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Oui, on peut être footballeur de haut niveau et adopter un régime végétarien

Publié par MaRichesse.Com sur 9 Juillet 2016, 10:12am

Catégories : #NUTRITION, #ALIMENT, #SANTE-BIEN-ETRE, #SPORTS

Oui, on peut être footballeur de haut niveau et adopter un régime végétarien

Si abandonner la viande n'est pas encore tendance chez les footballeurs, rien ne les empêche de sauter le pas. Au contraire.

Le conseil à donner à tous les joueurs qui disputent l'Euro, c'est de lâcher l'entrecôte et d'opter pour le soja. Le régime végétarien, c'est le must pour un footballeur de haut niveau, sans perte de performance, quel que soit le poste qu'il occupe. «Haut niveau et végétarisme sont parfaitement compatibles», assure Cindy Rojot, diététicienne du sport dans le XIVe arrondissement de Paris.

Comme pour les régimes autorisant la viande, le sportif végétarien a besoin d'un suivi structuré de son alimentation, dans le but d'éviter les carences. «Sans viande, on doit faire attention aux carences en fer qui influent sur l'endurance et le manque de vitamines du groupe B qui agissent sur la puissance», expose Jean-Jacques Menuet, nutritionniste spécialisé dans le sport de haut niveau.

Après un bilan sanguin, l'athlète souhaitant se lancer dans une démarche légumivore va surtout devoir compenser son apport en protéines. S'il est seulement végétarien, les yaourts, le lait et surtout le fromage et les oeufs feront parfaitement l'affaire pour remplacer la viande.

 

Bénéfices sur la santé

Dans le cas d'un régime végétalien, plus strict, des solutions, certes limitées, s'offrent à lui. «Les protéines végétales qui viennent du soja, du quinoa, des céréales comme l'avoine ou de légumineuses comme les lentilles sont excellentes pour le footballeur, qu'il soit défenseur ou attaquant», affirme Jean-Jacques Menuet. En revanche, «il aura besoin d'augmenter les portions par rapport aux protéines d'origine animale dont la teneur est plus forte», éclaire Cindy Rojot. Autre inconvénient, la tolérance digestive plus difficile.

 

 

 

Si l'on s'en sort sans forcer sur l'apport protéique, c'est surtout la santé que les «prots» d'origine végétale renforcent. «Les protéines végétales, moins acides que les animales, sont meilleures pour la santé», estime Jean-Jacques Menuet. Elle créent moins de déchets dans les reins, moins de cholestérol et surtout réduisent les risques cardio-vasculaires. Jean-Jacques Menuet avoue que les athlètes végétariens qu'il suit présentent «moins de problèmes physiques que les autres, notamment les tendinites». En ce qui concerne le bénéfice sur la performance, ce n'est pas aussi évident: «Sur les sports d'endurance, les protéines végétales sont adaptées mais pour les sports où beaucoup de puissance est nécessaire comme l'haltérophilie ou les sports de combat, il faut tout de même utiliser quelques protéines animales», détaille Cindy Rojot.

 

Les footballeurs peu adeptes

Malgré tous ses avantages, le régime végétarien ne prend pas chez les footballeurs. On trouve bien le club vegan des Forest Green Rovers mais il n'est pas professionnel. L'Allemand Marco Sailer, attaquant de Darmstadt, évolue bien en première division outre-Rhin mais il représente l'exception végétarienne dans le football de haut niveau. Quelques soupçons ont circulé sur l'attaquant de Liverpool Daniel Sturridge sans jamais être confirmés.

Pour retrouver des végétariens célèbres et assumés dans le football, il faut remonter à l'Anglais Stanley Matthews, premier Ballon d'Or de l'histoire en 1956 ou à l'Allemand Thomas Berthold, champion du monde avec la Mannschaft en 1990.

«Le végétarisme se retrouve bien plus dans les sports individuels. Il y a un rapport bien plus intellectuel, personnel à son alimentation que dans les sports collectifs», détaille Jean-Jacques Menuet.

«Le footballeur possède un côté festif, de partage dans son rapport à l'alimentation, il fait moins le lien entre alimentation et performance qu'un tennisman par exemple», renchérit Cindy Rojot. Il n'est alors pas étonnant de constater que les grands végétariens de l'histoire du sport se nomment Carl Lewis, neuf médailles d'or d'athlétisme aux Jeux olympiques, Martina Navratilova, légende du tennis avec dix-huit tournois du Grand Chelem à son actif ou Ivan Lendl, tennisman à huit tournois majeurs dans son palmarès. Si vous voulez faire carrière dans le football en étant végétarien ou souhaitez adopter ce régime foncez, ce ne sont pas des salades. 

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