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Conseils, science, sante et bien-être


7 conseils pour réussir ses photos de sport comme un pro

Publié par MaRichesse.Com sur 18 Juin 2016, 13:50pm

Catégories : #ASTUCES, #PHOTO

7 conseils pour réussir ses photos de sport comme un pro

L’action qui mène au but, le plongeon du gardien, le penalty qui tue, sans oublierl’éventuel bras d’honneur… photographier le sport est tout un art. C’est aussi un métier. Que faut-il savoir pour réussir ses clichés lorsque l’on se trouve dans les gradins de l’Euro 2016, voire sur les routes du Tour de France ou les tribunes des J.O ? Et quels sont les bons gestes et réflexes à adopter ?

 

1 - Connaître le sport que l’on photographie

C’est, selon Pierre Bourdoiseau, chef produits Reflex chez Canon France, « le conseil le plus avisé que l’on puisse donner ». Connaître la discipline que l’on souhaite immortaliser sur carte mémoire permet, selon lui, de « préréagir et d’anticiper l’événement qui va se produire ».

 

2 - Etre équipé d’un boîtier rapide

A part quelques images d’ambiance, inutile d’espérer ramener des photos de sport réussies, prises avec un smartphone. Photographier le sport, c’est aussi disposer d’un boîtier réactif. Reflex ou Hybride, il faut donc s’équiper d’un appareil photo pouvant réaliser une rafale à au moins 5 images par seconde si l’on n’est pas initié, voire au moins 10 images par seconde si l’on joue dans la catégorie « experts ».

Le reflex Canon EOS 7D Mark II: un bon candidat pour photographier le sport.
Le reflex Canon EOS 7D Mark II: un bon candidat pour photographier le sport. - CANON

 

C’est possible avec certains Reflex ou Hybrides grand public comme les Canon EOS 7D Mark II ou Olympus PEN-F qui shootent jusqu’à 10 i/s, ou avec le nouveau Nikon D5(14 i/s). Il en existe de nombreux autres. Sans pour autant laisser son index collé sur le déclencheur (ce qui aurait pour effet d’engorger la carte mémoire rapidement), « cela permet de réaliser trois ou quatre photos d’une manière extrêmement rapide et d’avoir le choix pour obtenir l’image d’un beau geste ou du ballon au bon moment », rappelle Sébastien Boué, photographe pour le quotidien L’Equipe.

 

3 - Investir dans un téléobjectif adapté

En la matière, l’amateur de photos a le choix : 150, 200, 300 mm… jusqu’à 600 mm. « Le bon téléobjectif permet de zoomer et d’atteindre un sujet qui va se situer entre 25 et 50 mètres du capteur et avoir une image nette en proposant un rendu intéressant », précise Arthur Michaux, directeur marketing auprès du fabricant d’objectifs Tamron. Concrètement, un 400 mm offre de photographier un joueur de football de plain-pied si l’on est assis en tribune. Idéalement, une optique lumineuse est à privilégier, surtout si l’on est amené à photographier en basse lumière, comme lors d’une rencontre nocturne ou dans un stade ou gymnase. Pour cela, on veillera à l’ouverture de son optique. « Plus le chiffre est faible, plus l’objectif est lumineux. Une ouverture à « 2 », ou « 2.8 », c’est idéal. En 400 mm, il n’y a pas d’optique plus lumineuse que 2.8 », rappelle Sébastien Boué du journal L’Equipe. « Les pros utilisent la plupart du temps un 400 mm », confirme Pierre Bourdoiseau chez Canon. Qui rappelle néanmoins : « Pour une discipline comme le tennis de table, on peut aussi avoir besoin d’un grand-angle pour immortaliser les deux antagonistes ». Chez Tamron, on assure aussi que le 600 mm maison (ouverture à 5.6, NDLR) « permet de faire des photos à main levée ». Mais dans des conditions de lumière correcte.

L'objectif stabilisé 150-6OO mm de Tamron.
L'objectif stabilisé 150-6OO mm de Tamron. - TAMRON

 

Et avis aux amateurs du Tour de France : « Le sportif n’est pas forcément l’élément principal de la scène. Un grand angle permet aussi de saisir le paysage qui donnera tout son sens à la photo réalisée », note Sébastien Boué.

