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A République, manifestation de policiers contre la « haine anti-flics »

Publié le 19 Mai 2016, 09:50am

Catégories : #POLITIQUE

A République, manifestation de policiers contre la « haine anti-flics »

Les policiers ont manifesté à l’appel de certains syndicats, mercredi 18 mai, pour dénoncer la « haine anti-flics » et demander plus de « fermeté » vis-à-vis des « casseurs » – une première après deux mois d’affrontements parfois violents lors des manifestations contre le projet de loi travail. Avec plus de 350 membres des forces de l’ordre blessés depuis le début des manifestations, les syndicats voulaientdéfendre leurs collègues pris à partie lors de la mobilisation contre le projet de loi El Khomri. Des slogans tels que « Tout le monde déteste la police » sont de plus en plus entendus dans les manifestations.

Leur puissant syndicat Alliance (affilié à la CFE-CGC, syndicat de salariés et principalement de cadres), rejoint par d’autres organisations syndicales, a convié les policiers, hors service et en civil, à des rassemblements statiques dans une soixantaine de villes. Le plus important s’est tenu sous haute protection sur la très symbolique place de la République à Paris, où se réunit chaque soir depuis la fin de mars le mouvement citoyen Nuit debout.

« Il y a des blessés de part et d’autre »

Le directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone, a évoqué sur Europe 1 des fonctionnaires « un peu exaspérés »« soumis à une grosse pression » depuis les attentats de 2015, qui « se font agresser verbalement et physiquement »« Dans quelle profession on pourrait tolérer d’être caillassés, insultés, sans manquer de sang-froid à un moment ? », demande en effet Frédérique, une policière « de bureau » venue par solidarité avec ses collègues « toujours sur le qui-vive »« Dans [les] manifestations[contre la loi travail], il y a des blessés de part et d’autre », tient-elle à rappeler.

De son côté, Sadi, policier depuis dix-sept ans, raconte que les conditions de travail sous état d’urgence aggravent la situation :

« Avec l’état d’urgence, on est en permanence sollicités, et on a de moins en moins la possibilité de faire des relèves. Ça crée des tensions dans les familles et au travail. La fatigue se fait sentir. Ça fait partie des éléments qui peuvent expliquer les dérapages. Avec la fatigue, les policiers finissent par avoir les nerfs qui lâchent. »

Les forces de l’ordre ont notamment été mises en cause après qu’un jeune homme a perdu l’usage d’un œil, à la fin du mois d’avril à Rennes, et une trentaine d’enquêtes de la « police des polices » (IGPN) ont été ouvertes.

 Lire le témoignage :   « J’avais peur. Je ne voulais pas qu’il m’arrive une bricole »

Applaudie au lendemain des attentats de janvier 2015, la police jouit pourtant toujours d’une « image exceptionnelle », avec 82 % des Français qui disent en avoir une bonne opinion, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien.

Plus minoritaire, Alexandre Langlois, secrétaire général de la fédération CGT police, est venu pour parler avec les représentants de Nuit Debout prêts à dialoguer. Il déplore que la préfecture ait posé des barrières autour de la place pour garder les contre-manifestants à distance. L’échange aura effectivement lieu, à proximité d’un cordon de gendarmes mobiles. « La police est au service du peuple, pas des institutions », rappelle-t-il. « Actuellement, elle est instrumentalisée par tout le monde », regrette-t-il. Convaincu que les personnes qui sont « contre la police » sont une minorité, le syndicaliste regrette l’escalade : « Si les ordres donnés aux forces de l’ordre étaient clairs, s’ils étaient donnés au bon moment, il n’y aurait pas tous ces débordements. »

Soutiens politiques

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/05/18/534x0/4921776_6_2740_plusieurs-hommes-et-femmes-politiques-se-sont_fea82495703519548e32c2145e3a0983.jpg

Plusieurs hommes et femmes politiques se sont rendu place de la République en soutien aux policiers, mercredi 18 mai.
Plusieurs hommes et femmes politiques se sont rendu place de la République en soutien aux policiers, mercredi 18 mai. JOEL SAGET / AFP

François Hollande a introduit, mercredi, le conseil des ministres en apportant « un message clair de soutien à l’ensemble des forces de police dans un contexte difficile », soulignant que « l’équilibre doit être parfaitement préservé entre le maintien de l’ordre et le respect de notre droit », selon le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll.

Le premier ministre, Manuel Valls, a lui aussi soutenu les policiers sur Twitter :

Alors que les responsables syndicaux policiers voulaient éviter toute « récupération politique » des rassemblements, plusieurs personnalités leur ont rendu visite place de la République :

L’ex-premier ministre François Fillon a, de son côté, exprimé son « soutien » aux forces de l’ordre caillassées par « des petits barbares cagoulés » alors que « les terroristes rôdent ».

 

Voiture de police incendiée

Signe des tensions actuelles, des groupes qui dénoncent les violences policières appelaient aussi à manifester place de la République, juste avant le rassemblement des syndicats de police. Mais la préfecture de police a interdit cette contre-manifestation, organisée par le collectif Urgence, notre police assassine (UNPA), du fait, selon elle, de« risques importants de troubles graves à l’ordre public ».

Lire aussi :   Une manifestation contre les violences policières interdite par la préfecture de Paris

Non loin de là, quai de Valmy, une voiture de police a été incendiée par une quinzaine d’individus violents. Ils ont tenté de faire sortir de force les deux fonctionnaires qui étaient à l’intérieur, rapporte la préfecture. Des images de « L’Obs », recoupées par des vidéos postées sur les réseaux sociaux, montrent que les agents sont sortis de la voiture après qu’un fumigène y a été introduit et avant que la voiture ne soit en flamme. Selon la préfecture, un cocktail Molotov a été jeté à l’intérieur de la voiture par la lunette arrière.

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