 2004, c’est au Salon des inventions à Genève qu’il présente la première maquette d’un avion solaire élaborée avec l’EPF de Lausanne.
    Le projet, nommé Solar Impulse, veut «montrer que l'écologie n'est pas un frein au développement, mais que la protection de la nature peut être associée à une image positive», explique Bertrand Piccard. Seul bémol: le « savanturier » vaudois déplore le manque d’intérêt de la part des sponsors helvétiques.
    Le projet est tôt soutenu par la société belge Solvay. Mais ce n’est que deux ans plus tard, en mai 2006 qu’il prend réellement forme : avec un soutien de 15 millions de francs de la marque horlogère suisse Omega, le premier prototype de l’avion solaire entre en construction. L’objectif affiché: faire le tour du monde en cinq étapes en utilisant uniquement le solaire comme source d'énergie de propulsion.


     Le rêve de Piccard prend son envol à Palexpo (2004)
  •  

    Construction du premier avion HB-SIA

    En 2009, soit cinq ans après la présentation de la maquette, le HB-SIA de Bertrand Piccard et André Borschberg est dévoilé à l’aérodrome de Dübendorf, non loin de Zurich. Avec ses 64 mètres d’envergure, l’avion solaire est large comme un Airbus, mais léger comme une voiture (1600 kg) et aussi puissant qu’un scooter… Les moteurs électriques alimentés par l’énergie solaire ne permettant pas d’avoir la même puissance qu’un moteur à essence, il faut en effet que l’aéroplane soit hors norme : très léger et doté de batteries très efficientes afin d’utiliser durant la nuit l’énergie solaire emmagasinée la journée. Le projet n’utilise que les meilleurs technologies du marché mais n’en développera aucune spécifique à sa mission. 
    L’astronaute Claude Nicollier, ayant participé à l’élaboration du HB-SIA, doit diriger les vols d’essais qui seront effectués sous peu.


     Solar Impulse, en vrai et en dur! (2009)
  •  

    Les premiers envols

    Le 3 décembre 2009, le HB-SIA décolle pour la première fois sur la piste de l’aérodrome de Dübendorf. A vrai dire, ce sont plutôt des sauts de puce qu’il effectue : l’avion vole une vingtaine de secondes sur une distance de 300 m à une hauteur de 60 cm. La bonne nouvelle: selon son pilote d’essai Markus Scherdel, l’aéroplane se comporte exactement comme les simulations informatiques l’avaient prévues. 
    Quatre mois plus tard, le 7 avril 2010, c’est au départ de l’aérodrome de Payerne que le HB-SIA effectue son premier grand vol: 90 minutes dans les airs, avec uniquement deux moteurs enclenchés. Aux commandes, Markus Scherdel a fait décoller l’avion à la petite vitesse de 40 km/h sur 200 m avant de s’élever. Un premier vol qu’il a qualifié de «parfait».


     Solar Impulse, premiers ébats dans l’air
  •  

    Un vol jour - nuit - jour

    Juin 2010: toute l’équipe de Solar Impulse prépare le premier vol jour-nuit-jour. Après le décollage, l’avion devrait grimper jusqu’à 8 500 m d’altitude avant de redescendre pour finir sa nuit sur une trajectoire horizontale à quelque 1 500 m d’altitude. 
    Plutôt confiante, l’équipe annonce un petit doute quant à la durée du vol : au lever du soleil, l’astre fournira-t-il l’énergie nécessaire à une recharge suffisante des batteries ? Le contraire, et le pilote devrait atterrir plus tôt que prévu. 
    Le 6 juillet à l’aube, le HB-SIA et son pilote André Borschberg décollent de Payerne. Après 26 heure et un premier vol incluant une nuit entière, l’avion atterrir. «Je serai bien resté en l’air plus longtemps!», s’exclame le pilote. 
    Les essais se poursuivent. En septembre que Solar Impulse réalise son premier atterrissage sur une piste civile, à Genève. Depuis Payerne, le trajet s’est fait en douceur à une vitesse moyenne de 50 km/h. Après un atterrissage délicat, André Borschberg dit avoir été «un peu balloté».


     Solar Impulse vole au bout de la nuit!
  •  

    Bonjour l'Europe!

