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Trump peut gagner la présidentielle américaine

Publié par MaRichesse.Com sur 2 Juin 2016, 07:13am

Catégories : #ETATS-UNIS, #PEOPLE, #POLITIQUE

Longtemps considéré comme un «clown», le milliardaire new-yorkais a tout bousculé. Sa technique de campagne, sa capacité de profiter de la faiblesse des partis politiques, pourraient faire mouche face à Hillary Clinton, l’emblème de l’establishment

 

Trump peut gagner la présidentielle américaine

Pour nombre de commentateurs politiques outre-Atlantique, ce n’est plus une interrogation, c’est un constat: Donald Trump peut gagner la présidentielle américaine le 8 novembre prochain. Après avoir éliminé seize rivaux lors des primaires républicaines, le milliardaire new-yorkais continue d’affoler les sondages qui le donnent tantôt vainqueur tantôt dans un mouchoir de poche avec sa probable rivale démocrate Hillary Clinton. Considéré comme un «clown» quand il lança sa campagne électorale en juin 2015, l’ex-animateur de l’émission de télé-réalité «The Apprentice» est désormais pris très au sérieux. L’inimaginable est désormais possible.

Qu’est-ce qui a changé en un an? Donald Trump a réussi à exploiter avec une rare efficacité les peurs et la colère d’une frange de l’électorat en utilisant les médias et les réseaux sociaux avec une grande maestria. Ses déclarations à l’emporte-pièce, ses diatribes contre des médias vendus aux élites politiques, ses anathèmes contre les Mexicains, les Chinois ou les femmes: le magnat de l’immobilier s’est créé une marque de fabrique.

 

Discours en noir et blanc

Peu importe le contenu de ses propositions ou leur vacuité, il est perçu comme celui qui vengera un électorat blanc malmené par une économie qui ne leur a pas permis de retrouver un salaire d’avant-crise (certains ont perdu 30% de leur salaire réel depuis 2008) et par une globalisation menaçante et réfractaire à une politique d’immigration trop accommodante. Le New-Yorkais utilise à dessein un vocabulaire limité. A l’image des leaders de l’extrême droite européenne, il simplifie à outrance le discours afin de forcer l’électorat à voir les choses en noir et blanc. L’ampleur du mécontentement dans cette catégorie de la population plutôt peu éduquée a surpris.

 

 

L’espoir de Donald Trump, qui fait face à une carte électorale très favorable à Hillary Clinton, est cependant de conquérir des Etats traditionnellement démocrates dans la Rust Belt, cette région septentrionale des Etats-Unis qui a abrité les fleurons de l’industrie lourde américaine, mais qui souffre d’une forte désindustrialisation. Ses chances d’y parvenir sont réelles et pourraient l’aider sur le chemin de la Maison-Blanche. En novembre, nombre de démocrates pourraient préférer Donald Trump à Hillary Clinton qu’ils voient comme l’incarnation même de l’establishment politique et économique dont ils se sentent les victimes. Aujourd’hui, ils critiquent la politique de dérégulation de l’économie menée par l’ex-président Bill Clinton dans les années 1990. Selon un sondage de l’Institut Quinnipiac publié en avril, 62% des électeurs américains estiment que «leurs croyances et valeurs sont attaquées». Parmi les partisans de Donald Trump, ce pourcentage monte à 91%.

 

Les swing states à sa portée

L’Ohio, un Etat bascule que Barack Obama n’avait remporté qu’avec deux points d’avance sur son rival républicain Mitt Romney en 2012, est à portée de Trump au même titre que la Pennsylvanie voire l’Indiana et peut-être le Wisconsin. Le Michigan, généralement très démocrate, sera plus difficile à conquérir. Mais même s’il parvenait à convaincre une majorité de «blue collars», cet électorat ne suffira pas à compenser la forte impopularité du milliardaire auprès des Hispaniques, des Afro-Américains et des femmes. Les indépendants pourraient jouer un rôle d’arbitre. Dans le camp Trump, on compte paradoxalement sur l’aide de… Bernie Sanders. Une frange non négligeable de l’électorat du «démocrate socialiste» pourrait préférer Trump à Clinton. En matière de commerce international et d’intervention militaire à l’étranger, Donald Trump se situe à la gauche de sa rivale démocrate. «NATFA (traité de libre-échange entre le Mexique, le Canada et les Etats-Unis) a été l’un des plus grands désastres économiques, se plaît à souligner l’homme d’affaires new-yorkais. Et qui l’a signé? Bill Clinton.»

 

 

Le candidat républicain sait aussi appâter son électorat en lui vendant ce qu’il veut bien entendre. En meeting dans le Dakota du Nord, il promet de développer davantage encore le «fracking», la fracturation hydraulique des schistes pour en extraire du pétrole ou du gaz. Dans le même temps, il promet aux mineurs de charbon de Virginie-Occidentale de les remettre au travail. Or les deux stratégies sont incompatibles: si l’industrie du charbon est en sérieux déclin, c’est aussi et surtout parce que le gaz naturel, moins polluant, l’a en partie supplantée dans la production d’électricité.

Les scandales potentiels qui éclabousseraient n’importe quel autre candidat (notamment la création d’une fausse université Trump qui fait l’objet d’une plainte devant la justice) semblent n’avoir que peu d’impact sur la popularité du républicain. Scott Adams, le créateur du dessin de presse «Dilbert» est convaincu que Donald Trump va remporter une victoire écrasante le 8 novembre. Ses arguments: le New-Yorkais connaît la psychologie de l’électorat, il joue pleinement sur les émotions et l’irrationnel. Les faits n’ont plus d’importance et de fait, conclut Scott Adams, Donald Trump n’a jamais tort… 

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