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Dans les Alpes-Maritimes, la ville de Carros interdit la chicha dans les lieux publics

Publié le 16 Mai 2016, 12:34pm

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE

Dans les Alpes-Maritimes, la ville de Carros interdit la chicha dans les lieux publics

Interdire la chicha (ou narguilé) dans les lieux publics : voilà la nouvelle initiative de Charles Scibetta, le maire de Carros (06). L'objectif : protéger la santé des habitants.

Dans les Alpes-Maritimes, la ville de Carros interdit la chicha dans les lieux publics
© Thinkstock

Une soirée entre copines, une chicha en terrasse... Voilà peut-être une scène estivale vouée à disparaître dans la ville de Carros (06), en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Car Charles Scibetta, le maire, vient de prendre un arrêté municipal visant à bannir les narguilés de l'espace public. L'objectif : préserver la santé de ses 12 000 administrés.

Charles Scibetta (par ailleurs sans étiquette politique) souhaite mettre fin à un « fléau sanitaire » : le texte interdit ainsi « la consommation de narguilé dans un périmètre de 20 mètres aux abords des lieux d'habitation, des jardins publics, écoles, équipements sportifs et culturels, ainsi que dans les parkings publics et un certain nombre de rues et de places de la commune ». Depuis son entrée en vigueur, 3 procès verbaux ont déjà été dressés : les amendes ne devraient pas dépasser 38 euros.

Il faut dire que malgré son côté ludique et ses goûts exotiques, la chicha est extrêmement mauvaise pour la santé. Ainsi, selon l'Organisation Mondiale de la Santé, une « session chicha » peut représenter l'équivalent de 20 à 30 cigarettes.

 

Nickel, chrome, cobalt, plomb et même... uranium

En janvier 2016 , des chercheurs américains avaient montré qu'un fumeur de narguilé inhalait 125 fois plus de fumée, 25 fois plus de goudron, 2,5 fois plus de nicotine et 10 fois plus de monoxyde de carbone que lorsqu'il fumait une cigarette. Et en février 2015 , une autre étude révélait la présence de nombreux métaux lourds dans la fumée de chicha : nickel, chrome, cobalt, plomb et même... uranium.

Cependant, la décision de Charles Scibetta ne semble pas uniquement motivée par des motifs sanitaires. Le texte de l'arrêté municipal précise aussi que « le fait d'avoir des jeunes qui se regroupent implique une privation de cet espace public pour les familles qui font un détour avec leurs enfants (...) Cette occupation ostentatoire est agressive. » Des motifs nettement plus contestables.

 

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