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Le directeur de la prison de Forest: "Tout homme a le droit de serrer son enfant"

Publié le 10 Mai 2016, 11:53am

Catégories : #ECONOMIE

Le directeur de la prison de Forest: "Tout homme a le droit de serrer son enfant"

 A la prison de Forest, où les agents pénitientiaires sont en grève depuis deux semaines, la situation est particulièrement critique. En cause, la vétusté de l'infrastructure mais pas seulement. Au micro de BelRTL ce matin, Vincent Spronck, le directeur de la prison, dresse un état des lieux de l'établissement qu'il dirige.

A Forest, la capacité d'accueil officielle est de 288 détenus. A ce jour, l'établissement en compte 360: un manque de place que connaissent la plupart des prisons du pays. Mais dans cette prison, construite en 1910 et dans un état de vétusté avancé, la situation est particulièrement grave: "Il y a des rats, il y a des cafards, il y a des souris qui circulent dans la prison, c'est manifeste", indique Vincent Spronck.

"Quasiment personne dans la prison"
Suite à la grève, les visites aux détenus ne sont plus assurées. "Tout homme a le droit de serrer son enfant, les enfants ont le droit de voir leurs parents, ce n'est plus le cas. C'est ce qui manque le plus aux détenus", explique le directeur de la prison de Forest. Les appels téléphoniques et les douches ne peuvent pas non plus être assurés, les draps n'ont pas été changés pendant 40 jours, les vêtements ne sont pas lavés car "il n'y a quasiment personne dans la prison". "Les conditions actuelles sont inhumaines et dégradantes et il est évident que pendant une grève, ces conditions empirent", ajoute Vincent Spronck.

"10 à 15% de taux d'absentéisme"
En outre, le directeur de Forest pointe un autre problème "dont on ne parle pas mais connu de tous": l'absentéisme chez les agents pénitentiaires. "Il y a 10 à 15% de taux d'absentéisme, c'est beaucoup mais cela dit quelque chose au sujet de la difficulté de travail en prison", prévient-il. Et d'expliquer: "Il y a une minorité d'agents qui profitent du système, qui sont en congé maladie de manière permanente, on sait que c'est de l'abus et les contrôles ne fonctionnent pas", déplore Vincent Spronck. "Ces agents qui ne viennent pas laissent la charge de travail à ceux qui viennent et c'est à ceux qui viennent qu'on dit qu'il faut encore travailler plus". "Qu'on commence par lutter efficacement contre l'absentésime, on ferait de grandes économies", propose-t-il.

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