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Conseils, science, sante et bien-être


Vers une alternative zéro pesticide contre la bactérie qui touche les oliviers italiens

Publié le 19 Avril 2016, 14:56pm

Catégories : #ECONOMIE

Vers une alternative zéro pesticide contre la bactérie qui touche les oliviers italiens

"Les premiers résultats obtenus par l'action bactéricide de la lactopéroxydase sur la bactérie Xylella Fastidiosa sont plus qu'encourageants", a indiqué lundi lors d'une conférence de presse Claude Bragard, coordinateur du projet de lutte contre cette bactérie.

 

 

La bactérie touche de nombreuses zones du monde et depuis 2013, l'Europe. En Italie, elle est un "véritable fléau" depuis trois ans car elle s'attaque à la sous-espèce d'oliviers dénommée Pauca, en activité dans la région des Pouilles.

 

 

"Cette bactérie n'attaque ni les animaux, ni les hommes, ni même les olives. Il n'y a donc aucun risque à la consommation des olives et des huiles", explique Claude Bragard.

 

 

Cependant, sa mutation est très rapide et elle a atteint le sud de la France en 2015. Les symptômes sont notamment "le dessèchement, le nanisme voire la mort" indique Haissam Jijakli, directeur du laboratoire de phytopathologie AgroBioTech de Gembloux.

 

 

Si la Xylella Fastidiosa a été identifiée à la fin du XIXe aux USA, aucun remède n'a, à ce jour, pu être développé. Pour le moment, des pesticides sont utilisés en Californie, mais "cette solution n'a pas pu prouver son efficacité dans l'éradication de la bactérie".

 

 

Depuis six ans, le laboratoire de phytopathologie et l'entreprise Tarandon étudient cette bactérie. Quelque 500 chercheurs ont été mis à contribution et ont actuellement une piste.

 

 

"L'idée est d'appliquer une enzyme 'lactopéroxydase' bien connue du milieu paramédical et de l'appliquer aux plantes", explique le professeur Jean-Paul Perraudin, président de Tarandon Laboratory. Cette enzyme, "on la retrouve dans toutes les sécrétions humaines, mais aussi dans le lait, chez les mammifères". "En présence de cette enzyme, la bactérie réagit et crée des ions positifs permettant d'atténuer son développement" explique Haissam Jijakli.

 

 

Les recherches n'en sont encore qu'à leurs débuts, à la phase "in vitro". En juin, la Commission Européenne retiendra peut-être cette candidature et octroiera un budget de 7 millions d'euros.

 

 

 

Le projet s'inscrit dans le cadre du consortium de recherches scientifiques Lubixyl (Lutte biologique contre Xylella) et d'un appel d'offres clôturé par la Commission Européenne en février. 

 

 

 

D'après Belga                                                                                                                                        source

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