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Trump, l’idiot du village mondial

Publié par MaRichesse.Com sur 4 Juin 2016, 07:54am

Catégories : #PEOPLE, #POLITIQUE, #MONDE, #ETATS-UNIS

Trump, l’idiot du village mondial

Vladimir Poutine et Kim Jong-un se réjouissent à l’idée d’une victoire de Trump. C’est tellement plus simple de manipuler un imbécile.

Ce n’est pas une coïncidence si deux des dictateurs les plus rusés du monde –le russe Vladimir Poutine et aujourd’hui, semble-t-il, celui de Corée du Nord, Kim Jong-un– se réjouissent à l’idée que Donald Trump puisse remporter les élections présidentielles américaines de cet automne.

Le roman d'amitié entre Trump et le dirigeant du Kremlin s’est ébauché à la fin de l’année dernière, lorsque le candidat américain a loué le «leadership» de Poutine et déclaré: «Je m’entendrais très bien avec Poutine» –ce qui a incité ce dernier à qualifier Trump «d’homme très gai, bourré de talent sans aucun doute», avec qui il pourrait «très bien s’entendre» également.

Les honneurs venus du royaume ermite de Pyongyang sont arrivés ce lundi 30 mai, sous la forme d’un article dans le journal officiel du Parti des travailleurs au pouvoir, qui saluait en Trump un «homme politique sage» opposé à une «Hillary bornée».

Certains attribuent ces curieux hommages aux similitudes de fonctionnement de personnalités autoritaires, mais ils sont à côté de la plaque. Il est bien plus probable que Poutine et Kim aspirent à une présidence Trump parce qu’ils voient bien qu’il est une proie facile, quelqu’un qui se croit futé mais qui, en réalité, est un véritable pigeon.

Miss Universe, Moscou et les affaires importantes

La plupart des dirigeants, les autoritaires peut-être même plus que les autres, se contrefichent totalement que l’un de leurs homologues ait des attraits ou pas; tout ce qu’ils veulent c’est faire avancer leurs intérêts. D’un point de vue international, le principal intérêt de Poutine est de préserver les pauvres vestiges qu’il semble rester de l’empire russe d’autrefois –et, pour arriver à cette fin, de diviser les puissances occidentales: à la fois à l’intérieur de l’Europe et dans le cadre de l’alliance transatlantique avec les États-Unis.

 

Trump sert parfaitement ces intérêts puisqu’il a répété maintes fois qu’il considérait l’Otan comme quelque chose «d’obsolète» et que si les nations européennes occidentales n'augmentaient pas leur budget de défense, il retirerait intégralement notre armée du Vieux continent.

Qui eût cru que le slogan “Yankee, Go Home” que nous criions avec tant d’enthousiasme pourrait devenir réalité aussi facilement que cela?

Le journal officiel du parti nord-coréen

Poutine a sans doute été aussi amusé par la remarque naïve de Trump (proférée lors de l’interview où il avait déjà accordé un «A» pour le leadership au dirigeant du Kremlin): «J’ai déjà traité avec la Russie» –car il savait sans doute pertinemment que les seules affaires de Trump avec la Russie ont été avec des magnats de l’immobilier et en tant que propriétaire du concours Miss Univers qui se tient à Moscou (ce que Trump a reconnu plus tard sans une ombre de gêne, qualifiant le concours de Miss Univers d’«affaire importante»).

La victoire du «Yankee Go Home»?

Le principal intérêt de la Corée du Nord, qui remonte à la fondation du pays dans les années 1940, est de faire jouer les grandes puissances régionales les unes contre les autres –comme le disait Kim Il Sung, grand-père de Kim et premier Grand Leader nord-coréen, c’est la judicieuse stratégie «de la crevette au milieu des baleines». Le fantasme du régime étant une réunification de la péninsule coréenne selon les conditions du Nord communiste.

Sachant cela, Kim doit être pris de vertige à l’idée que Trump puisse remporter les élections présidentielles, étant donné que le probable candidat du parti républicain a férocement menacé du doigt nos alliés d’Asie-Pacifique, en se demandant tout haut ce qui justifiait que les forces américaines déboursent le moindre dollar pour défendre la Corée du Sud et le Japon. L’éditorial du journal officiel du parti nord-coréen ne cache pas sa joie: «Qui eût cru, dit-il du projet politique de Trump, que le slogan “Yankee, Go Home” que nous criions avec tant d’enthousiasme pourrait devenir réalité aussi facilement que cela?» Il ajoute:«Le jour où le slogan “Yankee, Go Home” deviendra réalité, marquera le jour de la réunification de la Corée.»

C’est pourquoi à chaque fois qu’il rencontre des dirigeants alliés ces jours-ci, le président Obama est assailli de questions sur Trump –qui est ce type, que veut-il, est-ce qu’il pourrait vraiment être élu? Si les étrangers posent ces questions, ce n’est pas par simple curiosité mais parce qu’ils paniquent. Ils voient bien que l’élection de Trump serait une catastrophe pour leurs intérêts et pour ceux des États-Unis –et une aubaine pour nos adversaires les plus rusés. 

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