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Euro 2016: les cinq ingrédients de la potion magique islandaise

Publié par MaRichesse.Com sur 29 Juin 2016, 06:58am

Catégories : #5-TRUCS-A-SAVOIR, #SPORTS, #FRANCE, #FOOTBALL

Euro 2016: les cinq ingrédients de la potion magique islandaise

L'île dont tout le monde parle pendant cet Euro regorge de particularismes, d'aspérités qui la rend aussi séduisante que compétitive.

 


L’Islande, ses aurores boréales, ses étés qui chassent la nuit. Le temps semble s’être arrêté dans cet Eden où cohabiteraient, paraît-il, elfes et grands barbus. Bref, l’Islande, c’est un peu ce fantasme du hipster, le royaume du «chill». Seulement, il y a un hic: onze gaillards en short comptent bien bazarder la légende. En atteignant les quarts de finale de l’Euro, la sélection, tombeuse avec panache lundi 27 juin de l’Angleterre, risque d'éventer ses secrets de fabrication. Il faut dire que, sur place, tout est fait pour maximiser le potentiel de ses joueurs et créer les conditions de l’exploit. Une manière de vivre que peuvent jalouser les Bleus.
 

1.La mobilisation de tout un pays 

Les Islandais sont membres de l’Otan mais ne possèdent pas d’armée. La guerre, ce n'est pas pour eux. Sauf sur les terrains de football. Heimir Hallgrimsson, le cosélectionneur islandais, ne connaît d'ailleurs que vingt-trois combattants: ses joueurs. «De toute façon, on n’est pas assez pour faire une armée, on perdrait à tous les coups si on faisait la guerre. Notre armée, ce sont nos joueurs de foot»,déclarait-il à la veille de l’exploit en conférence de presse face aux Anglais.

Résultat, tout le pays est littéralement mobilisé derrière son équipe. «La première chose que je ferai une fois élu, c’est de me rendre en France pour voir l’Islande jouer contre l’Angleterre»avait déclaré avant le scrutin son tout nouveau président Gudni Johannesson élu le week-end dernier. Et les matchs font des audiences historiques à la télé. De quoi galvaniser les vingt-trois joueurs.

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2.Une grande famille

 

 

 

Là-bas, le football rassemble 22.000 licenciés, dont 7.000 femmes, soit cent fois moins qu’en France. Le nombre d'Islandais jouant au ballon rond, c’est la capacité du stade Jean Bouin à Paris, la population de la ville d’Auch, ou autre comparaison, quatre fois moins de personnes que les électeurs du candidat Jacques Cheminade à l’élection présidentielle de 2012.


Si l’Islande fait partie des trois équipes de cet Euro dont aucun des 23 joueurs n’évolue en club dans son pays, seuls quatre d'entre eux foulent la pelouse d’un championnat majeur. Une autre bonne raison d'éviter les guerres d'ego.


D’ailleurs, les Islandais, qui n’ont en général pas de noms de famille, se tutoient tous, même pour s’adresser au Premier ministre. Dernière preuve que la sélection islandaise est une grande famille. Le 24 avril 1996, lors du match international de football opposant l'Islande et l'Estonie, le joueur islandais de 34 ans Arnor Gudjohnsen fut remplacé par Eidur Gudjohnsen, qui n'est autre que son fils de 17 ans.
 

 

3.Un environnement parfaitement sain

Certaines polémiques ayant touché l’équipe de France ces dernières années auraient sans doute pu être évitées en Islande. Prenons, par exemple,l’affaire Zahia ou d’autres virées nocturnes de ce genre. Depuis 2010, les clubs de striptease y sont interdits. De manière générale, c’est toute l’industrie du sexe qui est sévèrement mise à mal dans ce pays souvent célébré comme à la pointe du mouvement pour l’égalité des sexes. En 2013, le gouvernement a même tenté de bannir la pornographie au nom de la protection de l’enfance.

De plus, l’Islande est l’un des pays qui a su le mieux préserver son environnement. On y plante plus d’arbres par habitant que n’importe quel autre pays au monde. En 2016, il est classé deuxième pays le plus écologique selon le classement EPI (Indice de Performance Environnementale).


 

On parle là d'un pays dont le taux de criminalité y est si faible que seuls quelques dizaines de ses 600 cents policiers possèdent une arme de service. En outre, fait inimaginable en France, quand les parents vont au café, il est de coutume de laisser son bébé faire la sieste dans le landeau à l’extérieur. L'agressivité ne trouvera à s'exprimer, en tout fair-play bien sûr, que sur les terrains.


 
 

4.Des personnalités fantasques

Si certains joueurs islandais en venaient à contracter une rage de dents, pas de panique, le coéselectionneur Hallgrimsson est dentiste. Pas besoin non plus de Stéphane Meunier, l’homme derrière «Les Yeux dans les Bleus». Révélé sur le tard dans le football professionnel, Hannes Halldorsson, le portier international, est un réalisateur réputé du pays nordique. En 2012, il a réalisé le vidéoclip des candidats à l’Eurovision. Deux ans plus tard, il suivait au quotidien le parcours de son équipe nationale lors de la qualification pour la Coupe du monde au Brésil. Personne ne sait encore s’il a emporté sa caméra en France.

Quant à Aron Gunnarsson, l’une des révélations de cet Euro, il a été élevé dansune famille de handballeurs professionnels. Voilà comment il explique être si décisif sur ses touches. «Tout est affaire de technique et cela se développe en jouant au handball», expliquait-t-il en 2008 au magazine Goal. Alors, à quand Nikola Karabatic à la place de Patrice Evra?

 

Difficile de ne pas mentionner pour finir Gummi Ben, le commentateur fou islandais devenu une véritable mascotte médiatique de cet Euro 2016.

 
 
 

 

5.Une touche de surnaturel

Les sensations fortes, les retournements de situation, ils en ont vu d’autres. Les Islandais subissent des éruptions volcaniques tous les quatre ans en moyenne. On a encore en tête les remous dans le ciel européen et en Islande après l’éruption de l'Eyjafjöll en 2010. Cette habitude des situations périlleuses explique peut-être leur propension à ne pas lâcher après avoir encaissé le premier but, comme pendant l’Euro face au Portugal ou à l’Angleterre.

Sans oublier qu'un grand nombre d'Islandais croit aux elfes, qu'ils appellent le«peuple caché». Selon un sondage conduit en 2007, 54% des Islandais ne nient pas l'existence des elfes et 8% y croient franchement, bien que seuls 3% revendiquent en avoir déjà rencontré personnellement. Le pouvoir de voir lehuldufólk, le peuple caché, ne s'apprend pas. On naît avec. Espérons seulement que les elfes n'ont pas fait le déplacement avec les quelque 27.000 supporters islandais présents en France (8% du pays) pour donner un coup de main décisif à leur équipe ce dimanche face aux Bleus.

 

Cyril Simon et Bruno Cravo

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