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Conseils, science, sante et bien-être


Les ondes des portables et tablettes peuvent avoir un impact sur les enfants

Publié par MaRichesse.Com sur 9 Juillet 2016, 04:45am

Catégories : #CERVEAU, #SANTE-BIEN-ETRE, #TECHNOLOGIE

Les ondes des portables et tablettes peuvent avoir un impact sur les enfants

Les ondes électromagnétiques émises par les portables, les tablettes ou les jouets connectés peuvent avoir un impact sur les fonctions cognitives des enfants, alerte l'Anses, qui préconise de « retarder l’âge de la première utilisation ».

Laisser trop longtemps et trop souvent une tablette entre les mains d'un enfant n'est pas une bonne idée. Si cela peut sembler relever du bon sens pour l'épanouissement de l'enfant de diversifier ses activités, c'est également le mieux pour sa santé, juge l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES).

Dans un rapport publié ce vendredi , l'Agence indique que les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, tablettes tactiles ou jouets connectés « ont un effet possible » sur les fonctions cognitives (mémoire, fonctions exécutives, attention) des enfants. Pour arriver à cette conclusion ( lisible en entier ici ), l'Anses a mené des travaux d'expertise à partir des études scientifiques internationales déjà existantes et de commentaires reçus par la communauté scientifique.

Des doutes sur l'impact cognitif

En plus d'être de plus en plus entourés, comme le reste de la population, de nouvelles technologies sans fil, les enfants sont plus exposés aux ondes en raison de « leur petite taille, de leurs spécificités morphologiques et anatomiques et des caractéristiques de certains de leurs tissus ». Au niveau du cerveau en particulier, certaines zones encore en transformation sont plus sensibles aux ondes.

Toutefois, « les éléments de preuve disponibles » permettent de conclure seulement à « un effet limité des radiofréquences sur les fonctions cognitives », tempère l'Anses. Des études supplémentaires permettraient d'éclaircir la question.

De même, « les données actuelles ne permettent pas de conclure à l'existence ou non d'effets chez l'enfant sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur ou immunitaire, ni d'effets cancérogènes ». Dans certains cas, comme pour le système reproducteur ou les cancers, « il n'y a pratiquement pas d'études disponibles pour les enfants », explique Olivier Merckel, chef de l'évaluation du risque lié aux nouvelles technologies à l'Anses. Dans d'autres cas de figure, comme les fonctions auditives, « il n'y a rien de flagrant en matière d'effet négatif ».

Maux de tête, fatigue...

En revanche, ce qui est plus sûr, ce sont les effets négatifs sur le bien-être des enfants d'une utilisation intensive du portable : maux de tête, fatigue, troubles du sommeil, anxiété... Certaines études semblent ainsi associer « un usage intensif du téléphone portable par des jeunes et une santé mentale affectée », qui se traduit par des comportements à risque, de la dépression ou des idées suicidaires. Mais là encore, l'Anses souhaiterait que des travaux complémentaires soient faits.

Les conseils de l'Anses

Sur la base de ces constats, l'Anses réitère sa recommandation de 2013 de s'en tenir à « un usage modéré » des téléphones portables et d'utiliser le plus souvent possible le kit mains-libres. « Le téléphone mobile reste la source majeure d'exposition aux radiofréquences, c'est la plus intense ", souligne Olivier Merckel. En plus d'être puissantes, les ondes des portables sont placées directement contre le corps (à l'oreille ou dans une poche).

 

Dans le cas des tablettes, l'Anses conseille « les mêmes obligations réglementaires » que pour les téléphones. Il faut prendre en compte la mesure du débit d'absorption spécifique (DAS), qui correspond à la quantité d'énergie absorbée par le corps, et la publicité de cette information.

Les experts ont en revanche écarté une interdiction des téléphones portables aux moins de six ans, votée en 2010 mais dont le décret n'est jamais paru. « Il n'y pas de données sanitaires pour justifier une telle mesure », affirme Olivier Merckel. Si l'utilisation à un si jeune âge des téléphones portables est « heureusement rare », il préconise de « retarder l'âge de la première utilisation ».

 

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