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Tourisme, commerce, Bruxelles continue de souffrir de l'impact des attentats

Publié le 15 Mai 2016, 11:01am

Catégories : #ECONOMIE

Tourisme, commerce, Bruxelles continue de souffrir de l'impact des attentats

Près de deux mois après les attaques du 22 mars à Bruxelles, le secteur économique de la capitale belge sort difficilement la tête de l'eau, après une période de crise attisée par les répercussions des attentats de Paris.

Près de deux mois après les attaques du 22 mars à Bruxelles, le secteur économique de la capitale belge sort difficilement la tête de l'eau, après une période de crise attisée par les répercussions des attentats de Paris.

«Si on prend les trois premiers mois de cette année, on constate une diminution des ventes en région bruxelloise d'environ 15% par rapport à la même période l'an passé», a expliqué à l'AFP le directeur de la Fédération du commerce et des services en Belgique (Comeos), Dominique Michel.

«Les attentats ont eu un vrai effet accélérateur et, malheureusement, je pense qu'il faudra beaucoup de temps pour récupérer» un taux d'activité normal, a reconnu M. Michel.

Les touristes reprennent petit à petit possession des artères commerçantes de la capitale, mais restent moins nombreux qu'à l'ordinaire.

«Pendant les week-ends, on constate une baisse de fréquentation de 25% à 30% au niveau du tourisme de loisir, tant sur les attractions que dans les musées et les hôtels», a précisé à l'AFP le directeur de l'Office du tourisme de Bruxelles, Patrick Bontinck.

En comparaison, la baisse était de l'ordre de près de 60% durant la quinzaine qui a suivi les attentats.

«Suite aux événements de Bruxelles, il y a des groupes entiers du Japon et des Etats-Unis qui ont décidé d'annuler leur voyage», observe M. Bontinck.

- Des commerçants à cran -

Dans le centre de Bruxelles, les commerçants s'impatientent.

«Juste après les attentats de Paris, tout le monde attendait le week-end de Pâques et la nouvelle saison. Puis il y a eu le 22 mars...», explique la propriétaire du magasin de souvenirs «The Brussels Corner», Hadewych Vandeweghe. Cette enseigne, située à quelques pas de l’iconique Manneken-Pis depuis plus de 30 ans, a particulièrement souffert.

«Notre chiffre d'affaires est aujourd'hui de loin inférieur à 50%», précise Mme Vandeweghe. Résultat: impossible de payer un employé, une première pour la propriétaire qui se retrouve en solo derrière son comptoir.

Capitale de l'Union européenne, Bruxelles accueille nombre d'organisations et institutions européennes et internationales. Le tourisme d'affaires y représente ainsi 50% de l'activité, selon Patrick Bontinck.

Moins touché que le tourisme de loisirs, ilreprend peu à peu ses droits.

«Ces dernières semaines, on a constaté une réduction de l'ordre de 15%. Mais on estime qu'il devrait revenir à la normale au niveau du mois de juin», prédit le directeur de l'Office du tourisme.

Située sur la célèbre Grand-Place, la taverne «La Brouette» sert habituellement beaucoup de repas d'affaires.

Mais certains clients étrangers sont aujourd'hui particulièrement prudents. «En avril, des personnes, qui viennent chez nous depuis dix ans maintenant, nous ont appelés pour savoir si nous pouvions prévoir des gardes de sécurité pour leur événement», souligne Paul-Louis De Gendt, gérant de l'établissement.

- Image ternie -

Les six derniers mois ont été particulièrement éprouvants pour les commerçants de Bruxelles. L'impact des attentats, en particulier la fermeture du métro puis son exploitation partielle pendant plusieurs semaines, s'est ajouté à plusieurs mesures déjà impopulaires auprès des commerçants et hôteliers.

Ces derniers décrient notamment l'instauration l'été dernier de la grande zone piétonnière dans le centre de Bruxelles et la fermeture successive des tunnels routiers bruxellois délabrés. Sans oublier, l'état d'urgence qui a découlé des attentats de Paris du 13 novembre et qui a paralysé la ville.

Le mois dernier, les autorités régionales de Bruxelles-Capitale ont dû prendre une série de mesures de soutien de l'économie, dont une exemption temporaire de la taxe de séjour pour tous les établissements hôteliers et un soutien aux trésoreries des entreprises des secteurs fragilisés.

De son côté, le Premier ministre Charles Michel a rendu publique le 22 avril une série d'allégements de charges pour répondre à la grogne des professionnels du tourisme et de la restauration, dont l'extension du chômage temporaire, le report de paiement des cotisations sociales et la suspension des amendes TVA.

Les commerçants sont unanimes: ils espèrent surtout que le gouvernement prendra les mesures adéquates pour redorer l'image très écornée de Bruxelles et de la Belgique.

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