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Conseils, science, sante et bien-être


Seconde résidence, la vérité du boom par les prêts

Publié le 9 Mai 2016, 11:43am

Catégories : #ECONOMIE

Seconde résidence, la vérité du boom par les prêts

La rengaine est connue : le Belge n’a jamais connu des taux hypothécaires aussi bas. Autre indicateur avéré depuis longtemps : les taux d’épargne ne rapportent plus rien, ou quasiment.

L’immobilier, et ce n’est pas neuf non plus, constitue donc une solution de « repli » de plus en plus utilisée. Puisque l’argent que l’on garde précieusement sur un compte ne fructifie plus et qu’emprunter coûte de moins en moins cher, pourquoi ne pas investir dans la brique, une valeur dont on sait qu’elle peut être considérée comme sûre en Belgique ?

Cette réflexion, beaucoup de Belges l’ont eue. Et beaucoup, également, sont passés à l’acte ; entendez par là qu’ils ont acheté un bien dans le but d’en profiter eux-mêmes ou de le rentabiliser (en le mettant en location).

Une preuve supplémentaire de cet engouement pour l’immobilier nous est fournie par une étude réalisée récemment par BNP Paribas Fortis Belgique. Elle porte exclusivement sur l’achat de résidences secondaires, que celles-ci se situent à l’étranger ou… en Belgique. Car qui dit résidence secondaire ne dit pas forcément Marbella, Saint-Tropez, Florence ou l’île Maurice.

Même si la banque refuse de nous dévoiler des chiffres précis (« pour des raisons évidentes de concurrence… »), elle souligne néanmoins une augmentation de 20% des prêts accordés dans ce secteur par rapport à 2014. « C’est d’ailleurs cette augmentation qui nous a poussés à réaliser l’étude qui est une première du genre, précise Valéry Halloy, le porte-parole de BNP Paribas Fortis. Les taux d’intérêt extrêmement bas ainsi que les taux d’épargne dérisoires que nous connaissons actuellement poussent le Belge vers l’achat d’un bien immobilier. Ceux qui ont les moyens sollicitent davantage les banques qu’avant. »

En parcourant l’étude, on constate ainsi qu’un crédit hypothécaire sur dix accordé par le bancassureur est destiné à l’achat d’une résidence secondaire. Impossible de connaître le nombre exact de crédits consentis, mais on peut révéler qu’un bien sur quatre en Belgique est financé par BNP Paribas Fortis, qui atteint ainsi des parts de marché estimées entre 25 et 28 %.

Concernant le montant demandé à la banque, le Belge emprunte en moyenne 73 % de la valeur du bien convoité, le reste étant de l’apport personnel. Quant à la durée moyenne d’un crédit pour une seconde résidence, il est de 198 mois (224 mois pour une première résidence). L’âge moyen de l’emprunteur est de 42 ans (40 ans pour les autres types de crédit).

On estime à 380.000 le nombre de Belges qui possèdent une seconde résidence, dont 170.000 à l’étranger. On l’a dit : résidence secondaire ne veut donc pas dire automatiquement Espagne, France, Grèce ou autres destinations paradisiaques. « La Belgique reste de loin la première destination de nos emprunteurs pour une seconde résidence, affirme Valéry Halloy, puisque neuf prêts accordés sur dix concernent un achat à l’intérieur de nos frontières. Le Belge aime l’étranger, mais il apprécie aussi et surtout d’acheter près de chez lui pour des raisons de facilité de gestion du bien. »

Selon le spécialiste belge de l’étude de marché et du conseil en stratégie WES Research & Strategy, on recense 210.000 résidences secondaires en Belgique : 105.000 se trouvent au littoral et 35.000 dans les Ardennes.

Autre chiffre intéressant : 60% des prêts accordés par BNP Paribas Fortispour l’achat d’une seconde résidence en Belgique ont pour objectif de dégager des revenus locatifs.« Question rendement, les villes de Bruxelles, Anvers et Gand sont les plus sollicitées, estime notre analyste. En ce qui concerne les achats à la mer du Nord ou dans les Ardennes, la part de ceux qui sont réalisés à des fins récréatives est plus importante : elle atteint les 85 %. »

Une donnée qui est quelque peu mise en cause par les agents immobiliers de la mer du Nord que nous avons interrogés dans l’Immo de jeudi dernier, qui affirmaient que de plus en plus de propriétaires mettaient leur bien en location pour répondre à un accroissement de la demande de séjours pour de courtes durées.

Posséder son cocon à l’étranger fait également partie des rêves de beaucoup d’entre nous. Et quand on parle d’un bien à l’étranger, l’acheteur belge n’a visiblement pas l’intention de le mettre en location. « A peine un prêt accordé sur dix a pour objectif de dégager des revenus locatifs, précise à ce sujet Valéry Halloy. Le but premier d’un achat à l’étranger reste l’amélioration du bien-être personnel. »

Où achète-t-il en premier ? L’Espagne arrive en tête avec quelque 3.000 achats belges réalisés en 2015. Puis viennent la France et… les Pays-Bas, mais ceux-ci arrivent loin derrière le duo de tête. « Cela peut surprendre mais la Zélande est fort recherchée, dit-on chez BNP Paribas Fortis. C’est juste à côté de la Belgique et les biens sont environ 40.000 euros moins chers. Juste derrière les Pays-Bas, on trouve l’Italie, puis le Portugal, la Grèce. Nous avons aussi quelques demandes de crédits pour des achats en Turquie et au Maroc. »

Enfin, on signalera que l’étude révèle que les montants moyens empruntés pour une seconde résidence avec déclaration de revenus locatifs (les demandeurs d’un crédit doivent cocher une case ad hoc lorsqu’ils remplissent leur dossier) varient en fonction du pays : 164.747 euros pour un bien en Belgique, 152.758 euros pour un bien en Espagne, 136.333 euros pour le bien de ses rêves en France et 126.000 euros s’il se trouve aux Pays-Bas. Quant aux montants moyens empruntés pour un bien à des fins récréatives, ils sont les suivants : 158.020 euros pour la Belgique, 141.570 pour l’Espagne, 135.921 pour la France et 112.829 euros pour les Pays-Bas. Ce qui veut dire, en clair, que si on achète dans le but de louer, on est prêt à consentir un effort financier plus important à l’achat. Logique.

Employant 14.000 personnes en Belgique, BNP Paribas Fortis octroie 49% de ses prêts hypothécaires pour l’achat d’un bien, 30% pour la rénovation de celui-ci et 21% pour sa construction.

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