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L’Europe des start-up en pleine auto-persuasion

Publié le 2 Mai 2016, 13:30pm

Catégories : #ECONOMIE

L’Europe des start-up en pleine auto-persuasion

L’EIT (European Institute of Innovation and Technology) organisait la semaine dernière sa grand-messe annuelle InnovEIT à Budapest, où l’Institut est basé. Lancée en 2008 par Barroso, cette sorte de « MIT européen », en moins puissant (même si doté tout de même d’un budget de 2,3 milliards pour la période 2014-2020), a pour mission de stimuler l’innovation et l’entrepreneuriat à travers des partenariats paneuropéens : unir dans un « triangle d’or » universités, centres de recherches et entreprises pour faire percer mondialement des start-up innovantes. Et démontrer, ni plus ni moins, que l’Europe n’a pas à rougir face à la Silicon Valley.

Taxé d’inefficacité dans un récent rapport de la Cour des comptes européenne, l’EIT a voulu démontrer à InnovEIT que les choses commençaient enfin à bouger. « Les start-up du KIC consacré au climat totalisent à présent pour 189 millions d’investissements en capitaux privés. Tado, une jeune entreprise allemande qui fabrique des thermostats intelligents (ndlr : concurrente de Nest de Google) a levé 32 millions d’euros. Cinq entrepreneurs sociaux soutenus par l’EIT figurent sur la liste Forbes des 30 meilleurs entrepreneurs de moins de 30 ans. Il a fallu un peu de temps, mais cela démontre que le modèle fonctionne. 800 partenaires académiques et industriels, ce n’est quand même pas rien, » argue Martin Kern, qui occupe la fonction de directeur ad interim de l’EIT depuis 2014. Autre preuve que rien n’est jamais simple en Europe, un directeur (tout court) doit toujours être nommé, d’ici la fin de l’année.

Comme « success stories », les directeurs de l’EIT épinglent par exemple la française Vulog, spécialisée dans les solutions informatiques pour le covoiturage, qui levait 8,4 millions en 2015. Ou le spécialiste allemand des capteurs industriels Konux qui travaille avec Deutsche Bahn pour sécuriser le trafic ferroviaire.

Des projets dingues

Si l’EIT manque encore de « stars » absolues pour accroître sa visibilité, il faut reconnaître que la plupart des projets supportés n’usurpent pas leur qualificatif d’innovants. Nerdalize, la start-up néerlandaise qui vient de décrocher un EIT award, va démarrer la production industrielle d’un radiateur-ordinateur. L’idée, dingue, est d’utiliser la chaleur de serveurs informatiques pour chauffer des maisons.

Dans le secteur en vogue de l’e-santé, Fit To Perform développe le tachygraphe du futur, à destination des chauffeurs routiers. Combinant un bracelet et un écran de contrôle, il vérifie l’état de forme physique du chauffeur qui se prépare à prendre le volant.

La start-up britannique Skipping Rocks Lab travaille sur le projet Ooho !, une membrane gélatineuse à base d’algues comestibles, qui permet de contenir l’eau potable dans une sorte de grosse goutte, alternative à la bouteille en plastique.

Plus près de nous, la jeune entreprise amstellodamoise ProctorExam veut révolutionner l’enseignement en ligne en sécurisant/authentifiant les examens à distance. L’étudiant s’identifie à l’aide de la caméra de son PC et de son smartphone. L’un des premiers clients est la haute école Vives, à Bruges.

Ces start-up ont pour point commun une approche paneuropéenne unique : des fondateurs issus souvent de pays différents et des collaborations avec des universités ou centres de recherche allant de la Finlande à l’Italie. À les en croire, le soutien de l’EIT a accéléré leur approche d’un marché fort de plus de 500 millions d’habitants.                                                                 source

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