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Cécile Duflot tente de rallier EELV à sa candidature pour 2017

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Juillet 2016, 03:51am

Catégories : #POLITIQUE, #ENVIRONNEMENT, #PEOPLE

Cécile Duflot tente de rallier EELV à sa candidature pour 2017

Dans une lettre adressée aux membres d'EELV, qu'Europe 1 s'est procurée, l'ancienne ministre du Logement veut s'affirmer comme la candidate du parti pour 2017, en évitant une primaire interne. Une tentative de passage en force qui risque de mal passer auprès des autres candidats potentiels.

Le retrait de Nicolas Hulot dans la course pour 2017 risque de faire beaucoup de dégâts à Europe Écologie-Les Verts. Alors que tous les cadres du parti soutenaient celui qui était crédité de 9 à 11% des voix dans les sondages, sa décision de ne pas se présenter rebat les cartes et laisse le champ libre aux écologistes qui se verraient bien à l'Élysée. En pôle position de cette «short list», Cécile Duflot. On sait depuis longtemps que l'ancienne ministre du Logement se «sent les épaules» de se lancer dans la bataille pour représenter l'écologie dans la campagne présidentielle. Sauf qu'elle n'est pas la seule, et qu'elle ne veut pas se soumettre à un processus de désignation ou à une primaire en interne. Dans un très long courrier censé rester confidentiel, mais qu'Europe 1 a diffusé vendredi matin, la députée - qui ne fait pas l'unanimité dans son camp - affirme avoir «réfléchi et travaillé» et qu'elle se situe à «un moment de vérité».

Le message qu'elle veut faire passer à sa famille politique est clair: je suis candidate à l'élection présidentielle, et je veux que vous soyez tous derrière moi, sans en passer par un vote. Pour elle, la perspective d'une primaire apparaît comme «fratricide et plombante». Si le parti décidait d'organiser une compétition interne pour désigner le candidat, Cécile Duflot refuserait d'y prendre part. «Une primaire pousse les candidats à dire du mal des autres et encore davantage les candidats les moins connus à taper sur les plus connus pour - notamment - que leur nom figure dans le journal», estime-t-elle.

 

Les candidatures pourraient se multiplier

Déjà mercredi, les proches de la députée de Paris affirmaient vouloir consulter, trouver un consensus avec les autres candidats potentiels d'EELV pour les rallier à la candidature de Cécile Duflot. Un passage en force qui risque de créer des remous ce week-end à Nantes, où le parti se réunit en conseil fédéral. Alors que la direction envisage de travailler à l'élaboration d'une feuille de route et d'une stratégie pour la présidentielle à cette occasion, l'ancienne ministre annonce qu'elle ne sera pas présente, retenue au mariage de sa filleule. L'officialisation de sa candidature dépendra de ce que ses pairs décident à Nantes. «Il est évident que je refuserai d'être le pushing-ball d'une nouvelle mécanique infernale - j'ai bien noté qu'il y avait déjà 5 autres candidats potentiels... -, tout comme je ne serai pas candidate contre le parti», écrit-elle. 

Si Noël Mamère a annoncé jeudi dans Sud Ouest ne pas vouloir être candidat par crainte d'une «campagne violente», les députés européens Yannick Jadot et Michèle Rivasi ont de leur côté exprimé des vélléités. L'eurodéputée Karima Delli, qui plaide pour l'organisation de primaire, n'exclut pas non plus d'y participer. Sans compter ceux qui n'ont pour l'instant rien dit mais n'en pensent pas moins, comme Julien Bayou, porte-parole national, l'un des premiers à avoir demandé l'organisation d'une primaire de la gauche de la gauche.

Pour faire passer sa demande, Cécile Duflot rappelle qu'elle avait dû s'effacer en 2012 derrière Eva Joly, désignée candidate EELV. Celle qui avait démissionné du gouvernement après la nomination de Manuel Valls à Matignon veut faire sortir son parti de sa position «minoritaire». Pas franchement plebescitée à EELV depuis qu'elle campe sur sa ligne contestataire, le pari qu'elle fait de tenter de rallier ses camarades à sa candidature sans passer par une primaire n'est pas gagné. La fuite de sa lettre est un premier mauvais signal. 

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