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Au Creusot, les salariés d’Areva entre colère et dépit

Publié le 19 Mai 2016, 11:31am

Catégories : #ECONOMIE

Au Creusot, les salariés d’Areva entre colère et dépit

Les salariés de Creusot Forge ne décolèrent pas. Lundi 2 mai, le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, s’était rendu à l’usine Areva de Saône-et-Loire, là où sont forgés les plus gros éléments des chaudières nucléaires, pour apporter le soutien de l’Etat à la filière tricolore. « Ce site du Creusot est un acteur essentiel », avait notamment déclaré M. Macron. Las ! Le lendemain, Les Echos révélaient que 400 dossiers de suivi de fabrication, établis entre 1965 et 2012, avaient été falsifiés, afin de certifier des pièces usinées au Creusot qui n’étaient pas conformes. Un nouveau coup dur pour le site, après les anomalies constatées sur la cuve de l’EPR de Flamanville.

« Le signe hyperpositif du discours du ministre sur la filière nucléaire s’est effondré dès le lendemain avec les accusations de falsifications, se désole Patrick Merliaud, secrétaire CFDT du comité d’entreprise de Creusot Forge. Les salariés se sentent sur le banc des accusés. »

« C’est comme si nous étions des voyous », renchérit Jean-Luc Mercier, délégué CGT. Pas un café, pas un repas de famille dans cette ville industrielle bourguignonne, née de la sidérurgie au XVIIIe siècle, où on n’ironise pas sur les prétendues tricheries, affirment-ils.

Les salariés accusent le coup

Dans un communiqué publié le 29 avril, la direction d’Areva avait annoncé que l’audit qualité en cours à l’usine du Creusot, étendu à 9 250 dossiers après les défauts trouvés sur le couvercle et le fond de la cuve destinée à l’EPR de Flamanville, révélait « des...


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