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Comment la primaire a piégé les modernes

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Juillet 2016, 03:06am

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE

Comment la primaire a piégé les modernes

Emmanuel Macron, Arnaud Montebourg et Nathalie Kosciusko-Morizet peinent à contourner des primaires dans lesquelles ils ne trouvent pas leur place.

La panoplie du moderne en politique impose aujourd'hui de construire un projet de manière participative, de poser aux côtés de patrons de start-up, et de réfléchir à une réforme des institutions. Emmanuel Macron qui tient meeting ce mardi, Arnaud Montebourg, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet en savent quelque chose. Il y a quelques années, se bagarrer pour imposer en France les primaires de désignation des candidats à la présidentielle faisait de vous l'incarnation du renouveau en politique. A chaque époque, sa mode. Primaire rimait alors avec démocratie et écoute, débat apaisé et contournement des partis, ce symbole honni de la vieille politique. Arnaud Montebourg avait été à la pointe. Il le paie aujourd'hui. La primaire est devenue un piège. Elle n'a pas mis les anciens sur la touche : elle leur a permis de s'offrir une cure de légitimité. A droite, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy font pour l'instant la course en tête dans les sondages pour la primaire de novembre, NKM n'étant même pas sûre de recueillir les parrainages suffisants pour se présenter. A gauche, François Hollande a finalement pris sa gauche au mot en acceptant une primaire fin janvier 2017 que ni Arnaud Montebourg, trop marginal dans le parti, ni a fortiori Emmanuel Macron, plus populaire à droite qu'à gauche, n'ont de chances de pouvoir remporter. « La primaire est le moyen qu'a trouvé le régime partitaire pour survivre dans ses structures face au FN », critique le ministre de l'Economie. Sauf que le dire ne résout pas le problème. Comment se soustraire à un scrutin quand on fait du renouveau démocratique sa marque de fabrique ? Comment envisager la présidentielle en solitaire ? Emmanuel Macron et Arnaud Montebourg butent sur la même difficulté et tâtonnent pour la contrer. Le premier tente de muscler son mouvement En marche en espérant qu'il finira par créer un effet de souffle pour « turbuler le système ». Le second distille ses intentions au compte-gouttes pour tenter de créer une attente. Pour les deux, choisir le chemin de traverse implique de jouer de la com' et du suspense comme on joue des coudes, de ménager leurs arrières, bref de biaiser et de cultiver l'ambiguïté, caractéristiques s'il en est de la politique telle qu'ils la dénoncent.


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