    Après avoir volé en Suisse, l’équipe programme un premier vol international ralliant Payerne à Bruxelles, puis Paris. «Nous n’allons pas cette fois dans la ville d’à côté, nous ne volons même pas vers un pays limitrophe. Nous traversons plusieurs frontières pour gagner la capitale de notre choix», annonce André Borschberg. Ne pas déranger le trafic aérien et ne pas être dérangé : tel est le mot d’ordre. De ce fait, l’altitude de vol sera de 3 600 m, même si elle n’est pas la plus adéquate pour recharger les batteries. 
    Seize heures après son départ de Payerne, le HB-SIA arrive sans encombre à Bruxelles. Autant de temps pour ne faire que 300 km? Le vol dure normalement trois heures. Mais l’avion solaire n’était pas autorisé à atterrir avant le soir venu, il s’est baladé au-dessus de la Bourgogne et de la Champagne avant de revenir en direction de la capitale belge. L’aéroplane ira ensuite se poser à Paris, au Bourget, avant de revenir en Suisse.


     «Le défi sera de trouver notre place dans le trafic»
  •  

    Et maintenant, le monde

    L’équipe prépare en février son tour du monde. Au programme, la construction d’un nouvel avion, le HB-SIB, plutôt nommé Si2. Il sera d’une envergure de 8 m supérieure au HB-SIA mais aussi plus lourd et plus solide. En parallèle, Bertrand Piccard et André Borschberg se préparent physiquement en effectuant des simulations informatiques des futurs vols: 72 heures dans une copie du cockpit afin d’exercer leur concentration et les phases veille-sommeil. pour des contraintes de poids, l’avion n’a en effet qu’un seul pilote à bord , ce dernier doit alors dormir par tranches de 20 minutes. 
    Autour du projet, un vent de scepticisme rassemble la plupart des experts non affiliés à l’expédition. «Je n’y crois pas», lâche Pierre Condom, expert en aéronautique. Alors chef du Bureau d’enquête sur les accidents d’avion, Olivier de Sybourg, lui, espère «que la chance basculera du bon côté». 
    Côté financier aussi, le climat est morose: le budget original de 100 millions de francs doit être augmenté de 20 à 30 millions. Et les sponsors s’impatientent quant à la réalisation des buts affichés.


     Solar Impulse face à un trop grand défi?
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    Solar Impulse franchit la Méditerranée

    Alors que la construction du deuxième avion se poursuit, les pilotes continuent leurs vols avec le HB-SIA. Le 24 avril 2012, ce dernier quitte Payerne, direction le Maroc, pour effectuer son premier vol intercontinental, soit 2 500 km de vol sans carburant. Première étape à Madrid, où Solar Impulse reste au sol pour une escale technique. Ce n’est que le 6 juin, après plus de 18h30 de vol, que Bertrand Piccard, pour la première fois aux commandes, atterrit à Rabat. 
    L’avion solaire finit par rentrer au bercail le 24 juillet. Bilan: 6 000 km parcourus en huit étapes de 800 km chacune. Et un vol intercontinental sans carburant.


     Premier vol intercontinental pour Solar Impulse
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    Etats-Unis: d'une côte à l'autre

    En février 2013, la Confédération conclut avec Solar Impulse un partenariat de 5,75 millions de francs. L’idée: que l’avion solaire soit une vitrine médiatique à travers le monde pour la science et la technologie suisse. La traversée des Etats-Unis débute. Pour ce faire, le HB-SIA doit être démonté et acheminé jusqu’à San Francisco, d’où il démarre son périple le 1er mai. Une traversée des Etats-Unis en cinq étapes est planifiée pour des raisons de sécurité, à une vitesse moyenne de 70 km/h. 
    Jusqu’à la 3e étape à l’arrivée à St-Louis (Missouri), les vols se passent à merveille. Mais au terme de cette étape, des intempéries précèdent de peu l’avion solaire, endommageant la hangar dans lequel il devait être stocké. Le hangar gonflable prévu pour le tour du monde est acheminé sur place pour protéger Solar Impulse. 
    Le 7 juillet, alors que le HB-SIA attend de pouvoir se poser à New-York, son aile gauche se déchire sur plus de deux mètres. Abandon de l’appareil ou atterrissage forcé dans une des zone les plus chargées en trafic aérien ? Bertrand Piccard obtient la permission d’atterrir à New-York plus tôt que prévu, sans encombre.


     «Solar Impulse fait briller les yeux des Américains»
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    Un deuxième Solar Impulse

    Pendant ce temps, le deuxième avion est en construction en Suisse, avec l’objectif de réaliser un tour du monde dès 2015. Lors des travaux, le longeron (poutre centrale) de l’aile principale craque lors de tests de résistance. S’engage une lutte entre Solar Impulse et l’assurance AXA Winterthur afin de savoir qui couvrira les frais de ces dégâts. 
    En décembre 2013, Bertrand Piccard continue sa préparation en simulant 72 heures de vol. Son équipe médicale surveille ses constantes vitales alors qu’il effectue des rythmes veille-sommeil de courte durée grâce à de l’auto-hypnose. 
    C’est en janvier 2014, soit deux ans après le début de la construction, que Solar Impulse 2 (Si2) est terminé: ailes plus longues, cellules plus efficaces, moteurs 100% suisses et cockpit permettant des positions de yoga ont été réalisés.


