Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


L'apathie risque de perdurer à la Bourse de Paris

Publié le 15 Mai 2016, 11:02am

Catégories : #ECONOMIE

L'apathie risque de perdurer à la Bourse de Paris

L'apathie risque de perdurer la semaine prochaine à la Bourse de Paris, et chez ses voisines européennes, les investisseurs peinant à trouver dans l'actualité économique les moteurs permettant d'assurer un rebond durable.

L'apathie risque de perdurer la semaine prochaine à la Bourse de Paris, et chez ses voisines européennes, les investisseurs peinant à trouver dans l'actualité économique les moteurs permettant d'assurer un rebond durable.

Les séances du mois de mai se suivent et se ressemblent: agenda dégarni, volumes d'échanges au plus bas et indices qui naviguent à vue.

«Il n'y a pas de direction clairement établie et le flou reste entretenu par les banquiers centraux, essentiellement américains, qui continuent à parler de deux hausses de taux directeurs de la Réserve fédérale américaine cette année, sans que le marché y croit vraiment», résume à l'AFP Jean-Louis Mourier, un économiste du courtier Aurel BGC.

«Et il n'y a pas vraiment de catalyseurs en vue pour sortir de la fourchette dans laquelle les marchés américains et européens se sont installés depuis quelque temps», complète-t-il.

«Actuellement, les marchés restent surtout soutenus par des anticipations de banques centrales très accommodantes, mais l'économie réelle répond moins bien, tant au niveau des résultats d'entreprises que des statistiques, avec par exemple un rapport mensuel sur l'emploi américain en avril qui a déçu», explique également à l'AFP Frédéric Rollin, un conseiller en stratégie d'investissement de Pictet AM.

«Du coup, poursuit-il, les investisseurs deviennent plus méfiants sur les actions et vont chercher des rendements ailleurs, notamment du côté des dettes des pays émergents», ce qui donne «des marchés boursiers sans grande tendance» et qui peinent à trouver «de quoi s'enthousiasmer».

Le programme de la semaine prochaine n'est pas de nature à changer la donne, avec pour l'essentiel quelques statistiques américaines, mais qui ne sont pas forcément les plus regardées, et le compte-rendu de la dernière réunion de la Fed, qui ne devrait pas non plus réserver de surprise.

-Le Brexit «paralyse un peu tout le monde»-

«Le ton employé et le choix de ce qui y figurera fourniront toutefois un exposé beaucoup plus détaillé de l'état des forces au sein de l'institution et de sa vision de l'économie américaine que le communiqué publié juste après la réunion fin avril», relève M. Mourier.

«Il n'y a pas de chiffres massifs à l'agenda, plutôt plein de petits indicateurs qui pourraient donner une tonalité, mais pas grand chose qui pourrait secouer la torpeur», note aussi M. Rollin.

La saison des résultats touche aussi à sa fin aussi bien aux États-Unis qu'en Europe.

Seuls le fabricant de produits d'entretien et d'hygiène Henkel et le groupe de chimie-pharmacie Merck KGaA doivent encore publier leurs chiffres à Francfort jeudi.

A Londres, l'opérateur télécoms Vodafone annoncera ses résultats trimestriels mardi et sera suivi mercredi par le groupe de luxe Burberry et le géant de la bière SABMiller en passe d'être racheté par le belge AB Inbev.

Les investisseurs britanniques auront quelques chiffres à se mettre sous la dent également alors que l'économie britannique donne dernièrement quelques signes de faiblesse.

L'inquiétude à une quarantaine de jours du référendum sur le maintien ou non du pays dans l'Union européenne grandit également et va au-delà de la City.

«Il y a un gros attentisme autour du référendum britannique qui paralyse un peu tout le monde, même si personne ne sait encore quelles seront les conséquences», remarque M. Mourier.

«Les investisseurs en parlent de plus en plus, note également M. Rollin, et si les sondages vont vers le +non+, cela pourrait vite effriter la confiance».

source

Commenter cet article

Archives