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Le plan d'économies n'a jamais convaincu

Publié par MaRichesse.Com sur 7 Juillet 2016, 03:46am

Catégories : #ECONOMIE

Le plan d'économies n'a jamais convaincu

Au fil du temps, l'effort le plus important a été reporté à 2017.

Nous ne pouvons pas vivre au-dessus de nos moyens », déclarait le Premier ministre, Manuel Valls, en avril 2014, à l'annonce de son plan d'économies de 50 milliards d'euros programmés sur trois ans. A son lancement, ce plan demandé par Bruxelles était perçu comme un effort d'une ampleur inédite, portant à la fois sur l'Etat, les collectivités locales et la Sécurité sociale. Aujourd'hui, il semble acquis que les 50 milliards d'euros ne seront pas au rendez-vous. « Les économies seront plus faibles que prévu pour 2017 », concède-t-on à Bercy.

Pour autant, ce plan n'a jamais vraiment convaincu. La Cour des comptes et la rapporteure du budget à l'Assemblée, Valérie Rabault (PS), ont souligné à plusieurs reprises la difficulté à documenter les économies. Dès 2015, l'objectif de 21 milliards d'euros d'économies sur l'année n'a pas été tenu, reportant de fait l'effort sur les années suivantes. Au fil du temps, l'effort le plus important a été reporté à 2017, où il aurait fallu réaliser près de 19 milliards d'euros d'économies. Comment y parvenir en année électorale, si le gouvernement n'a déjà pas tenu son objectif sur les deux années précédentes ?

La principale critique porte sur la méthode consistant à calculer les économies par rapport à une évolution « tendancielle », c'est-à-dire comparée à une estimation de ce qu'aurait été l'évolution des dépenses à législation constante. En surestimant la croissance naturelle des dépenses, on majore, de fait, les économies réalisées.

Autre faiblesse : ce plan intégrait des économies qui n'étaient pas nécessairement entre les mains de l'Etat. C'est le cas des économies sur l'Unédic (1,6 milliard en année pleine), qui dépendaient d'une négociation entre syndicats et patronat, dont l'échec a été acté le mois dernier.

 

Chiffrage brouillé

En outre, certaines économies se basaient sur le gel de prestations sociales. La faible inflation a conduit le gouvernement à devoir annoncer, dès le printemps 2015, de nouvelles économies pour compenser celles qui ne seraient pas faites sur les prestations. C'est là que le gouvernement a commencé à intégrer des économies de « constatation » dans son chiffrage, notamment sur la charge de la dette, brouillant ainsi encore plus le message. Enfin, la technique du « rabot » sur les crédits des ministères a touché ses limites, comme l'ont montré les récentes polémiques sur les crédits de la justice ou sur le budget de la recherche.

Dans son dernier rapport, la Cour des comptes regrettait l'absence de  « réforme nouvelle à la hauteur des enjeux ». Les quelques tentatives du plan à 50 milliards, en particulier sur les aides au logement, n'ont abouti qu'à quelques dizaines de millions d'euros d'économies. La « revue des dépenses », inaugurée l'an dernier, n'a pas apporté les résultats escomptés, si bien que certains parlementaires la considèrent déjà comme enterrée...


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