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Voici le dernier joueur qui a trompé l’Espagne lors d’un match couperet

Publié par MaRichesse.Com sur 27 Juin 2016, 03:16am

Catégories : #SPORTS, #PEOPLE

Voici le dernier joueur qui a trompé l’Espagne lors d’un match couperet

Depuis un but inscrit par Zinédine Zidane le 27 juin 2006 à Hanovre, aucun joueur n’a trompé l’Espagne lors d’une rencontre à élimination directe. Le symbole de la solidité défensive de la Roja... mais aussi d’une équipe peu habituée à être testée.


La scène est restée gravée dans la mémoire collective des fans des Bleus, notamment pour le récit qu’en firent à l’époque à la télévision Thierry Gilardi et Jean-Michel Larqué:

«Zidane a récupéré, avec Govou pour Wiltord, pour Zinédine Zidane…
–Et s’il allait marquer...
–El Magnifico, au bout, au bout, au bout, au bout! Le but!
–Et s’il allait marquer!»

Au bout des arrêts de jeu, dans la nuit de Hanovre, le meneur de jeu des Bleus tue définitivement le match face à l’Espagne de son coéquipier madrilène Casillas (3-1). Un but d’une importance sportive toute relative, tant les Bleus avaient déjà ce huitième de finale de la Coupe 2006 en main depuis le but de Vieira dix minutes plus tôt, mais d’une importance symbolique immense.

Aux yeux des Français d’abord: avant le match, le quotidien sportif Marca avait annoncé son intention de «mettre Zidane à la retraite» et dut, toute honte bue, l’enjoindre quelques jours plus tard, après la démonstration bleue face au Brésil, de ne jamais arrêter («¡No te jubiles nunca!»). Et pour les Espagnols aussi: il est tout simplement le dernier but encaissé par la Roja dans un match à élimination directe de la Coupe du monde ou de l’Euro –on omettra la Coupe des confédérations, au statut plus proche d’un tournoi «amical». La dernière fois qu’un gardien espagnol est allé chercher au fond de ses filets un ballon dans ces matchs où la fin de l’aventure guette à tout moment. La sélection espagnole en est depuis à 990 minutes d’invincibilité (dix matchs entiers, plus trois prolongations) dans ce genre de rencontres, série en cours, avec pour symbole quasi caricatural de cette solidité ses quatre victoires consécutives 1-0 sur la route de son titre mondial en 2010.

 

Solidité défensive

 

Ça n’a pourtant pas été faute pour ses adversaires d’essayer. Si certains ont étalé une terrible impuissance offensive face au jeu de possession de l’Espagne (on se souvient par exemple du quart de finale de l’Euro 2012 perdu 2-0 par les Bleus, quasiment sans lutter), d’autres ne sont pas passés loin du tout. En quarts de finale de la Coupe du monde 2010, le Paraguayen Nelson Valdez avait vu un but annulé pour un hors-jeu imaginaire avant que Cardozo ne voie son penalty, à 0-0, impeccablement capté par Casillas. À la 62e minute de la finale, le Néerlandais Arjen Robben avait eu au bout du pied le but de sa vie sur un contre mais Casillas avait dévié le ballon en corner. À la dernière minute du temps réglementaire de la demi-finale de l’Euro 2012, Cristiano Ronaldo avait expédié une frappe puissante dans les tribunes de la Donbass Arena de Donetsk avant de voir son équipe éliminée aux tirs au but.

Il y a deux manières, pour les adversaires de l’Espagne, dont l’Italie ce lundi 27 juin au Stade de France, de voir cette histoire. La manière pessimiste consiste à s’inquiéter de sa grande solidité défensive, corollaire de son jeu de possession: comme l’écrivait le 24 juin Libération«la possession du ballon permet non pas de tirer des feux d’artifice offensifs comme on pourrait le croire, [...] mais de ne pas prendre de pion, ou d’en prendre moins: on n’a jamais vu un joueur marquer sans avoir le ballon».

La manière optimiste consiste à dire que cette équipe n’est pas si souvent testée. Lors de son troisième match de poule, l’Espagne paraissait (relativement) solide contre la Croatie quand elle a encaissé un but juste avant la mi-temps sur une belle talonnade en extension de Kalinic, avant de s’incliner en fin de match. Lors de la phase de poule de la Coupe du monde 2014, la Roja menait 1-0 face aux Pays-Bas et paraissait s’acheminer vers une entrée réussie dans le tournoi quand un but fou de Robin Van Persie, sur un centre de Danny Blind depuis la ligne médiane, est venue la rappeler à la réalité, là encore juste avant la mi-temps. Quatre-vingt-dix minutes et six buts encaissés plus tard, son élimination dès le premier tour était consommée après une première mi-temps ratée contre le Chili...

Et on en revient, là encore, à la nuit de Hanovre: l’Espagne paraissait jouer à sa main face à une France inoffensive après l’ouverture du score de Torres sur penalty quand, toujours juste avant la mi-temps, une passe en profondeur de Vieira et un raid de Ribéry avaient remis les compteurs à zéro, et l’Espagne dans le mauvais sens. C’est le problème des équipes réglées comme un ordinateur: un petit bug, et tout déraille très vite. 

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