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5 questions pour ceux qui ne comprennent rien à la blockchain

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Juillet 2016, 11:08am

Catégories : #TECHNOLOGIE, #SCIENCE

5 questions pour ceux qui ne comprennent rien à la blockchain

«Expliquer la blockchain? Pourquoi? Vous ne savez pas comment fonctionne Internet et vous l’utilisez tous les jours.» Croisé dans les allées du OuiShare Fest 2016, Vinay Gupta, spécialiste de la «chaîne de blocs» nous avait prévenus. N’essayez pas d’expliquer ce que vous ne comprenez pas.

20 Minutes, on a quand même ramassé tous nos neurones pour tenter de comprendre cette technologie qui promet de reléguer Uber ou Airbnb au Moyen-Age.

 

1- La blockchain, c’est quoi au juste?

Ca ne vous aura pas échappé, la blockchain est (très) régulièrement qualifiée de «plus grande révolution depuis internet». Et pour cause, cette technologie permet justement de faire ce qu’internet n’a jamais été capable de réaliser.

«Internet a permis de gérer des échanges d’informations décentralisées, en s’envoyant des emails, en publiant du contenu sur les réseaux sociaux. Mais dès que nous avons voulu envoyer quelque chose qui avait de la valeur, comme de l’argent ou un titre de propriété, nous avons eu besoin d’une plateforme pour faire office de tiers de confiance», explique Benjamin Tincq, co-fondateur du collectif OuiShare et spécialiste de la blockchain.

En résumé, grâce à cette «chaîne de blocs», plus besoin d’un intermédiaire, comme Uber, qui certifie que vous avez bien payé votre chauffeur 12€ hier soir à la gare de Lyon (et qui prend au passage une commission). Ce sont des ordinateurs qui vont vérifier si les deux personnes sont fiables avant de valider la transaction. La blockchain certifie tout le processus en s’appuyant sur la contribution informatique des membres du réseau (ne partez pas maintenant, on va essayer de vous expliquer comment).

 

2- Concrètement comme fonctionne la blockchain?

La «chaine de blocs» est une technologie de base de données décentralisée. «Pour 
certifier une transaction, plus besoin de serveur central. Tout se passe de pair à pair,
d’utilisateur à utilisateur», résume (mieux que nous) Gilles Babinet, digital champion de la France auprès de la Commission européenne.

Autrement dit, le stockage de données ne se fait plus sur un seul serveur géré par une entreprise, comme Pay Pal, Uber ou Google, mais sur les ordinateurs de toutes les personnes qui participent au système.

«Les gens qui utilisent le service ont une copie de la blockchain sur leur ordinateur. Sur cette copie figure l’historique de toutes les transactions effectuées sur ce même service. Elles sont stockées sous la forme de "blocs de transactions" qui sont liées aux précédentes», détaille Benjamin Tincq.

«C’est comme si vous aviez une pile de lego empilés les uns sur les autres, vous ne pouvez pas enlever le lego du milieu sans corrompre le lego du dessus.» Le système (expliqué en version détaillée ici) est donc sensé être incorruptible et inviolable.

 

3- En quoi est-ce révolutionnaire?

Pour Benjamin Tincq, cette technologie a le potentiel de totalement changer le paysage de l’économie numérique: «Les intermédiaires [comme les plateformes], pourraient voir leur monopole remis en question par l’émergence de nouveaux services utilisant la technologie de la blockchain.»

«L’idée c’est d’avoir la possibilité de créer un Uber sans autorité centrale. Les utilisateurs verseraient 100% de la somme au chauffeur. C’est une technologie révolutionnaire car elle permet d’éviter les intermédiaires qui prennent une commission», explique Gilles Babinet.

Mais la blockchain est-elle forcément synonyme de disparition des intermédiaires? «C’est leur rôle qui va changer», répond Benjamin Tincq. «Au lieu de gérer les transactions, les plateformes auront plus un rôle de conseil ou d’animation.»

Des équivalents décentralisés d’Uber ou d’Airbnb sont d'ores et déjà en phase de développement. «La start-up slock it veut lancer des équivalents décentralisés de ces services. Elle développe par exemple une application avec des boutons de portes connectées et des boîtiers pour que les voitures s’ouvrent automatiquement», précise Benjamin Tincq.

 

4- Justement, peut-on appliquer la blockchain à tous les services?

La technologie de la «chaîne de blocs» n’est pas nouvelle, puisqu’elle a d’abord émergé sur Bitcoin (la crypto-monnaie), en 2009. Mais la blockchain peut-être utilisée «au-delà des transactions». «Il existe aujourd’hui une start-up qui certifie des diamantsvia la blockchain. Elle permet d’avoir un registre décentralisé des diamants et de leur provenance. Elle atteste d’où ils viennent et quels ont été les acheteurs successifs», explique Claire Balva, co-fondatrice de Blockchain France.

La «chaîne de blocs» peut aussi permettre de certifier un contrat, un diplôme, un testament ou encore un titre de propriété. A l’heure actuelle, une centaine de services dans le monde utilisent cette technologie. En France, les premiers services devraient être lancés d’ici à la fin de l’année 2016.

 

5 - Qui contrôle la blockchain?

«Il n’y a pas besoin d’un organe central de contrôle. La blockchain appartient à ceux qui l’utilisent», tranche la co-fondatrice de Blockchain France. «C’est une technologie qui s’autogère seule.» Un constat partagé par Gilles Babinet, qui aime décrire la blockchain comme «un morceau de code lâché dans la nature».

«C’est comme un livre de compte. Je le photocopie à 1.000 exemplaires et je le donne à 10.000 personnes. Je sais que si quelqu’un conteste ce qu’il y a marqué  dedans, il y aura 1.000 personnes qui pourront confirmer le montant exact.» Une affirmation remise en cause par le récent piratage d’un projet de blockchain.

 

Cette «indépendance», décrite par les partisans de cette technologie est relativisée par Benjamin Tincq. «C’est comme au tout début de l’Internet. Il y avait 20 à 50 personnes qui savaient comme cela fonctionnait. Aujourd’hui, un millier de personnes à peine comprennent la blockchain et cela soulève forcément des questions.»

Pour le co-fondateur de OuiShare, le prochain défi de la blockchain résidera dans la formation. Une génération informaticiens, de développeurs, de designers devra être capable de la maîtriser pour permettre aux différents acteurs économiques, et aux consommateurs, de se l’approprier. 

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