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Conseils, science, sante et bien-être


Peut-on guérir l'alcoolisme avec du vin?

Publié par MaRichesse.Com sur 10 Juillet 2016, 19:46pm

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #ALCOOL

Peut-on guérir l'alcoolisme avec du vin?

C'est ce que tente un centre à Ottawa.

Y aurait-il une autre méthode pour combattre l'alcoolisme que la seule abstinence ou le baclofène? La BBC rapporte une méthode expérimentée dans un centre d'anciens SDF à Ottawa, au Canada: les résidents reçoivent une fois par heure une dose de vin. «On appelle ça le Managed Alcohol Program [programme de l'alcool régulé] et le but est de changer les comportements d'addics invétérés vis-à-vis de la boisson», note le site britannique.

Toutes les heures et demi, les résidents reçoivent une dose: un peu plus de 140 ml de vin blanc californien (13% d'alcool), de 7h30 le matin à 21h30. Si l'un d'entre eux semble en état d'ébriété (ce qui arrive rarement) ils doivent aller faire une sieste et de revenir ensuite. Les habitants expliquent boire moins de cette manière, et dans un état d'esprit différent: «Quand j'étais dans la rue, je buvais des piquettes terribles. C'était mauvais, mais je cherchais seulement les effets. Je ne bois plus de ça maintenant –ça me rend malade rien que d'y penser. Et je bois beaucoup moins.»

Dr Jeff Turnbull, l'un des directeurs de l'Ottawa Hospital, explique:

«L'idée au départ était de se dire que si nous pouvions stabiliser la folie de leur vie, les journées qui débutent par la recherche d'alcool et toutes les complications qui en découlent, alors peut-être que nous pouvions améliorer leur santé mentale, diminuer leur addiction à l'alcool et leurs maladies physiques.»

L'idée était si controversée au départ, que Turnbull raconte avoir reçu des menaces de mort. 

En 2010, le Dr Philippe Batel, psychiatre et addictologue, expliquait à Slate: 

«Le  dogme de l'abstinence comme unique voie d'approche thérapeutique est aisément explicable. La perte de contrôle de la consommation (quantitative et qualitative) d'alcool  est le maître-symptôme de l'alcoolo dépendance. Certains y voient même sa signature spécifique. Dès lors l'arrêt de toute consommation apparait l'objectif, naturel et logique, de la prise en charge thérapeutique.»

Il notait aussi que la pertinence de l'abstinence à vie n'était pas démontrée:«différentes études qui ont suivi de tels patients suivant ou non un traitement montrent qu'après dix ans entre 10 et 30 % (selon les études) ont, après une période initiale d'abstinence, repris une consommation jugée faible par la quantité et surtout en l'absence de dommages corporels.» 

Source

 

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