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Euro 2016: le système de qualification qui rend fou

Publié par MaRichesse.Com sur 18 Juin 2016, 06:27am

Catégories : #FOOTBALL, #SPORTS

Euro 2016: le système de qualification qui rend fou

«Attends, mais s'ils font match nul, ils finissent meilleur troisième et alors, il jouent contre eux?»


Après leur victoire contre la Turquie, vendredi 17 juin (3-0), les Espagnols ont rejoint les Italiens et les Français dans la courte liste des sélections déjà qualifiées pour les huitièmes de finale de l'Euro 2016.

Cela ne veut pas dire que ces trois équipes ont la moindre idée de qui elles vont affronter une fois les phases de poule terminées. S'il est déjà compliqué lors d'un Euro à 16 ou d'une Coupe du monde à 32 de prédire après seulement deux journées quelles équipes vont pouvoir s'affronter en huitièmes ou quarts de finale, lors d'un Euro à 24 (et particulièrement d'un Euro relativement serré comme celui-ci), cela relève quasiment du miracle et d'une énorme prise de tête:

Joli bordel

Jusqu'à cette édition, les choses étaient assez simples: les premier et deuxième d'un groupe affrontaient en quarts de finale les deuxième et premier d'un autre groupe, déterminé à l'avance. Lors de l'Euro 2012, la France était dans le groupe D et savait que selon son classement, elle affronterait le premier ou le deuxième du groupe C. Quasiment qualifiée après deux matchs, elle n'avait alors plus que trois adversaires possibles: la Croatie, l'Espagne et l'Italie.

 

Avec le passage de l'Euro à 24, on a ajouté des huitièmes de finale et les deux premiers de chaque groupe ne suffisent pas à déterminer les seize équipes qui doivent se qualifier: on doit donc en ajouter quatre autres, les quatre meilleurs troisièmes, déterminés en fonction du nombre de points pris et ensuite du goal-average.

Un système casse-tête que les Français ont largement oublié puisqu'il n'a été pratiqué qu'à trois reprises, lors des Coupes du monde 1986, 1990 et 1994, disputées à 24 équipes, et que les Bleus étaient absents des deux dernières éditions.

Voici, par exemple, qui seraient les qualifiés si les phases de poule s'arrêtaient ce samedi matin.

Wikipedia - Euro 2016

En fonction des groupes dans lesquels ces meilleurs troisièmes se trouvent, le tableau de l'Euro est différent: s'il se qualifie, le troisième du groupe A, celui de la France, n'affrontera pas le même adversaire s'il est accompagné des troisièmes des groupes B, C et D (dans ce cas, ce sera le premier du groupe C) que s'il est accompagné des troisièmes des groupes B, C et E (dans ce cas, ce sera le premier du groupe B).

Pour comprendre qui va affronter qui, il faut avoir sur soi un règlement de l’UEFA. Dans l’article 17, qui indique comment va se dérouler la phase finale, on trouve ce tableau:

Et là vous devez actuellement être comme ça:

Alors oui, c’est quasiment incompréhensible, et comme l’indique Eurosport, ce tableau amène deux autres problèmes:

«Il est fort possible qu’une équipe qui a fini troisième et qui arrive en demi-finales rejoue contre une équipe qu’elle a déjà affrontée en poules. Et ce système semble très injuste pour les vainqueurs des groupes E et F et les deuxièmes des groupes D et E, qui vont devoir théoriquement jouer des huitièmes de finale plus compliqués que les équipes des autres groupes.»

Symbole de la complexité de ce système: le Wales Online a essayé d'imaginerquelles équipes pourrait affronter le Pays de Galles (actuellement deuxième du groupe B) s'il parvenait à qualifier pour les huitièmes de finale. Les Gallois peuvent encore affronter au prochain tour les Albanais, les Roumains, les Suisses, les Portugais, les Islandais, les Hongrois, les Autrichiens, les Allemands, les Polonais, les Nord-Irlandais, les Espagnols, les Croates, les Tchèques ou les Turcs, selon qui finit à quelle place et le nombre de points pris (et si cela ne suffit pas, on se reportera sur le nombre de buts marqués, encaissés, le nombre de cartons...).

Et la France?

Pour les Français, c'est un peu plus simple, puisqu'il ne leur reste que dix adversaires possibles. Grâce à ses deux victoires, la France est en effet déjà assurée de terminer à l'une des deux premières places de son groupe:

- Si elle finit première (après un match nul ou une vivctoire contre la Suisse, dimanche), elle devra se référer aux résultats dans les autres groupes pour savoir qui elle affrontera. Selon le tableau donné par l'Uefa, elle a neuf chances sur quinze d’affronter le troisième du groupe C (Allemagne, Pologne, ou l'Irlande du Nord), trois chances sur quinze d’affronter le troisième du groupe D (République tchèque, Croatie ou Turquie) et trois chances sur quinze de jouer contre le troisième du groupe E (Suède, Belgique ou Irlande).

- Enfin, si la France finit deuxième (après une défaite contre la Suisse, dimanche), elle affrontera le deuxième du groupe C, soit, là encore, l'Allemagne, la Pologne ou l'Irlande du Nord.

C'était simple, non?

 

Grégor Brandy 

 Source

 

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