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Elon Musk, ou la colonisation de Mars

Publié le 7 Mai 2016, 11:25am

Catégories : #ECONOMIE

Elon Musk, ou la colonisation de Mars

C’est l’histoire d’un jeune entrepreneur visionnaire, novateur, bouillonnant, « disposé à tout perdre », qui s’est pris des coups, a su rebondir à chaque fois… ce qui d’ailleurs pourrait bien le conduire sur Mars.

Aujourd’hui, Musk, dont la fortune est estimée à près de 11 milliards d’euros, est à la tête de Tesla, qui fabrique des voitures électriques de luxe, de SpaceX, un lanceur de fusées, et de SolarCity, un fabricant de panneaux solaires.

« Son goût pour les choses impossibles a fait de Musk une divinité de la Silicon Valley », écrit Ashlee Vance, évoquant le Sud-africain né le 28 juin 1971 à Pretoria, naturalisé Américain en 2002. Elon Musk, geek dès son plus jeune âge, commence par créer en 1995, à 24 ans, une plate-forme Internet de services pour les journaux, Global Link Information Network rebaptisée plus tard Zip2, que Compaq rachète 307 millions de dollars en 1999. Il réinvestit l’argent gagné dans Startx.com, qui va devenir PayPal, qu’eBay rachète 1,5 milliard en 2002.

Un train futuriste

Le prochain défi du milliardaire se nomme Hyperloop, dévoilé en août 2013, un train futuriste fonctionnant à l’énergie solaire capable d’atteindre les 1 300 km/h.

L’entrepreneur est volontiers comparé au milliardaire américain Howard Hughes (1905-1976), aviateur, industriel, producteur et réalisateur, ou à Thomas Edison (« c’est un inventeur, un homme d’affaires et un industriel capable de s’emparer de grandes idées pour les transformer en grands produits »).

« Inspirateur du personnage de fiction Tony Stark », alias Iron Man, interprété au cinéma par Robert Downey Jr, autodidacte, il a dû apprendre à manager et à affronter des mises à l’écart successives : « Je n’avais jamais dirigé la moindre équipe auparavant, dit-il. Je n’avais jamais été capitaine d’une équipe sportive ou de quoi que ce soit. On doit se mettre dans une situation où l’on dit : Voyons, comment vont-ils comprendre cela, compte tenu de ce qu’ils savent ? »… Ce qui conduit l’auteur à estimer que « si le conseil d’administration de X. com avait été un peu plus patient avec Musk, celui-ci aurait réussi à réaliser la banque en ligne qui les mettrait tous au pas qu’il aspirait à créer ». De fait, PayPal, cédée 1,5 milliard en 2002, en valait 32 en 2014.

Tout à partir de zéro

Singularité du personnage qui impose ses propres règles, « chaque fois que possible, les entreprises de Musk fabriquent tout à partir de zéro en essayant de repenser une grande partie des conventions admises, que ce soit dans l’industrie spatiale, l’industrie automobile ou l’industrie solaire ». Ainsi, Musk révolutionne l’industrie spatiale avec, par exemple, le principe de la fusée récupérable, réutilisable et donc moins chère. Ce qui lui permet d’annoncer « la colonisation de Mars » d’ici une dizaine d’années alors que sa société SpaceX est née en 2002 seulement.

Son histoire, en forme de « tragédie shakespearienne », est émaillée de désastres technologiques, de courses aux financements, de licenciements fracassants et d’amitiés brisées, reconstituée par Ashlee Vance avec minutie pour chacune de ses aventures industrielles. Ces dernières finissent par être rentables, non sans le soutien de la Nasa ou de l’Etat américain, avec pour couronnement l’introduction en Bourse de Tesla en 2010 et de SolarCity en 2012.

 Lire aussi :   Les milliardaires se lancent à la conquête de l’espace

Le génie du personnage, égocentrique, excentrique, un brin autocrate, admiré ou détesté, comme lorsqu’il « harcèle ses salariés et les use jusqu’à l’os », crée « ce qui manque à beaucoup de créateurs d’entreprise de la Silicon Valley : une vision du monde qui ait un sens » à la mesure de sa « vie délirante ». S’il parvient à se consacrer à ses cinq fils « jumeaux et triplés en garde partagée avec Justine, son ex-femme », il considère que s’il lui « faut une petite amie », il doit se réserver un peu plus de temps, s’interrogeant alors : « Combien une femme exige-t-elle de temps dans la semaine ? Dix heures peut-être ? Est-ce un minimum ? Je ne sais pas » !

Personnage controversé, l’économiste Tyler Cowen « ne voit pas en Musk un inventeur de génie mais un homme désireux d’attirer l’attention », ni en quoi ce qu’il fait « pourraitinfléchir la course de l’humanité vers un avenir meilleur »

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