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Le White Star n'a pas encore dit son dernier mot

Publié le 17 Mai 2016, 10:45am

Catégories : #SPORTS

Le White Star n'a pas encore dit son dernier mot

Le White Star Bruxelles, qui a remporté cette saison la Proximus League, a publié mardi un communiqué particuilèrement virulent sur son site internet, dans lequel il affirme notamment qu'il ira devant la justice civile pour combattre le refus de sa licence de football professionnel.

Le club, qui devait logiquement être promu dans la plus haute division réservée aux clubs professionnels, s'est vu refuser en début de mois la licence de football rémunéré par la Cour belge d'arbitrage pour le sport. Il devra jouer au sein de la future D1 amateurs tandis qu'Eupen, 2e de Proximus League (D2), retrouve l'élite.

Laurent Denis, avocat du club bruxellois, avait directement évoqué l'idée de contester la décision de la CBAS devant un tribunal civil, une piste que le club a donc confirmée mardi. 

Le White Star reprend notamment un extrait du rapport de la CBAS, qui justifie la décision initiale de non-octroi de la licence "par le fait qu'au moment ou la commission des licences a examiné la demande du White Star, les conditions générales (article 407 du Règlement de l'URBSFA) n'étaient pas remplies en raison, d'une part, de l'existence d'une dette d'un montant de 613,61 euros à l'égard du YR KV Mechelen dont la preuve de paiement n'avait pas été fournie, et, d'autre part, de l'absence d'accord formel avec la commune de Molenbeek de pouvoir disposer du stade Machtens pour la saison 2016-2017". 

"Infâme acte de sabotage"
Selon le club bruxellois, le premier de ces arguments ne tient pas la route, dans la mesure où il affirme avoir "déposé en avril 2015 une caution de 5.000 euros sur le compte de la Pro League afin de couvrir toute éventuelle somme non payée ou insuffisante". "En d'autres termes, si Mme Schepmans (la bourgmestre de Molenbeek, NDLR) n'avait pas (...) résilié la convention d'occupation au moment précis où le club passait devant la commission des licences, les conditions générales auraient été remplies", s'emporte la direction du RWS Bruxelles, qui parle d'un "infâme acte de sabotage", qui sera "jugé par les tribunaux de Bruxelles".

Le club étoilé ne manque pas d'égratigner au passage, dans son communiqué, les dirigeants des concurrents d'Eupen et de Roulers, "prêts a toutes les calomnies et les bassesses pour bénéficier d'une place qu'ils n'ont jamais réussi à obtenir malgré 50 millions d'euros dépensés en 4 ans" (Eupen) et "si déterminés à mettre en place la réforme du championnat de Division 2, mais incapables de figurer sportivement dans le top 8" (Roulers, qui profite de la non-licence du RWS pour monter en future D1B). 

"Le combat ne fait que commencer"
Il en ressort avant tout que le White Star estime que les conclusions du CBAS, ayant confirmé le refus de licence, comportent de nombreuses "approximations et erreurs juridiques, règlementaires et factuelles". Des approximations et erreurs que la formation de John Bico compte donc démonter coûte que coûte. 

"Nous réservons nos objections et remarques aux magistrats qui auront la charge de traiter l'ensemble des procédures que nos avocats vont diligenter en début de semaine. (...) Le RWS Bruxelles ne sera pas un oiseau pour le chat. Le combat ne fait que commencer", conclut le communiqué.

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