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Bac 2016 : mon enfant a échoué, que dois-je lui dire ?

Publié par MaRichesse.Com sur 5 Juillet 2016, 09:02am

Catégories : #ECOLE, #FAMILLE, #ENFANT, #PARENT

Bac 2016 : mon enfant a échoué, que dois-je lui dire ?

Les résultats du baccalauréat sont tombés, et votre bouteille de champagne restera au frigo. Côme n'a pas décroché le précieux diplôme. Entre crainte, tristesse, culpabilité, rage et déception, vous débitez impulsivement des phrases qui risquent pourtant de ne pas faire redémarrer du bon pied votre enfant. On fait le point sur les bonnes et mauvaises remarques en compagnie du pédopsychiatre Marcel Rufo avec pour objectif de faire rebondir votre progéniture, sans l'enfermer dans le complexe de l'échec.

“Si tu avais mieux travaillé…”

Vous le dites parce que : vous êtes déçue et il vous semble normal d'être honnête avec Côme. Vous pensez que cela lui servira de leçon et que la crainte de votre courroux le fera avancer.

Bonne ou mauvaise remarque ? Mauvaise. « Faire des reproches ne sert à rien », tranche Marcel Rufo. Mais alors, n'a-t-on pas le droit d'exprimer sa déception auprès de son enfant ? « Non, car elle ne fera que renforcer la sienne. » Entendu.

À la place : Vous devriez plutôt anticiper sa prochaine réussite. « Il faut positiver cet échec, lui dire "je comprends ta déception, mais j'ai toujours confiance en toi" », conseille Marcel Rufo.

“Tu le repasseras l’an prochain”

Vous le dites parce que : vous craignez que Côme dérive sans but et vous souhaitez vous rassurer. Ce grand dadais doit, tout de même, obtenir le bac.

Bonne ou mauvaise remarque ? Plutôt bonne. « Un adolescent vit dans le présent, constate Marcel Rufo. Lorsqu'il va mal, la seule chose à faire pour le sortir du marasme psychique est de lui faire anticiper le futur, lui dire qu'il aura une deuxième chance. »

Vous pouvez aussi : Ne pas vous obstiner pas à lui faire repasser le bac par principe. Votre enfant ne se sent peut-être pas à son aise dans le cursus dit classique. « Attention à l'obsession du bac S ! prévient Marcel Rufo. Il ne faut pas maintenir l'adolescent dans une filière générale s'il s'épanouirait mieux dans un bac pro. On peut envisager une réorientation. » L'important étant d'avoir un nouveau projet qui fera fleurir votre enfant.

“Bon, que veux-tu faire maintenant ?"

Vous le dites parce que : vous êtes ouverte à un parcours atypique, vous ne voulez pas infantiliser Côme mais le responsabiliser. Vous avez confiance en lui et souhaitez qu'il réfléchisse pour trouver une voie qui lui plaise vraiment.

Bonne ou mauvaise remarque ? Mauvaise. Vous considérez Côme comme un adulte qui doit exprimer son moi profond... Or, il reste un simple adolescent. « Lui demander de discuter et réfléchir sur sa situation, c'est relancer l'échec, explique Marcel Rufo. Il ne peut pas trouver un moyen de s'en sortir, il est sidéré. »

À la place : C'est à vous, parents, de lui sortir la tête de l'eau, en parcourant notamment le site du Figaro Étudiant pour savoir que faire si l'on n'a pas eu le bac. « Les parents doivent faire alliance avec l'enfant. Pour le soutenir, il faut chercher à sa place, vite, trouver des solutions et lui demander après ce qu'il en pense. »

“Tu t’en fiches, ça me tue !”

Vous le dites parce que : Côme ne s'est pas brûlé les yeux sur les livres cette année. Il a décidé de consacrer son été à l'obtention des 3 étoiles à tous les niveaux Angry Birds et ne veut pas qu'on « lui prenne la tête » pour enfin « profiter de ses vacances ». Lassée, vous éclatez.

Bonne ou mauvaise remarque ? Mauvaise. Ce que vous interprétez comme de l'indifférence peut en fait cacher de la timidité, de la pudeur, un mal-être ou de la honte. En somme, les remous internes d'un adolescent normal en 2016. « L'enfant ne réagit pas ouvertement parce qu'il a honte. S'il s'en fiche, c'est peut-être qu'il est déprimé », assure Marcel Rufo.

À la place : Ne vous énervez pas mais secouez-le. Hors de question de s'attendrir et de le laisser dans sa caverne. « Il n'est pas en vacances, il est urgent de prendre une décision. Le parent doit se responsabiliser, quitte à être directif. Dynamiser la relance est ce qui compte le plus. »

“C’est pas grave, ça peut arriver à tout le monde”

Vous le dites parce que : Côme a fondu en larmes en voyant les résultats du bac sur Internet, clamant qu'il était « juste un gros naze ». Vous voulez lui faire prendre du recul et lui montrer qu'il y a plus grave dans la vie.

Bonne ou mauvaise remarque ? Mauvaise, encore. « Il ne faut pas dédramatiser. Dire "ce n'est pas grave" revient à dire "c'est grave et je te mens"», s'agace Marcel Rufo.

À la place : Il faut être dans le concret et trouver des solutions. On ne s'apitoie pas, on ne crée pas de trauma, on avance. « Il faut rester un supporter de son enfant, même dans les moments durs, affirme Marcel Rufo. Regardez les Islandais, lorsque leur équipe de football a marqué deux buts contre cinq face à la France dimanche, ils ont exulté, même s'ils savaient qu'ils avaient perdu. Il faudrait que tous les parents soient des supporters islandais. » 

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