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Immobel-Allfin, ultime ligne droite en vue

Publié le 5 Mai 2016, 10:51am

Catégories : #ECONOMIE

Immobel-Allfin, ultime ligne droite en vue

C’est après avoir revu leur copie que Marnix Galle, CEO d’Allfin, et Alexander Hodac, CEO d’Immobel, ont présenté la semaine dernière les conditions de la nouvelle offre pour la fusion d’Immobel et Allfin. Si une majorité des actionnaires donnent leur feu vert – mais on ne voit pas comment il pourrait en être autrement après la tentative avortée de l’été dernier –, Immobel new look sera, au plus tard le 29 juin prochain, le plus grand développeur immobilier belge coté en Bourse.

L’année dernière, une situation mal coordonnée ainsi que de fortes tensions n’avaient pas permis d’aller de l’avant. Aujourd’hui, Immobel et Allfin, assistés par différents experts (PwC et les bureaux d’avocats Allen&Overy et Linklaters), ont utilisé une méthodologie commune pour étudier la faisabilité de la fusion, ce qui a permis aux ban-ques concernées (BNP Paribas Fortis, ING, KBC) de remettre une valorisation se situant dans un mouchoir de poche. Le 18 avril dernier, les conseils d’administration d’Allfin et d’Immobel ont donné, à l’unanimité, leur accord à la fusion des activités des deux entités. Reste aux actionnaires à se prononcer.

Vieille dame de 153 ans cotée en Bourse, Immobel a réalisé, en 2015, un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros et un revenu net de 700.000 euros. Implantée dans trois pays (Belgique, Pologne et Grand-Duché de Luxembourg), elle couvre trois segments : le bureau (son core business), le résidentiel et le lotissement (366 ha de terrains).

Les quelques projets phares à son actif sont les suivants : le Brussels tower, le Black pearl, Universalis park, CBD One, Cedet et la Galerie Kons. L’ensemble de ces projets représente près de 440.000 m². Si les points forts d’Immobel sont l’expérience, ses points faibles sont un manque de réactivité et une exposition trop grande dans le segment du bureau, en souffrance actuellement.

Créée en 2001, Allfin, se positionne à 360º comme un développeur principalement résidentiel en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg. « Nous essayons d’être les plus agiles possible et orientés vers le marché. Nous avons notre propre équipe de commercialisation, un point de vente unique, qui permet d’être réactif. Nous avons un modus operandi très horizontal », précise Marnix Galle, son CEO.

Une success-story confirmée par les chiffres : 1 million d’euros de capital en 2001 et 140 millions d’euros en 2015. Allfin veut être une référence en termes de reconversion urbaine grâce au redéveloppement de lieux emblématiques à Bruxelles, tels le Chambon (ex-siège de la CGER), les projets Ernest et Solvay (ex-siège de Solvay).

D’autres projets phares sont dans le pipeline : O’Sea, Infinity, Polvermillen, Lebeau, Royal Louise et Riverview. Au total, ces projets représentent près de 327.000 m². Dans tous les projets de grande envergure, Allfin choisit plusieurs cibles, ce qui permet de diminuer le temps de développement

Alexander Hodac, le patron d’Immobel, épingle plusieurs points forts. « Tout d’abord, une amélioration opérationnelle des deux sociétés avec une complémentarité des portefeuilles, une meilleure diversification géographique et par segment de marché(une présence accrue dans le résidentiel, NDLR), mais aussi une plus grande diversification du risque, une santé financière plus robuste et une capacité d’investissement supérieure. »

Lorsque la fusion sera entérinée, Immobel deviendra la plus grande société immobilière cotée en Belgique avec une capitalisation boursière qui devrait se situer autour de 400 millions d’euros et un portefeuille d’actifs supérieur à 920 millions d’euros.

La fusion des deux entités devrait amener une stabilité et une récurrence des résultats ainsi que du cash-flow. Elle devrait par ailleurs avoir un effet positif sur les marges brutes, une rentabilité accrue sur fonds propres et une capacité d’investissement multipliée. « Sans se risquer dans des prévisions de dividendes, cette fusion devrait entraîner une stabilité et une progression dans les résultats qui devraient amener un bénéfice par action plus stable, de même qu’un dividende récurrent et en croissance »,ajoute-t-il.

Reste à faire coïncider les expertises et à intégrer les deux cultures. « Nous voulons créer un gros joueur stable et profitable, à long terme », conclut Marnix Galle, lequel deviendra président exécutif du groupe, la gestion étant assurée par Alexander Hodac en tant que CEO.

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