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Manger aujourd’hui et demain: trois grandes tendances au cœur de nos assiettes

Publié par MaRichesse.Com sur 10 Juillet 2016, 08:14am

Catégories : #ALIMENT, #NUTRITION, #SANTE-BIEN-ETRE

Manger aujourd’hui et demain: trois grandes tendances au cœur de nos assiettes

Comment évoluent nos pratiques alimentaires? Focus sur trois grandes tendances – transformation des habitudes par le numérique, consommation collaborative, demande de plus de transparence - avec Pascale Hébel, Directrice du Pôle Consommation et Entreprise du Crédoc.

Contenu Sponsorisé. Les Français consacrent quotidiennement plus de deux heures à l’alimentation, tout en conservant le modèle traditionnel des trois repas par jour (d’après une étude de l’Insee en 2010). Mais les pratiques alimentaires évoluent largement, au gré de nouveaux outils ou de nouvelles motivations. En tête, le numérique.

«Ce qui est arrivé en premier, c’est l’aspect achat: le e-commerce, avec le drive, les comparateurs de prix, …», explique Pascale Hébel, Directrice du Pôle Consommation et Entreprise du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), qui animait le panel «Et demain?» lors du Forum «Bon appétit!» du 28 juin. D’ailleurs,les enseignes de grande distribution progressent de plus en plus dans le secteur du e-commerce français.  

Autre grande transformation, plus récente : l’arrivée des services de livraison de repas tout prêts, lancés grâce à des sites bien pensés, des applis et des algorithmes pointus. «La livraison à domicile, avec par exemple UberEATS, rend le service alimentaire immédiat. Comme dans d’autres secteurs, l’achat est plus rapide. Cela a révolutionné l’offre et fait bouger les marchés», souligne Pascale Hébel. Dans les grandes villes françaises, Deliveroo, TakeEatEasy ou encore Foodora se partagent ainsi le marché

 

Le numérique à table

«Le numérique impacte aussi le reste du processus, notamment le fait maison. Avec par exemple de nouvelles tablettes adaptées à la cuisine. Grâce au digital, la cuisine se développe», ajoute l’experte du Crédoc. C’est dans cette mouvance que Danone a créél’application DanOn«Dans le cadre de notre programme relationnel, nous avons cherché à proposer des contenus, des infos et des services à nos clients. Cela s’est traduit par cette application, avec un moteur de recherche, des recettes adaptées à chacun», explique Caroline Lemoine, Responsable e-commerce, digital et médias chez Danone Produits Frais France.

 

Les outils numériques pour cuisiner soi-même se sont multipliés depuis plus de 10 ans, jouant sur le partage de contenus: citons bien sûr le site Marmiton, pionnier des recettes de cuisine sur internet, ou encore la plus récente appli Youmiam, qui propose, via une interface et un système très malins, de mettre «plus de cuisine dans ta vie». 

Quelles sont les tendances à venir dans ce domaine? «On va sans doute assister au développement d’ustensiles pour individualiser la consommation. Par exemple des sondes pour vérifier si les aliments contiennent des pesticides, ou un frigo qui dit quoi manger en fonction du régime…», prédit Pascal Hébel.

 

Vers de nouvelles formes de partage

Tous ces outils numériques bénéficient d’ailleurs aux évolutions du « repas social ». Car  en 2016, on veut partager nos petits plats et nos manières de manger. Comment? En voyage ou dans notre ville, on peut manger chez des inconnus, avec Cookening, une plate-forme qui propose «des repas à la maison pour des rencontre improbables». On peut commander des bons petits plats à son voisin avec Mon voisin cuisine ou Super Marmite («ça mijote près de chez vous», assure le site). Pour limiter le gaspillage alimentaire, on peut contribuer àPartage ton frigo. On peut télécharger l’appli Never Eat alone pour dénicher un chouette collègue avec qui déjeuner. On peut même organiser un «restaurant éphémère» de quartier grâce à Restaurant Day

Ce ne sont que quelques exemples parmi des centaines. «Tout cela s’inscrit dans la tendance plus large de la consommation collaborative, qui s’est développée d’abord pour des raisons économiques, pour avoir des dépenses plus faibles, tout en étant acteur de sa consommation. En l’occurrence, pour l’alimentation, en promouvant aussi le fait maison», souligne Pascale Hébel. Mais «la consommation collaborative marche aussi car il y a l’aspect partage, lien social. Et c’est une tendance très générationnelle, plus portée par les jeunes. La motivation plus largement écologique, avec une volonté de créer un nouveau système, d’éliminer les intermédiaires, fera sans doute durer toutes ces initiatives».  

 

Plus de transparence

En plus d’une forte envie de partage, les consommateurs veulent tout simplement en savoir plus sur ce qu’ils mangent. «Ce besoin de transparence vient des crises sanitaires. La crise de la vache folle a été la plus marquante.  La prise de conscience de cet écart entre croyances et réalités n’est donc pas récente... Mais l’affaire de la fraude à la viande de cheval a été comme une réplique, accroissant le phénomène. Plus globalement, les consommateurs sont plus éduqués et demandent plus d’informations», dit Pascale Hébel.

En pratique, qu’est-ce qu’on observe? «L’industrie agroalimentaire, depuis 2 ou 3 ans, travaille à plus de transparence. Dans le comportement des consommateurs, cela se traduit par la recherche de l’origine, des produits connus, avec par exemple la vente directe. On cherche des facteurs de rassurance, avec des logos comme celui du Label Rouge», poursuit-elle.

Et les outils pour mieux connaître les produits se développent. Par exemple, l’appli Kwalitopropose de «reprendre le contrôle de votre alimentation» et de mieux comprendre les étiquettes. Après avoir défini des préférences alimentaires, on peut ainsi scanner des produits et voir s’ils nous conviennent.

En réalité, ces trois grandes tendances s’entremêlent constamment. Open Food Facts, un«projet citoyen», est un exemple typique: c’est une immense base de données sur les produits alimentaires, «faite par tout le monde, pour tout le monde». Le site et l’appli recensent un nombre impressionnant d’étiquettes, recueillies de manière collaborative, avec l’objectif de faire des choix plus informés. Le numérique, le collaboratif, la transparence… Tous les ingrédients sont bien là. 

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