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Le maire de Linas veut interdire la Nationale 20 aux Parisiens

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Juillet 2016, 03:52am

Catégories : #FRANCE

Le maire de Linas veut interdire la Nationale 20 aux Parisiens

Pour limiter la pollution automobile, François Pelletant veut prendre un arrêté municipal qui interdirait aux Parisiens la fréquentation de cet axe, du vendredi midi au lundi matin. Une façon pour lui de riposter à la politique de la ville de Paris en matière automobile ... mais qui pourrait ne jamais voir le jour.

Les Parisiens ne sont pas les bienvenus sur la Nationale 20. Le maire centriste de Linas, une ville de l'Essonne située à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale, s'apprête à prendre un arrêté municipal visant à interdire le transit des habitants de la capitale sur cette route qui traverse la ville. Une restriction qui serait valable du vendredi midi au lundi matin, en juillet comme en août. 

 

Une contravention de 90 euros

Pour justifier sa décision, l'édile invoque des problèmes de pollution liés à l'importance du trafic. «La N20 connaît un pic de fréquentation durant les week-ends d'été avec plus de 70.000 passages par jour», explique François Pelletant auFigaro. De nombreux vacanciers en partance pour le sud empruntent en effet cet axe. Cela leur permet notamment d'éviter bouchons et péages des autoroutes A6 et A10, qui passent à quelques kilomètres de la commune.

Si l'arrêté est validé, François Pelletant a l'intention de le notifier à la mairie de Paris qui serait, selon lui, dans l'obligation légale de mettre en place une signalisation avertissant les conducteurs. Celle-ci serait visible au niveau de la porte d'Orléans, permettant ainsi aux usagers d'emprunter un autre itinéraire.

Et comment repérer les éventuels récalcitrants? Il suffit d'observer l'immatriculation des véhicules, explique l'édile. Un travail confié à la police nationale et municipale. À la clé pour les fautifs, une amende forfaitaire de 90 euros. «On arrêtera également tous ceux qui ont les coffres chargés de bagages», affirme François Pelletant sans rire. 

 

Paris «pénalise les automobilistes pauvres»

«Je ne fais que transposer la réglementation mise en place par la municipalité de Paris», souligne François Pelletant, qui ne fait donc pas mystère de son opposition à la politique automobile d'Anne Hidalgo. En cause, le projet de la mairie de la capitale de fermer les voies sur les berges de Seine, rive droite, et la décision d'interdire la circulation des véhicules immatriculés avant 1997considérés comme polluants. «Je veux montrer le ridicule de ces décisions unilatérales et égoïstes qui pénalisent les automobilistes pauvres» pour «caresser le poil de l'électorat bobo parisien», confie-t-il. Il regrette que seuls les riverains aient été consultés alors que, selon lui, «les premiers concernés sont les banlieusards» qui prennent leur véhicule pour aller travailler dans la capitale et qui «n'ont pas les moyens d'en changer».

Cette mesure restrictive risque pour autant de ne jamais voir le jour. La préfecture doit dans un premier temps rendre un avis non contraignant sur l'arrêté. François Pelletant prévoit déjà de ne pas en tenir compte. Mais l'édile le sait, un recours administratif contre l'arrêté municipal est fortement envisageable. «Si la légalité de mon arrêté est contestée cela voudra dire que ceux d'Anne Hidalgo ne sont pas plus légaux que le mien», prévient-il, avant de menacer de porter plainte contre la mairie de Paris. Contactée par Le Figaro, la préfète n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet. 

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