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La policière de Nice maintient ses accusations contre l'Intérieur

Publié par MaRichesse.Com sur 25 Juillet 2016, 07:36am

Catégories : #POLICE, #POLITIQUE, #JUSTICE

La policière de Nice maintient ses accusations contre l'Intérieur

La policière municipale qui a accusé dans le Journal du dimanche le ministère de l'Intérieur de lui avoir fait subir des pressions pour qu'elle modifie un rapport sur le dispositif de sécurité après l'attentat du 14 juillet à Nice a maintenu dimanche soir ses accusations. Dans la foulée, son avocat a annoncé qu'elle allait faire un signalement auprès du procureur de la République pour "faux en écriture publique", ce lundi. 

Sur France 2, Sandra Bertin a assuré qu'un "commissaire de police" disant être envoyé par le ministère présent avec elle dans le centre de vidéosurveillance de la ville et une autre personne disant faire partie du cabinet du ministre, jointe par téléphone, lui avaient notamment demandé "de faire apparaître sur certains endroits des positions de la police nationale" et de rédiger un rapport "modifiable".

 

 

 


Harcelée par téléphone

"Il y a un commissaire de police qui s'est présenté dans mon bureau, m'expliquant être envoyé par le cabinet du ministère et avoir besoin d'éléments de réponse quant au visionnage des caméras", a assuré dimanche soir Mme Bertin, qui est également responsable du Syndicat autonome de la fonction publique territoriale de la Métropole et de la Ville de Nice. "Il me met en relation téléphonique avec une personne qui se présente elle aussi comme faisant partie du cabinet du ministre de l'Intérieur et qui décline son nom, son prénom et qui m'indique avoir besoin de précisions quant à l'événement", a-t-elle poursuivi.

"Dans le cadre de ces précisions, (cette personne) me demande de noter précisément dans le rapport les points de barrage où était positionnée la police municipale et où était positionnée la police nationale. Je lui réponds qu'en fonction de ce que je vois, je lui indiquerai, et qu'évidemment je n'inventerai rien", a encore raconté Mme Bertin. "Partant de là, elle me demande une version modifiable de mon rapport, ce à quoi je m'oppose", a-t-elle ajouté, affirmant avoir été ensuite "littéralement harcelée téléphoniquement: au fur et à mesure que le temps passe, les appels sont de plus en plus rapprochés". 



"Je ne suis pas une menteuse"

Après avoir envoyé son rapport, la personne se présentant comme un membre du cabinet de M. Cazeneuve a rappelé le commandant de police présent dans la pièce, toujours selon Mme Bertin: elle "lui demande de me faire modifier certains éléments, certains paragraphes, en me demandant notamment de faire apparaître sur certains endroits des positions de la police nationale". "Encore une fois je m'y oppose, le commandant de police s'énerve. Plusieurs personnes ont pris ma défense en disant qu'à un moment il fallait arrêter. (Le policier) indique à une des personnes --là encore je ne dis pas son nom, l'enquête le révélera-- qu'il la réquisitionne, qu'il faut modifier le rapport", a conclu la policière.

En face, le ministre de l'Intérieur a nié les pressions et indiqué qu'aucun membre de son cabinet n'avait été en contact avec Sandra Bertin. Pourtant, dans Nice Matin, la jeune femme persiste et signe : "Je ne suis pas une menteuse, je dis la vérité, j'ai subi des pressions" de la part du ministère de l'Intérieur. Egalement interrogée par France Info, la jeune femme n'a pas révélé le nom de la personne qu'elle avait eu au téléphone mais a indiqué que son identité serait "révélée très prochainement". 

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