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Et si on faisait tirer les tirs au but avant la prolongation?

Publié par MaRichesse.Com sur 7 Juillet 2016, 09:57am

Catégories : #SPORTS, #FOOTBALL

Et si on faisait tirer les tirs au but avant la prolongation?

Cela permettrait d'éviter que celle-ci ne tourne au long round d'observation entre les deux équipes.

Au bout de 90 minutes, le score était toujours à égalité. Tandis que l’arbitre signalait 30 minutes de prolongations, la foule se mit soudain à espérer qu’un but magnifique, inoubliable, allait permettre à l’une des deux équipes de l’emporter. Au lieu de cela, le rythme du match se mit à ralentir et l’implication des joueurs sembla faiblir de plus en plus. Chacun, sur le terrain, semblait vouloir courir le moins de risques possible, peut-être à cause de la fatigue, et peut-être par crainte de commettre l’erreur qui ferait perdre le match à son équipe. Bien vite, il devint clair que les deux camps avaient opté pour la fameuse «loterie» des tirs au but.

Le match que je viens de vous décrire s’est déroulé le 28 mai dernier, en finale de la Ligue des Champions, et a été remporté par le Real Madrid. Mais j’ai vu l’histoire se répéter des dizaines de fois. Depuis 1983, 13 des finales de la Ligue des champions se sont terminées sur une prolongation et 11 sur ces 13 se sont soldées par une séance de tirs au but. Durant cet Euro 2016, quatre matchs sont allés au prolongation et trois aux tirs au but. On ne sort pas des tirs au but, parce que personne n’a trouvé quoi que ce soit de mieux. Et bien, je crois que j’ai trouvé.

La séance de tirs au but est née dans les années 1960, à une époque où les matchs nuls étaient départagés, si nécessaire, par un tirage au sort. Un représentant du football israélien, Yosef Dagan, s’indignait de cette mesure arbitraire et injuste, qui avait coûté à son pays les demi-finales du tournoi olympique de 1968. «Tirer le vainqueur au sort est immoral et même cruel, écrivit ainsi Dagan dans un article publié dans FIFA News en 1969. C’est injuste pour le perdant et pas très glorieux pour le vainqueur.»

Si les tirs au but sont plus moraux et moins cruels que le jet d’une pièce de monnaie ou le tirage d’un papier hors d’un chapeau, ils sont malgré tout un moyen horrible de décider de l’issue d’un match, sans parler de l’issue d’une Ligue des champions, d’une Coupe du monde ou d'un Euro. Et ce n’est pas seulement parce que les tirs au but sont capricieux. Ils détruisent aussi les 30 minutes de jeu qui les précèdent et transforment ce qui devrait être un des moments les plus excitants du match en un exercice ennuyeux et sans suspens. Aucune des alternatives les plus évidentes ne fonctionne. Rajouter des prolongations ne ferait qu’épuiser davantage les joueurs. Rejouer le match aurait pu être la solution, il y a quelques années, mais plus maintenant. Alors, que faire?

 

 

 

Voilà mon idée: tirer les pénaltys avant les prolongations. Si une des équipes parvient à battre l’autre durant les prolongations, cela annule le résultat de la séance des tirs au but. Si les prolongations se terminent par un match nul, alors la victoire est accordée à l’équipe qui a remporté les tirs au but. En quoi ma proposition améliore-t-elle le système actuel? Son bénéfice le plus important est qu’une des deux équipes –celle qui a perdu aux tirs au but– fera tout pour marquer. Le spectacle sera donc de très loin supérieur à celui qui nous est offert actuellement, celui d’un match au ralenti entre deux équipes qui, le plus souvent, se sont déjà résignées à l’idée de tirer au but avant même que l’arbitre n’ait sifflé le début de la prolongation. Quand bien même l’équipe ayant gagné la séance en viendrait, cyniquement, à faire tourner le ballon et à perdre du temps afin d’empêcher son adversaire de mettre un but, le spectacle serait toujours plus intéressant que celui de deux équipes jouant à la passe à dix pendant 30 minutes.

Deuxièmement, les joueurs qui ratent leur tir, comme le pauvre Juanfran de l’Atletico Madrid, ne porteraient plus seuls la responsabilité de la défaite. Toute l’équipe aurait alors la possibilité de rattraper une erreur individuelle durant les prolongations. En y parvenant, et en marquant un but annulant la défaite aux tirs au but, l’effet cathartique serait immense. Ce serait, une nouvelle fois, les équipes et pas des individus qui gagneraient le match. Une fin certainement plus en phase avec ce qui demeure, après tout, un sport collectif… 

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