Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


A Grasse, les fleurs cherchent leur chemin de roses

Publié le 12 Mai 2016, 15:13pm

Catégories : #ECONOMIE

A Grasse, les fleurs cherchent leur chemin de roses

Huit heures du matin sur les hauteurs de Grasse (Alpes-Maritimes). Une vingtaine de femmes et quelques hommes, chapeautés, la taille ceinturée par un grand tablier de lin, ramassent inlassablement des roses Centifolia. Les premières à s’ouvrir tout début mai. Penchés sur des buissons au feuillage vert tendre et aux tiges épineuses, les cueilleurs, tous saisonniers, prennent la fleur ouverte entre le pouce et l’index, la coupent délicatement sous le calice, dans un petit bruit sec. En papotant, ils avancent en ligne dans les champs en leur ôtant, le temps d’une journée de cueillette, leur couleur rose éclatante. Un « videur » costaud charge régulièrement sur un camion les énormes sacs en toile de jute remplis de fleurs pour les apporter dans la foulée à l’usine de distillation.

La récolte de ces roses au parfum miellé et poivré va se poursuivre jusqu’à la fin du mois. Celle du jasmin, plus longue et délicate encore, démarrera pour cent jours, à partir de la fin juillet.

 

La région grassoise ne compte guère plus que 40 à 50 hectares de surfaces cultivées de fleurs à parfum. Des roses Centifolia et du jasmin pour l’essentiel et, dans une bien moindre mesure, des fleurs d’iris, d’oranger, de tubéreuses ou de géranium. Là où les champs s’étendaient à perte de vue au début du siècle dernier entre le massif de l’Esterel et la mer, il ne reste quasiment rien. La spéculation ­foncière a fait son œuvre, et les lotissements ont eu raison des fleurs. Le prix de l’hectare de terre agricole dans la région grassoise se monnaie aujourd’hui fréquemment 150 000 euros,...

source

Commenter cet article

Archives