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Et si Trump voulait perdre?

Publié par MaRichesse.Com sur 21 Juin 2016, 09:23am

Catégories : #POLITIQUE, #PEOPLE

Il y a probablement quelques républicains qui se posent la question ces temps-ci. Leur candidat à la présidence n'a pas l'air d'un homme qui veut vraiment déménager au 1600 Pennsylvania Ave. Soit la campagne de Donald Trump est encore trop désorganisée, soit le principal intéressé n'est justement pas ... intéressé.

 

Et si Trump voulait perdre?

Prenez l'argent. Un bon indicateur de l'ampleur et du sérieux d'un effort national pour la présidence. La campagne Trump a entamé le mois de juin avec à peine plus d'un million de dollars en banque. C'est 32 fois moins que la manne de sa rivale, Hillary Clinton. Même Bernie Sanders, pour ce qui reste de la campagne, avait sept fois plus d'argent de côté.

Un somme modeste qui révèle les difficultés du candidat républicain à récolter de gros chèques auprès des donateurs fortunés. Peut-être que le milliardaire n'a pas vraiment essayé d'obtenir leur appui. Peut-être que ceux qui financent normalement les campagnes républicaines hésitent à se mouiller.

Après tout, Donald Trump n'a pas arrêté de se tirer dans le pied depuis qu'il devenu le seul candidat à la présidence pour son parti. C'était il y a plus de six semaines. Depuis, il n'a pas vraiment travaillé à rallier les troupes derrière l'adversaire démocrate. Jour après jour, le milliardaire n'a cessé de compliquer la vie des autres républicains.

Trump a continué les attaques personnelles et racistes contre ses adversaires, contre le juge qui préside un procès impliquant le milliardaire. Après Orlando, il n'a pas vraiment fait preuve d'empathie, mais s'est vanté, a répété son désir de bloquer les musulmans à la frontière.

La campagne Trump n'a aussi qu'une organisation squelettique. Dix fois moins de personnel payé que l'adversaire démocrate dans les États clés, selon les calculs de certains médias américains (70 contre 700).

Côté publicité, le bilan est encore plus impressionnant. La campagne Trump n'a rien dépensé dans ces États pivots, comme l'Ohio ou la Floride. Rien. Ça laisse donc le champ libre à la campagne Clinton pour se payer une bonne image en publicité... et ternir celle des républicains.

Bien sûr, Donald Trump a prouvé à maintes reprises qu'il ne faut pas le juger selon les modèles classiques de campagne présidentielle. Après tout, il a battu des adversaires bien mieux financés et équipés que lui dans les primaires.

D'ailleurs, le milliardaire assure que le prochain bilan financier de sa campagne, pour juin, sera bien plus positif. « Notre campagne est plus légère et plus efficace, lance Donald Trump, à l'image de ce que notre gouvernement devrait être. »

Des mots pour rassurer. Peut-être aussi comme le renvoi de son directeur de campagne. Un homme loyal au milliardaire, qui voulait « laisser Trump être Trump ». Mais justement, Trump n'est plus seul dans cette course. Il y a bien des élus républicains qui comptent sur un candidat à la présidence populaire pour aider leur propre campagne. Des gens nerveux.

Certains font des contorsions verbales ces jours-ci, tentent d'expliquer la différence entre « appuyer » le milliardaire et « l'endosser ». Ces politiciens ne savent toujours pas que faire de l'énigme Trump. Veut-il vraiment l'emporter cette course? Et si le parti devait le traîner contre son gré jusqu'aux élections de novembre?

Les mots d'une ancienne conseillère du milliardaire reviennent à l'esprit. Il y a un an, expliquait Stephanie Cegielski, Trump ne s'attendait qu'à terminer deuxième dans les primaires. Pas à gagner. Sa candidature, c'était une candidature de contestation. Point. Ces temps-ci, l'état de la campagne Trump semble lui donner raison. 

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