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Conseils, science, sante et bien-être


Produits de beauté : arnaques au naturel

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Juillet 2016, 13:29pm

Catégories : #BEAUTÉ, #SANTE-BIEN-ETRE, #SCIENCE

Le magazine «60 Millions de consommateurs» passe au crible les cosmétiques d'usage courant, pour faire un tri dans les crèmes, huiles, shampooings. Un vrai petit guide pour se repérer dans la jungle des substances chimiques et des faux amis.

 

Produits de beauté : arnaques au naturel

Voilà qui va encore bien aider au tri majeur de la salle de bains avant l’été : après les toxiques dans les cosmétiques de l’hiver dernier et les vérités et mensonges de l’agroalimentaire du mois de juin, qui nous avaient valu de belles frayeurs doublées d’une prise de conscience (hélas) temporaire, voilà donc un hors-série de 60 Millions de consommateurs pratique et précieux. «Beauté au naturel», sorti le 7 juillet, est utile pour savoir quoi virer dans les innombrables produits d’hygiène, de maquillage, de soin du cheveu ou d’élimination du poil. Et surtout, pour apprendre à se repérer au milieu de la farandole d’allégations marketing autour des bienfaits des végétaux, du naturel, des plantes plus ou moins cosmétiques, des ingrédients plus ou moins indésirables et leurs effets : 170 produits courants, vendus en grande surface ou en pharmacie, shampooings, gels-douche, crèmes, solaires, vernis… ont ainsi été passés au crible. Bilan : 59 produits sont satisfaisants, 58 sont passables, 54 contiennent trop de substances indésirables, irritantes, allergènes voire toxiques. 

 

Sans parabène, mon œil

Plongé dans l’envers et l’enfer des étiquettes, 60 Millions de consommateurs donne quelques pistes pour repérer les pièges marketing et les entourloupes les plus courantes, du type «on affiche un produit noble présent en fait dans une très infime quantité du produit» : noyaux d’abricot broyés pour un gommage composé en fait en majorité de billes de plastique, ou huile de coco en fait noyée dans le laureth sulfate de sodium, un agent très irritant. De la fleur de papaye ? Tu parles ! Des filtres qui perturbent le système endocrinien. Et le consommateur, aveuglé par les mentions «plantes», «nature», «fleur», «végétal», de se jeter dessus les yeux fermés.

Attention au marketing de base du genre «sans» : sans parabène, sans sulfate, sans silicone. Ils sont souvent remplacés par des susbtances encore moins recommandables. Se méfier aussi des fameux «hypo», où il faut bien chercher les ingrédients naturels, ou «pour» bébés, peaux sèches, jeunes, qui cachent souvent des ennemis toxiques, précédant l’ingrédient naturel en fin de liste. 

 

Vive le latin 

Donc, on traque la liste des ingrédients avec ce vade-mecum ultraprécieux. La composition d’un cosmétique, c’est comme pour l’alimentaire, moins y en a mieux c’est. Sachant que les ingrédients du début de la liste déterminent 80% à 90% de la formule et que la liste peut parfois comporter jusqu’à 50 composants, ce qui n’est pas bon du tout. On en perd son latin ? Excellent ça : le nom en latin d’un produit sur une formule signifie qu’il n’a pas été dénaturé par un procédé chimique : ricinus communis oil, de la bonne huile de ricin. Mais si le nom est en anglais, «brexit» tout de suite : la substance a été transformée. Des lettres qui forment une absconse abréviation ? PPG, BHA… à proscrire. Ils trahissent souvent la présence d’un ingrédient de synthèse indésirable.

En gros, rappelle le magazine, on évite l’ammonium lauryl sulfatedans les gels-douche, les huiles pétrochimiques dans les laits pour le corps, les silicones dans les shampooings, les colorants de synthèse dans les rouges à lèvres qu’on avale, les filtres organiques dans les crèmes solaires, les sels d’alu dans les déos, les colorants oxydants dans les teintes capillaires, le triclosan dans les dentifrices. Oui, c’est un plein temps. Notre conseil plus : s’armer une fois pour toutes de la liste de 60 Millions, cocher les bons produits (souvent bio, mais pas toujours, des indésirables ou des allergènes peuvent s’y planquer), et s’y tenir pour toujours. 

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