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Cannabis : le Parlement italien examine une possible légalisation

Publié par MaRichesse.Com sur 26 Juillet 2016, 09:53am

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #CANNABIS

Cannabis : le Parlement italien examine une possible légalisation

Les députés italiens ont commencé à étudier, ce lundi, une proposition de loi sur la légalisation de l'autoproduction et de l'usage du cannabis récréatif. Le sujet suscite une forte opposition et n'a pas vraiment le soutien du gouvernement. Dans la presse, partisans de la fin de la « prohibition » et opposants à la « légalisation des drogues » se font la guerre. La proposition soumise aux députés propose le maintien de l'interdiction de la vente entre particuliers, mais autoriserait à cultiver jusqu'à cinq plants de cannabis chez soi et à détenir jusqu'à 15 grammes à la maison. Il serait en revanche interdit de fumer du cannabis dans les lieux publics ou au travail.

Cette proposition de loi prévoit également la possibilité pour l'État de faire cultiver et vendre le cannabis, un peu à l'image de l'industrie du tabac. À l'instar de plusieurs pays européens ou États américains qui ont franchi le pas ces dernières années, les partisans de ce projet partent d'un constat d'échec : la répression internationale n'a pas empêché la diffusion de la consommation de cannabis.

Dans son dernier rapport annuel, la Direction nationale anti-mafia italienne (DNA) avait elle-même dénoncé « l'échec total de l'action répressive », ainsi que « l'impossibilité absolue d'augmenter les efforts » de répression de la consommation de cannabis. De plus, en Italie, où le cannabis à usage thérapeutique est légal, la répression a drainé d'importantes ressources policières, judiciaires et financières. Aussi la DNA soutient-elle elle-même une dépénalisation sous conditions de la consommation de cannabis afin d'alléger « la charge judiciaire et de libérer des ressources disponibles pour les forces de l'ordre et la magistrature pour lutter contre d'autres formes de criminalité ».

« Affaiblir les organisations criminelles »

La légalisation du cannabis pourrait contribuer à « affaiblir » les organisations criminelles, leur soustrayant « 8 à 11 milliards d'euros par an », estime dans laRepubblica l'écrivain Roberto Saviano, spécialiste de la mafia napolitaine et auteur deGomorra. « Les drogues légères sont une monnaie d'échange entre les organisations criminelles et les organisations terroristes », insiste-t-il.

La proposition de loi fait cependant face à une farouche opposition de la part d'élus catholiques, contraires à toute ouverture vers une légalisation. « Nous sommes absolument opposés à la légalisation, à l'idée de faire passer le message qu'il est possible de fumer librement un joint, sans problème », a déclaré Maurizio Lupi, chef d'Area Popolare (AP), un rassemblement d'élus du centre-droit catholique. Selon lui, une dépénalisation serait néfaste « aussi bien du point de vue de la santé publique que de la lutte contre la criminalité ».

Les partisans assurent en revanche le contraire. Selon le texte du projet de loi, « l'expérience des États qui ont réglementé de manière légale le marché de la marijuana démontre que le nombre de consommateurs n'a pas augmenté, ni l'impact social et sanitaire », disent-ils dans leur projet. La seule chose qui ait augmenté, ce sont les rentrées fiscales, insistent-ils. En Europe, la République tchèque, les Pays-Baset l'Espagne ont choisi de tolérer la consommation personnelle à usage récréatif. C'est le cas aussi depuis quelques années de quatre États américains, plus la capitale Washington.

En mai, le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, avait cependant déclaré que la question n'était « pas à l'ordre du jour » de son équipe. Le texte arrive en effet sous la forme d'une proposition de loi déposée par le sénateur radical Benedetto Della Vedova, également secrétaire d'État aux Affaires étrangères, et contresignée par environ 200 députés et sénateurs. L'issue du débat reste incertaine : plus de 1 700 amendements ont déjà été déposés pour noyer le projet, dont 1 300 par AP. Entre les questions de procédure et la pause estivale, les discussions sur le fond ne sont pas attendues avant septembre. 

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