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L’économie collaborative nous rend-elle plus cupides ? Témoignez

Publié par MaRichesse.Com sur 27 Mai 2016, 10:01am

Catégories : #ECONOMIE, #INTERNET, #MONDE

L’économie collaborative nous rend-elle plus cupides ? Témoignez

Les dérives de la consommation collaborative ne tiennent pas seulement au contournement de la loi et des règles fiscales. Il en est des plus pernicieuses. 

Capture d'écran de Picsou comptant son or
Capture d’écran de Picsou comptant son or

C’est ce qu’a souligné ce mercredi, au cours d’un colloque organisé à Paris, l’économiste Mickaël Mangot.

Auteur de l’essai « Heureux comme Crésus  ? Leçons inattendues d’économie du bonheur » (Eyrolles), il s’est interrogé sur l’impact de la consommation collaborative sur notre bien-être, malgré les aspects positifs d’autonomie et de construction d’un capital social  :

« Sur le papier, c’est pas mal. J’ajouterais quelques bémols. Ce sont les plus aisés qui en profitent le plus, notamment lorsqu’il s’agit de location d’actifs. Dans le cas d’une perceuse à 23 euros, ça va, mais pas dans le cas d’un appartement haussmannien d’un million d’euros  !

Certaines pratiques peuvent augmenter les inégalités, qui sont négatives pour le bonheur. On voit que cette idée d’élévation des revenus pour tous est discutable. »

Il a aussi soulevé la question des effets indirects négatifs : par exemple les personnes qui font le ménage après une location et « remplacent le personnel hôtelier », ce qui peut causer du chômage.

« Marchandiser les moments de la vie »

Quant à la dimension de « connexion sociale » de cette économie collaborative, « on en est revenus, comme on l’a vu avec le désenchantement des membres historiques du couchsurfing venus partager un dîner avec leur hôte ». 

L’économiste soulève un autre effet vicieux de l’économie collaborative, qui conduit à « marchandiser tous les moments de la vie ». Il évoque ainsi le regret de certains qui « se sentaient devenir cupides » : 

« Comme cette grand-mère énervée contre sa belle-fille occupant deux chambres qu’elle n’avait pu louer pendant un week-end très demandé…

On se retrouve à avoir un raisonnement économique utilitariste qui nous empêche de profiter des moments gratuits de la vie. »

 

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