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Les principaux chefs de la sécurité à Bagdad limogés

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Juillet 2016, 03:35am

Catégories : #MONDE

Les principaux chefs de la sécurité à Bagdad limogés

Trois chefs de la sécurité à Bagdad ont été limogés vendredi après un attentat dévastateur dans la capitale irakienne et une nouvelle attaque jihadiste qui a fait 30 morts plus au nord.

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué l'attentat suicide au minibus piégé dimanche à Karrada à Bagdad, qui a tué au moins 292 personnes, et celui contre un mausolée chiite à Balad, à 70 km au nord de la capitale, qui a coûté la vie à 30 personnes jeudi soir.

L'attentat de Karrada, l'un des plus sanglants qu'ait connu l'Irak depuis l'invasion américaine (2003-2011), a fait également 200 morts et provoqué la colère des Irakiens qui jugent le pouvoir incapable de les protéger et de mettre en œuvre des mesures de sécurité efficaces. Au moment de cette attaque qui a fait d'immenses dégâts, les habitants faisaient leurs courses avant l'Aïd el-Fitr, fête marquant la fin du mois de jeûne du ramadan.

 


Selon un communiqué publié par son bureau, le Premier ministre Haider al-Abadi a "donné l'ordre de relever de leur fonction le commandant des opérations pour Bagdad et les responsables de la sécurité et des renseignements". Le commandant des opérations est le lieutenant-général Abdelamir Al-Chimmari.
Un proche de M. Abadi a expliqué que les autres responsables démis étaient le chef des renseignements pour Bagdad au ministère et le responsable en charge de la capitale au bureau du conseiller de la sécurité nationale.

Cette annonce survient aussi après la démission du ministre de l'Intérieur Mohammed Al-Ghabbane, qui avait admis des failles dans les mesures de sécurité à Bagdad en soulignant que les points de contrôle disséminés à travers la capitale étaient "absolument inutiles". Selon lui, le véhicule piégé de Karrada venait de la province de Diyala, au nord-est de la capitale, ce qui signifie qu'il est parvenu à franchir sans encombre les checkpoints de sécurité. La démission du ministre a été acceptée par M. Abadi.

 

 

Obus, tirs et kamikazes 
Quatre jours après l'attaque à Bagdad, l'EI a mené un assaut meurtrier dans la ville majoritairement chiite de Balad. Le groupe jihadiste, malgré ses revers militaires, parvient à frapper le pays avec des attentats suicide particulièrement meurtriers.

Jeudi soir, des assaillants ont bombardé aux obus de mortier le mausolée Sayyed Mohammed, fils de l'un des imams vénérés par la communauté musulmane chiite, avant que des kamikazes portant des uniformes militaires n'arrivent sur place et ne commencent à tirer, a indiqué le commandement militaire des opérations conjointes. Deux des kamikazes se sont ensuite fait exploser et le troisième a été tué et sa ceinture explosive désamorcée, selon le texte. Aucun n'a réussi à pénétrer dans le mausolée.

L'attaque, qui a fait également 50 blessés, a provoqué des dégâts importants dans un marché proche, selon un journaliste de l'AFP sur place. Elle a été revendiquée par le groupe ultraradical sunnite EI qui cible notamment la communauté chiite, qu'il qualifié d'hérétique.

La province de Salaheddine, où se trouve Balad, est contrôlée en grande partie par les forces gouvernementales irakiennes qui ont chassé l'EI de son chef-lieu Tikrit et de la ville de Baïji.
Ces villes avaient été conquises par l'EI après son offensive fulgurante en juin 2014 qui lui avait permis de s'emparer de vastes pans du territoire face à la débandade des troupes irakiennes.
Mais quelques mois plus tard et avec l'aide précieuse de l'aviation de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis et celle de tribus et de milices paramilitaires, les forces irakiennes ont commencé à reprendre du terrain à l'EI.

L'EI trouve ses racines dans la rébellion lancée après la chute du régime sunnite de Saddam Hussein, à la suite de l'invasion dirigée par les Etats-Unis en 2003.
Depuis, l'Irak est en proie à l'instabilité politique et sécuritaire avec des crises gouvernementales à répétition et des attentats qui ne cessent d'endeuiller le pays.

 

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