     Solar Impulse 2, un géant pour faire le tour du monde à l’énergie solaire
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    Si2 prend les airs

    Lundi 2 juin 2014, le Si2 décolle de Payerne et effectue son premier vol. Un baptême de l’air de 2h17 couronné de succès qui a permis à l’équipe de Solar Impulse d’évaluer les qualités et les défauts de l’engin solaire. 
    Plus costaud, il possède 17 248 cellules photovoltaïques. Etape par étape, les pilotes se relaient pour des vols test dans le minuscule cockpit de 3,8m3, un concentré de haute technologie. La cabine, équipée de bouteilles d’oxygène pour permettre aux pilotes de respirer, n’est pas pressurisée et une mousse isolante recouvre l’habitacle pour protéger son pilote des températures extrêmes rencontrées en vol (variant entre +40 et -40°C).


     Solar Impulse 2, les fragilités d’un si léger colosse des airs
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    A Abu Dhabi, le début de l'aventure autour du monde

    Début janvier 2015: le Si2 est méticuleusement démonté avant d’être acheminé par un Jumbo 747 jusqu’à Abu Dhabi, où débutera son tour du monde part étapes. Le 20 janvier, l’équipe annonce les détails de sa circumnavigaion: 35 000 km et plusieurs pays visités : Oman, Inde, Myanmar, Chine, Hawaï, Amérique du Nord, Europe du Sud pour finir par rejoindre son point de départ. Bien plus qu’un simple record, ce tour du monde veut convaincre quant à la possibilité d’utiliser les technologies vertes dans le futur. 
    Ce doit être un vol «pour mettre de l’enthousiasme populaire à disposition des chefs d’Etat», selon les dires de Piccard. Après une tentative de départ repoussée pour cause de mauvaise météo, l’avion solaire débute son tour du monde le 9 mars 2015. C’est André Borschberg qui effectue la première étape de 13 heures l’amenant à Mascate, capitale du sultanat d’Oman.


     Dans les coulisses de Solar Impulse à Abu Dhabi
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    En route vers l'Asie

    A bord de l’avion, les pilotes ont pris soin d’emmener le drapeau de l’Explorers Club, une institution américaine centenaire qui prône les valeurs de la notion «d’exploration». 
    Pour le second vol, le 10 mars, c’est Bertrand Piccard qui prend le relais. En parcourant 1456 km en moins de 16h. L’avion se pose à Ahmedabad dans l’ouest de l’Inde. Puis les vols se suivent. 
    Balloté entre le scepticisme et l’admiration des médias, Solar Impulse boucle sa cinquième étape après un vol de 22 heures le conduisant de ela Birmanie au centre de la Chine. Une étape semée d’embuches: vents violents, froid intense et cellules photovoltaïques défectueuses. L’équipe est fatigué, la sixième étape est une peu repoussée. Le 21 avril 2015, le Si2 atterrit à Chongqing, dans l’est de la Chine, après avoir survolé le pays durant 17 heures.


     Solar Impulse: sympa, mais les médias n’écarquillent pas les yeux
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    Echec de la première traversée du Pacifique

    L’équipe se prépare à un vol transpacifique, de cinq jours et cinq nuits, sur 8172 km. André Borschberg est choisi comme pilote pour cette étape cruciale. C’est le samedi 30 mai que le pilote vaudois décolle de Nankin (Chine) pour effectuer un vol historique devant le conduire jusqu’aux îles d’Hawaii. 
    La première nuit s’avère beaucoup plus compliquée que prévue: ayant entamé sa descente nocturne un peu trop tôt, l’aéroplane se voit contraint d’utiliser le plus économiquement possible ses réserves d’énergie. Dans le cockpit tout est éteint et l’équipe à terre tente d’aider au mieux André Borschberg à prendre les bonnes décisions. 
    Sur cette lancée de mauvaises nouvelles, après un peu plus de 24 heures de vol, un front météo contraint le pilote à poser Si2 à Nagoya, au Japon. La tentative de rejoindre Hawaii est avortée. De quoi questionner la réelle faisabilité d’un vol de cinq jours et cinq nuits.