Pour certaines disciplines, le paysage peut parfois être aussi important que le sujet.
Pour certaines disciplines, le paysage peut parfois être aussi important que le sujet. - OLYMPUS

 

4 - Apprendre à travailler la vitesse

Saisir l’instant, c’est aussi pourvoir photographier vite. Un boîtier descendant au 800e ou 1000e de seconde peut garantir des résultats spectaculaires. « Cela permet de figer le joueur de foot et d’arrêter le mouvement, mais aussi d’éviter un flou de bouger. De manière générale, il faut se mettre à la vitesse de la focale pour éviter ce flou, comme le 200e de seconde pour un 200 mm, etc », indique le photographe deL’Equipe.

Sa vitesse permet à l'hybride PEN-F d'Olympus de s'assoir au bord du terrain.
Sa vitesse permet à l'hybride PEN-F d'Olympus de s'assoir au bord du terrain. - OLYMPUS

 

Evidemment, une optique stabilisée aide aussi à s’en prémunir. Certains sports, comme les sports mécaniques, sont quant à eux très exigeants techniquement : ils nécessitent de la part du photographe un boîtier rapide, une longue focale et de la vitesse au niveau de l’obturation.

Les sports mécaniques sont sans doute les plus exigeants en termes d'équipement photo.
Les sports mécaniques sont sans doute les plus exigeants en termes d'équipement photo. - CANON

 

5 - Etre capable de monter en ISO

Lorsque l’on photographie le sport en salle, disposer d’un boîtier montant en ISO (la sensibilité avec laquelle on immortalisera ses images, NDR) est capital. Si en extérieur, on peut se satisfaire de 400 ISO, il faut au moins travailler à 2000 ISO en intérieur. Tous les boitiers ne le permettent pas. « D’où des flous, et des flous de bouger tout le temps », remarque Pierre Bourdoiseau chez Canon. Problème néanmoins : plus on monte en ISO, plus la photo prise est sujette à ce que l’on appelle les « aberrations » (une granulation excessive dans l’image, NDLR). Quand au flash, il faut tout bonnement le proscrire : à plus de 4 mètres de distance avec son sujet, il ne sert absolument à rien. Pire, il risque d’incommoder les athlètes.

 

6 - Connaître quelques astuces

Si l’on s’est offert un téléobjectif imposant, un monopode soulage les efforts et contribue à éviter les photos floues. Pour éviter les problèmes de mise au point au moment du déclenchement, il est recommandé de toujours faire le net sur un sujet fixe, proche de la zone que l’on veut couvrir pour capter l’action au moment où elle se déroule. Les « pros » ne recommandent pas forcément d’utiliser le mode « Scène » dédié au sport de son boîtier, qui a tendance à saturer les couleurs. « On privilégiera plutôt un mode semi-prioritaire, comme le mode Priorité vitesse. C’est un bon terrain de jeu pour appréhender ce qu’est la photo sportive », conseille Arnaud Pézeron, directeur marketing d’Olympus France.

Certaines disciplines, comme le cyclisme, se prêtent à l'effet
Certaines disciplines, comme le cyclisme, se prêtent à l'effet - CANON

 

Tribune de stade ou route du Tour-de-France, on bannit évidemment le contre-jour, synonyme de photos ratées. Par ailleurs, on préfère le format JPEG au format RAW dont les images, plus lourde, risquent de rapidement saturer la carte mémoire. Et l’on n’hésite pas à effectuer un petit travail d’édition à l’aide d’un logiciel de retouche notamment pour recadrer sa photo, tant il est difficile en matière de sport d’obtenir instantanément de bons cadrages. Tout du moins au début.

 

7- Persévérer au lieu de se décourager

Si l’on n’a jamais fait de photo de sport, « il y a forcément beaucoup de déchet avec les premières prises de vues », constate Arnaud Pézeron. « Sur un match de football, je réalise environ 1000 à 1200 photos. Pour une finale de l’Euro, cela peut monter jusqu’à 2000, mais il est aussi important de photographier l’ambiance, la sécurité, les banderoles », indique Sébastien Boué, photographe pour L’Equipe. De quoi nous inviter à garder le doigt sur le déclencheur… Et ne pas oublier que la photo de sport, c’est un peu comme la photo animalière : il est difficile d’obtenir de belles images sans investir dans du matériel adéquat. 

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