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Conseils, science, sante et bien-être


Couple: pourquoi ça casse alors que ça pourrait marcher ?

Publié par MaRichesse.Com sur 27 Juin 2016, 13:01pm

Catégories : #COUPLE, #ASTUCES, #LIVRES-A-LIRE, #RELATIONS

Couple: pourquoi ça casse alors que ça pourrait marcher ?

Vous n'avez jamais de chance en amour ? Selon Alon Gratch (1), les échecs amoureux successifs ne sont pas dûs au hasard mais à notre refus d'accepter l’ambivalence de nos sentiments envers l’être aimé. Éclairage.

 

 

« Si seulement nous avions habité la même ville », « si seulement il avait quitté sa femme», « si seulement ça avait été le bon timing pour qu’il s’engage », « si seulement il avait tenu parole»... Vous vous souvenez dans un soupir de la raison qui a fait que votre énième relation s’est soldée par un échec ? Lassée et frustrée, vous en venez à maudire les hommes, la vie et vous-même (autant ne pas y aller avec le dos de la cuillère). Pour le psychologue clinicien Alon Gratch, si nos relations ne marchent pas, c’est que nous avons du mal à accepter l’autre tel qu’il est. Alors, nous reproduisons inlassablement les mêmes erreurs, sans même nous en rendre compte.

 

L’ambivalence des sentiments

« Quel être doué de bon sens souhaiterait éprouver colère, rejet, mépris ou dégoût envers son partenaire ? » se demande le thérapeute. Personne ! Pourtant, nous nous montrons très créatifs pour masquer ce que Gratch qualifie « d’ambivalence » des sentiments. Autrement dit, aveuglées par l’amour, nous adorons aimer notre partenaire : il est merveilleux, beau, attentionné, gentil. Mais nous refusons d’accepter qu’il puisse susciter en nous des sentiments négatifs. « On retrouve à chaque fois le même mécanisme [dans les échecs amoureux] : une tentative de se protéger de la vulnérabilité et par conséquent de la haine, de la colère ou du ressentiment éprouvés à l’égard de l’objet de sa flamme. » Cette vulnérabilité se manifeste sous différentes formes sans que nous en soyons conscients.

 

Répétez-vous sans cesse les mêmes erreurs ?

Vos histoires se suivent mais ne se ressemblent pas... En êtes-vous sûre ? Vous avez pour habitude de vous engager dans des relations à sens unique du type « suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis » ? Il est probable que vous préfériez prendre la poudre d'escampette plutôt que d’affronter ce qui pourrait vous déplaire chez l’autre. Surtout que si vous atteignez l’objet de votre désir, vous finissez par vous en détourner…

Ou alors, avez-vous déjà vécu une relation textuelle ou téléphonique passionnée ? Les conversations entretenues vous apportaient entière satisfaction tandis que vous n’aviez presque aucun contact en chair et en os. Il est possible que vous entreteniez ces relations virtuelles dont l’absence attise l’amour pour neutraliser le côté négatif du sentiment d’ambivalence.

Ne vous êtes-vous jamais jetée à corps perdu dans des relations passionnelles ? Avec des individus merveilleux qui se sont avérés être décevants ? Vous affectionnez sûrement les relations narcissiques où l’idéalisation mutuelle neutralise de façon temporaire ou superficielle l’ambivalence. Quand les masques tombent, la relation s'arrête et la déception est rude.

Il est également possible que vous vouliez éviter trop d’intimité en vous consacrant à des relations exclusivement sexuelles ou encore que vous alliez voir ailleurs pour tromper l’ennui d’une relation devenue monotone.

 

Comment changer ?

La multitude de formes que prend cette peur d’affronter le réel face au fantasme d’un amour pur brouille les pistes. Mais pour Alon Gratch, « la capacité à aimer est indépendante de l’objet d’amour ». Autrement dit, il ne suffit pas de trouver le bon, comme on a souvent l’air de nous le faire croire, mais plutôt d’être dans les bonnes dispositions pour pouvoir accueillir l’autre dans sa globalité.

 

Étape 1 : bien se connaître

« Réfléchissez à toutes vos anciennes relations, avec votre famille, vos petits amis, vos amis proches et votre cercle de connaissances. Quelles sont les caractéristiques principales qui vous ont attirée chez ces personnes : l’intelligence ou la gentillesse ? La créativité ou la sincérité ? L’ambition ou le charme ? » Mieux cerner ses besoins permet de faire baisser la pression, pour soi comme pour l’autre, et de ne pas être dans l’attente permanente.

 

Étape 2 : analysez vos besoins

« Demandez-vous quels sont l’espace et la distance qui vous sont nécessaires ou acceptables à l’intérieur d’une relation. » Quel degré de proximité souhaitez-vous ? Il est certain que si vous êtes du genre solitaire, vous allez avoir du mal à supporter une relation fusionnelle.

 

Étape 3 : accepter le revers positif de la médaille

Arrêtez de vouloir améliorer votre partenaire et changez votre fusil d’épaule. Chouchou n’exprime pas ses sentiments et ça vous agace ? Plutôt que d’essayer de lui tirer les vers du nez, réjouissez-vous ! « Quelqu’un de calme, introverti et renfermé est une bonne écoute et un partenaire attentionné et patient qui entend ce que vous cherchez à lui dire. C’est d’ailleurs probablement ce qui vous a attiré chez lui au départ parce que vous avez toute latitude pour laisser libre cours à vos émotions sans qu’il ne saute au plafond. » Si, à l’inverse, vous le qualifiez d'insensible (ce qui n’est pas vrai, par ailleurs) vous polarisez vos différences.

Certains des patients d’Alon Gratch ont mis plusieurs années avant d’atteindre l’équilibre. Mais ce spécialiste des relations indique qu’un travail en solo peut être tout aussi efficace, à condition d’être persévérante et honnête avec soi-même.

(1) Pourquoi ça casse alors que ça pourrait marcher, Éditions Payot, collection Petite Bibliothèque Psychologie. 

Source

 

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