     Une tentative avortée et dix questions brûlantes
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    Deuxième tentative et arrivée à Hawaï

    Un mois plus tard, le 28 juin 2015 l’avion solaire décolle du Japon pour tenter à nouveau de rejoindre Hawaii, pour un vol d’au minimum quatre jours et quatre nuits. En 48 heures, André Borschberg effectue sans encombre les 20% de sa route. 
    Le 3 juillet, après un vol de près de 118 heures et 8 200 km parcourus, André Borschberg pose le Si2 près d’Honolulu à Hawaii. Le pilote de cette transpacifique entre dans l’histoire de l’aviation, établissant le record du plus long vol en solitaire sans ravitaillement et sans escale. 
    L’exploit est surtout physique : le pilote n’a pas pu beaucoup bouger durant tout le trajet. Et n’a dormi que par tranches d’environ 20 minutes. «Je tire ma force mentale et ma résistance de la méditation et du yoga», commente André Borschberg. Ce vol semble prouver qu’un vol perpétuel avec comme seul carburant l’énergie solaire est imaginable, «le seul facteur l’empêchant est désormais le pilote», s’accordent à dire les deux fondateurs du projet.


     A Hawaii, le Solar Impulse 2 et André Borschberg entrent dans l’histoire de l’aviation
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    Un long séjour forcé à Hawaï

    Constatant une avarie liée au fonctionnement des batteries, les ingénieurs de Solar Impulse se voient contraints de clouer l’avion au sol jusqu’en septembre au moins. Impossible dès lors d’achever le tour du monde en 2015, alors que 51% du parcours initial avaient été réalisés. 
    Durant ce long dernier vol, les batteries de l’avion ont surchauffé. Il fallait dès lors les changer. Quelques jours plus tard, Bertrand Piccard annonce son besoin de récolter 20 millions d’euros supplémentaires pour Solar Impulse afin de couvrir les frais de cet arrêt forcé, et le report du tour du monde d’une année. 
    Confiant, la Vaudois estime que «le succès de la première partie du projet est tel qu’il ne sera pas difficile de trouver l’argent». En décembre 2015, alors que le SI2 est toujours à Hawaii, Bertrand Piccard se rend à la Conférence COP21 à Paris pour convaincre que « l’économie verte est d’abord riche d’opportunités».


     Coup dur pour Solar Impulse 2, cloué au sol
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    L'aventure continue

    Alors que l’avion est immobilisé depuis plus de neuf mois à Hawaii, l’aventure semble enfin prête à repartir. Aux commandes, Bertrand Piccard décolle de Hawaii le 21 avril 2016 pour de rejoindre San Francisco (Etats-Unis). 
    Après un vol de 62 heures, le pilote s’y pose le matin du 24 avril. Il boucle ainsi la neuvième étape autour du monde : «Je pensais que j'allais sauter de joie en voyant la terre ferme. Mais je me suis plutôt dit que c'était déjà la fin du vol. Je voulais continuer». La traversée des Etats-Unis est achevée en quatre étapes : Phoenix (Arizona), puis Tulsa (Oklahoma), avant de passer par l’Ohio pour rejoindre New-York, point de départ de la traversée de l’Atlantique. Des sauts de puces en comparaison aux précédents exploits, à cause d’une météo pas toujours clémente. 
    Il faut rester «humble face à ce que la nature peut faire, et qui est parfois difficile à prédire», dit André Borschberg. Tout en notant que les vols réalisés étaient idylliques. Pour conclure cette traversée des Etats-Unis, un survole de la Statue de la Liberté a enfin pu être été réalisé (manoeuvre qui avait du être avortée par le HB-SIA). «C’est un rêve», s’exclame Bertrand Piccard.


     Solar Impulse a achevé sa traversée du Pacifique
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    Après le Pacifique, l'Atlantique

    En ce mois de juin 2016, à l’aube d’une traversée de l’Atlantique entre les Etats-Unis et l’Europe, Bertrand Piccard se dit confiant mais trépigne d’impatience. La météo peu clémente vient de lui fermer une première possibilité de départ : «Contrairement au vol d’Hawaii à San Francisco, la météo sur l’Atlantique est rarement parfaite», admet le pilote qui devra certainement affronter des températures de – 40 °C dans le cockpit non pressurisé. Le lieu d’atterrissage en Europe en dépendra aussi, le vol devant durer entre trois et quatre jours. 
    C’est le 20 juin que le SI2 se lance à l’assaut de l’Atlantique sous le contrôle des ingénieurs et météorologues installés au Monaco Control Center. Le 23 juin au petit matin, le SI2 se pose à Séville après une traversée de l’Atlantique. «Je ne peux pas réaliser, c’est tellement fantastique», s’exclame Bertrand Piccard. 
    Le 11 juillet, André Borschberg décolle de Séville. Survolant l’Italie, la Tunisie puis les pyramides, il atterrit le 13 juillet au Caire. Soit 48 heures de vol pour 3745 km parcourus. L’avant-dernière étape, et le dernier vol de l’ingénieur sur le Si2 autour du monde, sont bouclés.

 

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