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Staples et Office Depot renoncent à leur fusion

Publié le 11 Mai 2016, 14:30pm

Catégories : #ECONOMIE

Staples et Office Depot renoncent à leur fusion

La fusion entre Staples et Office Depot, qui devait créer un géant américain des fournitures de bureau, est morte et enterrée. Les deux distributeurs ont annoncé, mardi 10 mai, qu’ils renonçaient à leur rapprochement à la suite de la décision le même jour d’un juge fédéral de bloquer l’opération.

Cette décision confirme l’arbitrage rendu le 7 décembre 2015 par la Federal Trade Commission (FTC, l’autorité de la concurrence des Etats-Unis), qui avait estimé que cette fusion de plus de 6,3 milliards de dollars (5,8 milliards d’euros) « viole les lois antitrust en réduisant de façon importante la concurrence sur le marché national des articles de bureau vendus aux entreprises ».

Ron Sargent, le président-directeur général de Staples, s’est dit « déçu que lajustice ait validé la demande de la FTC, bien qu’elle n’ait pas défini le marché correctement et n’ait pas apporté la preuve de ses arguments ». « Il est dans le meilleur intérêt de nos actionnaires, clients et partenaires de renoncer à faireappel, de mettre fin à l’accord de fusion et de nous concentrer sur notre projetstratégique visant à apporter de la valeur aux actionnaires », a-t-il ajouté.

Fournir les entreprises sur l’ensemble du territoire américain

Le juge a estimé que l’opération allait « substantiellement nuire à la concurrence dans la vente et la distribution de fournitures de bureau pour les clients professionnels ». Les deux enseignes sont en effet les deux derniers acteurs capables de fournir les entreprises sur l’ensemble du territoire américain, ce qui aurait créé de fait une situation de monopole. « Cette opération aurait vraisemblablement conduit à des prix plus élevés et à une baisse de la qualité de service pour les grandes entreprises qui achètent des fournitures de bureau », s’est félicitée Deborah Feinstein, la responsable de la concurrence au sein de la FTC.

 

 Lire aussi :   Méga-fusions : les Etats-Unis durcissent le ton

La suite des événements s’annonce compliquée pour Staples, qui, outre le versement d’une indemnité de rupture de 250 millions de dollars à Office Depot, doit renoncer à des synergies qui avaient été estimées à 300 millions de dollars par an. Le groupe, qui dispose de 1 900 magasins, en avait déjà fermé 300 en 2011 et prévoit d’en supprimer encore une cinquantaine cette année.

Il s’agit du second échec pour les deux entreprises, qui avaient déjà tenté de serapprocher en 1997. A l’époque, la FTC s’y était également opposée. Staples et Office Depot pensaient que, dix-huit ans après, le paysage concurrentiel avait changé, notamment avec le développement de la distribution sur Internet et l’émergence d’Amazon, qui réalise désormais plus de 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires dans ce secteur. En 2013, la FTC avait d’ailleurs autorisé deux mastodontes, Office Depot et le numéro trois du secteur, OfficeMax, à fusionner.

Mais en se focalisant sur le marché des professionnels et non pas des particuliers, l’autorité de la concurrence a une nouvelle fois déjoué les espérances des deux groupes. Ce secteur aurait représenté 40 % du chiffre d’affaires du nouvel ensemble. Un effet de taille qui était censé compenser les ventes dans les magasins physiques, qui ont tendance à décliner. Le chiffre d’affaires de Staples a chuté de 6,4 %, à 21,1 milliards de dollars, lors du dernier exercice, tandis que celui d’Office Depot a reculé de 10 %, à 14,5 milliards.

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