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Les enfants de moins en moins tentés de reprendre l’entreprise familiale

Publié le 16 Mai 2016, 10:05am

Catégories : #ECONOMIE

Les enfants de moins en moins tentés de reprendre l’entreprise familiale
 

es enfants des entrepreneurs belges se détournent de l’entreprise familiale. La tendance n’est pas neuve, mais elle est confirmée par une nouvelle étude d’EY et de l’université de Saint-Gall, parue il y a quelques jours.

Surtout, les « héritiers » veulent de plus en plus se donner le temps de la réflexion – et d’une autre expérience professionnelle – avant de reprendre l’entreprise de papa (ou parfois maman). L’étude internationale, basée pour la Belgique sur un échantillon de 123 jeunes diplômés dont les parents possèdent une entreprise familiale, nous apprend qu’à peine 4,9 % d’entre eux souhaitent reprendre celle-ci immédiatement après leurs études. Cette disposition à la succession remonte quelque peu cinq ans après l’obtention du diplôme, pour s’établir à 8,9 %. Notons que les jeunes Belges ne sont pas moins frileux que dans le reste du monde : la moyenne internationale quant au souhait de reprendre l’entreprise familiale dès la fin des études n’est que de 3,5 %.

Bien que l’étude EY ne le chiffre pas, on sait que le souhait ou l’aptitude à reprendre l’entreprise familiale augmente avec l’âge. Le processus doit maturer. « La probabilité de voir les enfants entrer dans l’entreprise familiale s’accroît considérablement lorsqu’ils sont bien informés à son sujet, qu’ils ont suivi des formations d’entrepreneuriat spécifiques et qu’ils ont déjà travaillé au sein de l’entreprise », observe l’étude.

23 % ferment la porte

Une autre étude, exclusivement belge et menée par ICHEC sur les intentions de repreneuriat de la « Next Gen », indiquait l’année passée que 48 % des enfants de PME familiale avait l’intention de reprendre « un jour » l’entreprise. Seulement 23 % fermaient résolument la porte. Le reste hésitait. Les raisons de refus les plus souvent évoquées sont l’envie de faire un autre métier que celui de patron de PME, l’envie de sortir du cadre familial ou l’envie de travailler pour un autre secteur ou produit.

Un des freins épinglés par l’étude EY est plus financier : la génération suivante n’est pas prête à payer le prix fort pour racheter l’entreprise familiale. « Mais sur ce plan, il existe en revanche des opportunités dans notre pays. La Belgique figure en effet parmi les pays offrant la plus grande “réduction familiale” sur la valeur marchande. Il existe par ailleurs une possibilité de céder l’entreprise familiale à des tarifs préférentiels », explique Wout Coppens, associé EY Private Client Services.

Notons enfin que globalement les intentions de reprise sont plus timides dans les pays riches parce que les alternatives y sont plus nombreuses et plus attrayantes sur le marché du travail. Un réflexe d’enfant gâté en quelque sorte…

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