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Sans confiance, pas d’économie numérique.

Publié le 6 Mai 2016, 12:21pm

Catégories : #ECONOMIE

Sans confiance, pas d’économie numérique.

Apple et le FBI viennent de livrer une bataille médiatique inédite. Pour faciliter le travail de ses agents, le bureau fédéral souhaitait l’instauration d’une backdoor - un accès aux données à l’insu de l’utilisateur - dans le système d’exploitation de l’iPhone. La demande a reçu un refus catégorique d’Apple, au nom de la sécurité de son système. L’entêtement très médiatisé du géant californien a finalement poussé le FBI à céder pour finalement “craquer” le téléphone à l’origine du conflit.

Pourquoi un tel bras de fer public de la part d’Apple ? Pour garder et renforcer une valeur clef de l’économie digitale : la confiance. Dans son étude Vision Technologique 2016, Accenture en fait une des 5 tendances majeures pour l’année à venir, avec toujours en ligne de mire la place centrale de l’homme dans l’économie digitale.

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/05/03/534x0/4912609_6_cf17_sans-confiance-pas-d-economie-numerique_be50566a0499f1767284a3f4e7b7c984.jpg

Sans confiance, pas d’économie numérique.

Dans le monde digital, la confiance règne.

La question de la responsabilité éthique des entreprises n’est pas nouvelle. Ce qui l’est en revanche, c’est la vitesse et l’échelle de déploiement des services numériques, et donc la maitrise des sujets d’éthique par les entreprises. Au cœur du problème, la question des données, de leur accès et de leur diffusion cristallise les enjeux liés à la confiance. Apple en a pris conscience suite au piratage d’iCloud en 2014. La société avait alors été montrée du doigt pour une prétendue faille dans son système de sécurité. S’il a depuis été démontré que le hacker avait utilisé la technique du « phishing » pour accéder aux données, cette mésaventure a eu le mérite de remettre la question de la confiance au cœur des priorités. Les efforts de l’entreprise pour faire preuve de transparence dans la façon dont elle utilise et sécurise les données de ses clients témoignent de la valeur que l’entreprise accorde à la confiance. Les nouvelles plates-formes Apple Pay et HealthKit ont bénéficié de cette approche « orientée Confiance » dès leur conception : la sécurité et l’éthique qui s’en dégagent donnent aux clients la certitude que leurs empreintes numériques sont sécurisées et protégées, ce qui facilite l’adoption de l’écosystème Apple. Et donc son développement économique.

Pas étonnant dans un tel contexte que 83% des cadres dirigeants interrogés par Accenture fassent de la confiance une pierre angulaire de l’économie numérique.

La confiance est impalpable, son impact est structurel.

Pour construire une relation de confiance au quotidien, les entreprises se concentrent sur deux piliers : la sécurité et la conception.

Le premier est une évidence théorique : les utilisateurs d’un service confient leurs données et attendent qu’elles soient en sécurité. Or, garantir la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité des données demande une vraie politique et des investissements conséquents en ressources humaines comme en infrastructures. Des entreprises telles que Coca-Cola, Verizon, Google ou Mazda s’attachent déjà à transformer leur backend(partie invisible du monde logiciel, par opposition au frontend.) dans ce sens. Et cette tendance attire de nouveaux acteurs, comme InAuth ou BioCatch, qui proposent des solutions pour vérifier l’identité des utilisateurs ou des devices avant de leur donner accès aux bases de données. Selon Gartner, le marché de la sécurité de l’information devrait dépasser 100 milliards de dollars d’ici 2019.

Quant à la conception, si son rôle peut sembler moins évident, il est tout aussi central. On en revient ici au sujet d’Apple, qui en refusant d’ouvrir une backdoor au FBI fait la démonstration d’un produit conçu avec la sécurité des données à l’esprit. La sécurité doit être vue comme un élément moteur de la conception. Aucun site marchand n’imaginerait aujourd’hui ne pas utiliser un protocole SSL. De la même façon, aucun site ne proposerait un portail ouvert avec des données confidentielles personnelles !

Dans un autre ordre d’idée, Microsoft a pensé certains de ses datacenters en Allemagne en faisant la part belle à la question de la confiance. Ainsi, ces derniers sont volontairement gérés par une société Allemande, sans que l’entreprise américaine ne puisse avoir accès aux données. En s’imposant un tiers de confiance Microsoft envoie un signal fort à ses clients.


Pour Accenture, l’enjeu de la confiance est capital au point d’impliquer des changements structurels. Ainsi l’étude Vision technologique 2016 prédit l’émergence rapide d’une nouvelle profession : le Chief Ethics Officer. Préparez-vous !

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