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Avec sa voiture autonome, Uber veut supprimer les chauffeurs

Publié le 22 Mai 2016, 14:43pm

Catégories : #ECONOMIE

Avec sa voiture autonome, Uber veut supprimer les chauffeurs

La société de San Francisco teste un taxi sans conducteur à Pittsburgh. Il prend ainsi de l'avance sur son concurrent Lyft, qui a des projets similaires

Il y a trois semaines, Uber évitait, en payant 100 millions de dollars à ses chauffeurs sur sol américain, qu’ils obtiennent le statut de salariés. Cette semaine, la société basée à San Francisco est allée encore plus loin pour s’éviter des soucis avec ses chauffeurs. Uber a annoncé qu’il avait débuté les tests d’une voiture sans conducteur. Et donc sans chauffeur à rétribuer. Cette annonce, qui n’a officiellement pas fait réagir d’association de conducteurs aux Etats-Unis, s’inscrit dans un match contre Lyft, son rival aux Etats-Unis, qui testera l’an prochain des taxis autonomes.

Ses plans pour la voiture autonome, Travis Kalanick, directeur d’Uber, les avait déjà esquissés lors de la conférence Re/code de 2014. «Uber est cher parce que vous payez pour l’autre type (ndlr: le conducteur) qui est dans la voiture. S’il n’y a plus cet autre type dans l’habitacle, Uber deviendra meilleur marché». La société, valorisée plus de 50 milliards de dollars, investit dans la voiture autonome depuis plus d’un an. Début 2015, Uber avait engagé, à Pittsburgh (Pennsylvanie), 50 ingénieurs en robotique de la Carnegie Mellon University pour développer cette technologie. En février de cette année, Uber annonçait l’agrandissement de son Advanced Technologies Center de Pittsburgh.

Détecter une voiture à 100 mètres

Et ce jeudi, la société présentait sa première voiture autonome, une Ford Fusion équipée de dizaines de radars, capteurs et caméras pour assurer une conduite sans chauffeur. Mais un humain sera tout de même présent dans l’habitacle lors des tests. Uber n’a pas dit pourquoi il avait opté pour une Ford – le constructeur américain n’est lui-même pas impliqué dans ses essais.

Ces prochaines semaines, Uber va faire circuler plusieurs Ford Fusions à Pittsburgh pour acquérir de l’expérience. Capables de détecter d’autres véhicules à 100 mètres de distance, ces voitures n’ont en soi rien d’exceptionnel. Une dizaine de sociétés font circuler de tels prototypes, pour la plupart aux Etats-Unis, mais aussi en Europe. Ainsi, en juin 2015, Swisscom avait par exemple emprunté à l’Université libre de Berlin une voiture autonome pour des tests à Zurich. Et Google, tout comme Tesla, progresse sur ce terrain.

450 000 chauffeurs aux Etats-Unis

Mais Uber, fort aujourd’hui de quelque 450 000 chauffeurs réguliers rien qu’aux Etats-Unis, pourrait amener ces tests dans une autre dimension. «Nous croyons que cette technologie permettra de réduire les bouchons, d’offrir un moyen de transport plus accessible et moins cher et de sauver des vies en réduisant le nombre d’accidents», affirmait jeudi Uber dans un communiqué. La société de San Francisco n’a pas encore esquissé de date de lancement pour un tel service – il faudra de toute façon obtenir des changements de loi tant au niveau des Etats que fédéral aux Etats-Unis.

En face, Lyft aura du retard, puisque le concurrent numéro d’Uber aux Etats-unis ne prévoit de lancer ses propres tests qu’en 2017. Mais Lyft a un avantage par rapport à Uber: ses liens avec l’industrie traditionnelle automobile américaine, puisque General Motors a investi 500 millions de dollars dans son capital. General Motors a un intérêt direct pour ces tests, puisque ce seront ses Chevrolet Bolt EV qui seront utilisés. Lyft aurait déjà créé une application pour smartphone pour ses futurs taxis autonomes.

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